Connaissez vous la Corée ?

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CultureLe mini ventilateur, arme de choc pour affronter l'été coréen

26/06/2019

Peut-être les avez-vous vu un peu partout si vous avez visité la Corée en été?   Depuis 2 ans, ces drôles de machines ont envahi la Corée, il s'en vend quasiment partout : boutiques, marchés et même sur des stands dans la rue ! Ces ...

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Peut-être les avez-vous vu un peu partout si vous avez visité la Corée en été?

 

Depuis 2 ans, ces drôles de machines ont envahi la Corée, il s'en vend quasiment partout : boutiques, marchés et même sur des stands dans la rue !

Ces petites merveilles, sont des mini-ventilateurs ou 선풍기 ( seonpunggi) pour les plus familiers, sont souvent rechargeables, à plusieurs vitesses et de petite taille afin de les emporter partout.

 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, la Corée jouit en été d'un climat chaud et très humide, avec une période dite de mousson en juin/juillet. Heureusement tous les lieux publics tels que le métro, les centre commerciaux, les hopitaux entre autres sont équipés de systèmes de climatisation performants afin de soulager la chaleur étouffante qui règne en Corée.

Les particuliers également équipent lorsqu'ils le peuvent, leurs appartements de climatiseurs.

Cependant, malgré le climat rude, parfois jusqu'à 40°C , pas question pour les coréens de rester cloîtrés à la maison.

C'est ainsi que l'invention est née et depuis, c'est un phénomène, presque de mode, différentes formes , mignonnes parfois, colorées , le Seonpunggi s'adapte à votre propre style ! Il en existe aussi des pliables ou à LED pour les plus adeptes du côté pratique.

 

Toutes les gammes de prix sont proposées, du plus "cheap" au plus haut de gamme, comptez environ 10 000 Wons ( soit env. 8€) pour vous procurer un de ces indispensables de l'été.

 

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VIE PRATIQUELes transports en Corée

05/06/2019

Une fois en Corée du Sud, une question logistique se pose : comment se déplacer ? Heureusement, le pays du matin clair dispose d’un réseau ferroviaire et routier très développé et efficace, de sorte que voyager dans le pays ne posera peu (sinon aucune...

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Une fois en Corée du Sud, une question logistique se pose : comment se déplacer ?

Heureusement, le pays du matin clair dispose d’un réseau ferroviaire et routier très développé et efficace, de sorte que voyager dans le pays ne posera peu (sinon aucune) difficulté. Dans cet article, nous allons vous présenter les différents modes de transport (du plus économique au plus coûteux) existants en Corée du Sud et comment les utiliser sans stress à travers tout le pays.

1. Le métro (지하철)

Le métro en Corée du sud est propre, lumineux et vraiment pratique pour se déplacer rapidement en ville. Chaque station est indiquée sur le plan en coréen et en anglais. Quant aux arrêts, ils sont annoncés dans la rame en coréen, anglais, chinois et en japonais. Toutefois, les métros ne sont pas aussi fréquents qu’à Paris (7 à 10 minutes entre deux trains selon la ligne) mais ils sont agréables (climatisés en été et chauffés en hiver). Attention : chaque station de métro comporte de très nombreuses sorties. Selon votre destination, pensez à vérifier quelle sortie vous devez prendre.

De manière générale, le premier métro commence à 5h30 et le dernier métro vers 23h30-minuit. Attention, chaque rame de métro peut avoir sa propre tranche horaire. De même que les métros de Busan ou Daegu auront des horaires différents que ceux de Séoul. C’est pourquoi, si vous prévoyez de rentrer tard, nous vous conseillons de vérifier en avance ou sinon l’option taxi existe toujours.

Comment l’utiliser ?

Vous avez la possibilité d’acheter un ticket par voyage ou alors de faire une carte. Il est plus économique d’opter pour la carte, soit la T-Money, la Seoul City Pass ou la Seoul City Pass Plus. Dans d’autres villes de Corée, vous trouverez la Cashbee ou la Hanaro Card. Ceci dit, la T-Money est très pratique car elle fonctionne dans toutes les villes du pays.

 

Pour l’acquérir, rien de plus simple :

-Acheter une carte dans le métro dans les appareils prévus à cet effet

-Se rendre dans un convenient  store  (CU, GS 25, 7Eleven etc…)

Contrairement à la France, le système d’abonnement/forfait ne s’applique pas en Corée. Comme au Royaume-Uni, chaque passage de la carte y est décompté sur le solde de la carte (à prévoir dans le budget consacré au transport). Vous pouvez donc charger votre T-Money à l’infini et la garder (en souvenir ou pour le prochain voyage) ou la rendre et récupérer 500wons.

Combien ça coûte ?

Un ticket de métro séoulite coûte 1,350 won. Avec une T-Money, le passage revient à 1,250 won (pour un adulte). Dès lors que votre trajet initial dépasse les 10 km (et jusqu’à 50km), 100 wons supplémentaires seront prélevés par 5km effectués. Après 50km, ce sera 100 wons tous les 8 km. Ce mode de fonctionnement est étendu à l’ensemble de la Corée.

Autre chose, nous l’avions déjà dit dans cet article, mais le prix du trajet de métro diffère selon les villes. Par exemple, à Busan, le trajet, même avec une T-Money, coûtera 1400 wons (auxquels prévoir 200 wons supplémentaires en fonction de la distance).

Bon à savoir :

Le métro de Séoul vous permet de vous rendre à l’aéroport d’Incheon via l’AREX (le train express de l’aéroport). Pour un trajet de 45min (et 9.000 wons pour un adulte et comptez 500 wons de plus pour la carte. De plus si vous êtes 4, le prix sera de 8000 wons), vous pouvez aller à l’aéroport ou gagner le coeur de Séoul (quelques stations ne seront pas desservies). Attention, ne vous trompez pas en prenant le All-stop Train (qui s’arrête à tous les arrêts) légèrement moins cher (4000wons) mais 20min plus long.

2. Le bus (버스)

Le bus est pratique pour se déplacer sur de courts trajets. En revanche, bien que certains bus soient équipés d’annonces en anglais, il est plus difficile d’accès si vous ne maîtrisez pas le coréen. En effet, aux arrêts de bus, il y a bien des indications sur les arrêts mais tout est écrit en coréen. Outre la barrière de la langue, les bus de Séoul, par exemple, sont nombreux et ont des rotations bien distinctes.

 

Bus bleu : suit toutes les lignes principales de la capitale.

Bus vert : dessert les lignes secondaires et les stations de métro principales.

Bus jaune : se retrouve dans les principaux quartiers de Séoul de manière circulaire.

Bus rouge : dessert les banlieues limitrophes de Séoul.

Bus de nuit : ce sont des lignes fixes spécialement nocturnes.

Comment l’utiliser ?

À la différence de ce qui se fait en France, on valide en montant ET en descendant du bus.

Combien ça coûte ?

En fonction du bus choisi, le prix peut également différer. Quelques exemples pour les bus de Séoul.

 

Bus bleu : 1300 wons

Bus vert : 1300 wons

Bus jaune : 1200 wons

Bus rouge : 2400 wons

D’autres villes pratiquent un tarif différent. Par exemple, les bus de la ville de Daegu facturent leur trajet à 1,250 wons (pour les bus généraux et pour les Express Bus, 1,650 wons).

 

Bon à savoir

Prendre le bus en Corée du Sud peut relever d’une expérience culturelle. Il n’y a pas meilleur moyen pour se perdre, admirer le paysage et surveiller avec anxiété le plan pour voir si on va dans la bonne direction, travailler son coréen tant la lecture qu’à l’écoute … bref, si vous avez l’occasion, n’hésitez pas à emprunter les bus, sensations garanties !

 

Autre bon plan : si vous voulez vous rendre à l’aéroport et que vous avez beaucoup de valises, il existe le bus limousine.  Certains bus (plus luxueux et confortables) desservent les grands hôtels tandis que les autres ont des stations à des endroits précis (quartiers, monuments…). Concernant le prix de ces bus, selon celui que vous choisissez, prévoyez environ entre 10.000 wons à 15.000 wons.

 

3. Le taxi (택시)

Comparé à d’autres pays, prendre le taxi en Corée du Sud n’est pas cher. Vous trouverez facilement un taxi dans les grandes villes du pays. Cependant, le taxi est dépendant du trafic, de sorte que selon les circonstances (embouteillage, heures de pointe…) le temps de la course sera rallongé.

Comment l’utiliser ?

C’est très simple : il suffit de se placer sur les bornes réservées aux taxis ou tout simplement de lever la main afin de faire signe à un taxi. On vous conseille vivement d’écrire l’adresse de votre destination en hangeul afin d’éviter des mésaventures (malheureusement vécues).

 

Vous pouvez rencontrer 4 types de taxis en Corée, et plus particulièrement à Séoul :

le taxi régulier Ilban (일반 택시) : un taxi normal qui peuvent être orange, blanc ou parfois gris

le Deluxe taxi Mobeom (모범택시) : les taxis noirs avec des rayures jaunes. Comme son nom l’indique, ils sont d’un standing plus élevé que le taxi classique et donc le prix de la course sera différente.

le Jumbo taxi : généralement de couleur noire, ces taxis se distinguent par leur capacité à transporter beaucoup de passagers et sont donc idéaux si vous voyagez en groupe.

le taxi international : les chauffeurs parlent anglais, japonais, chinois (ces taxis sont plus chers que les autres) et sont reconnaissables par leur couleur noire et leur bande orange.

Combien ça coûte ?

La course à Séoul démarre à 3.800 wons pour les taxis Ilban avec 100 wons tous les 132 mètres et jusqu’à 5000 wons pour certains Deluxe Taxis (avec 200 wons tous les 144 mètres). Vous pouvez payer en espèces, par carte bleue ou par T-Money.

 

Si vous prenez un taxi le soir, sachez qu’après 23h et jusqu’à 4h du matin, la tarification de nuit s’applique. Ainsi, 20% supplémentaires au montant de base de la course est à prévoir.

 

Bon à savoir

Pour réserver un taxi à coup sûr sans avoir peur de s’embrouiller dans la langue, nous vous conseillons de télécharger l’application KakaoTaxi. Liée à votre compte KakaoTalk, elle vous permet de réserver un taxi.

Lorsque vous montez à bord du taxi, songez à vérifier que le compteur de mètres a bien été réinitialisé (pour être mis à zéro) et pensez à demander un reçu. Ainsi, si vous oubliez un sac de shopping, la sacoche d’untel ou le doudou, vous pourrez retracer le taxi et récupérer votre bien.

 

4. Le car (고속버스)

Appelé « bus Express » 고속버스 , le car coréen est le moyen de transport idéal pour visiter la Corée de l’intérieur. Pratique, économique, en quelques heures, on peut quitter Séoul et se retrouver à Daegu ou Busan. Certains de ces cars roulent même la nuit, pratique quand on veut gagner une nuit d’hôtel ou qu’on a un séjour très court.

Comment l’utiliser ?

Au départ de Séoul, vous trouverez plusieurs gares routières :  les Express Bus Terminal et les Intercity Terminal. Le bus Express, à l’inverse de l’Intercity bus, desservent généralement les grandes villes et ne fait qu’un arrêt alors que l’Intercity bus va desservir plusieurs villes au cours de son parcours. Faites donc bien attention au choix du car lors de votre achat.

 

Dans les Express Bus Terminal, des panneaux d’affichage indiquent l’horaire des bus correspondant aux différentes destinations. En fonction de votre destination, vous demandez au comptoir un billet. Sinon, vous pouvez également réserver en avance votre ticket sur le site de Kobus. Bien qu’il soit en anglais, grâce à ce site, vous pouvez choisir la destination, le bus, faire une comparaison des prix et choisir votre place. Une fois le paiement effectué, si vous n’avez pas d’imprimante à disposition, rendez-vous au comptoir de la gare routière et montrez-leur votre confirmation de réservation. La personne vous imprimera votre ticket. C’est un gain de temps et cela évite les erreurs linguistiques.

Combien ça coûte ?

Il existe différents types de bus allant du plus économique au premium. Selon la ville de départ et d’arrivée, le style de car choisi et l’horaire, les prix varient sensiblement. Ainsi, on peut trouver un trajet Séoul-Busan avec un bus de classe économique à partir de 24.200 wons. De même, on peut également emprunter ces bus express si on veut faire un trajet inter-grande villes. Par exemple, le site de Kobus propose un Busan-Gyeongju à partir de 5.400 wons.

Bon à savoir :

Vous pouvez également télécharger l’application de Kobus -고속버스모바일- qui vous permettra de scanner votre ticket une fois dans le car, sans passer par le comptoir.

Ces bus express font généralement une pause d’une dizaine de minutes sur des aires de repos au cours de leur trajet. Soyez de retour à l’heure car le car partira sans vous (l’heure c’est l’heure).

5. Le train (기차)

Pour un voyage rapide, le train est l’une des solutions idéales. En Corée du Sud, il existe trois types de trains qui chacune offre un niveau de confort différent :

le KTX pour Korea Train Express

le Saemaeul (새마을) ou ITX

le Mugunghwa (무궁화)

le SRT pour Super Rapid Train

De manière générale, les trains en Corée du sud sont ponctuels, plus au moins confortables, modernes et rapides. Si le KTX file à toute vitesse, il n’en va pas de même pour le mugunghwa qui prend son temps.

Comment l’utiliser ?

Le meilleur moyen est de réserver sur le site de Letskorail. Pour le KTX, par exemple, vous pouvez réserver un mois à l’avance votre billet. Le site de Korail vous permet donc de réserver en toute sérénité votre trajet en train : vous pouvez choisir votre train, l’horaire de départ qui vous convient le mieux, réserver votre siège (chose indispensable)… Le plus tôt sera le mieux.

De manière générale, les trains desservent toutes les grandes stations ferroviaires : Seoul Station étant la principale.

Combien ça coûte ?

En fonction du train et de la classe choisis (et de la période aussi), le prix du billet va varier (comptez tout de même entre 50 et 100€).

Toutefois, il existe des pass qui vous permettent de profiter de voyages illimités durant un certain nombre de jours (3 à 5 jours consécutifs ou possibilité de 2-4 jours flexibles). Par exemple, avec le Pass Korail, peu importe que ce soit le KTX, le Saemeul ou le Mugunghwa, vous pouvez voyager à travers toute la Corée du Sud.

 

6. Le bateau (배)

On l’oublie souvent mais la Corée du Sud est entourée d’îles accessibles par voie maritime. La première à laquelle on pense est l’île de Jeju. Ainsi différents ports (Busan, Yeosu, Mokpo, Wando…) proposent un ferry à destination de Jeju mais généralement les ferrys sont à destination du Japon, de la Chine et même de la Russie.

 

Comment l’utiliser ?

Les sites web de nombreuses compagnies de ferry sont, hélas, en coréen. De sorte que le meilleur moyen de réserver son billet est de se rendre sur place.

Combien ça coûte ?

Comme le prix dépend du jour du départ, de la compagnie et de la destination choisie, il est difficile d’établir un prix fixe pour tout.

Bon à savoir

Voyager en ferry, c’est le moment de profiter du temps, admirer le paysage maritime de la Corée du Sud. C’est aussi un moyen de se rendre au Japon ou en Chine selon vos envies.

 

7. L’avion (비행기)

Autre moyens de transport à ne pas oublier. Bien qu’il soit coûteux, il est parfois plus pratique d’utiliser l’avion pour un voyage inter-coréen. Exemple parlant : Jeju !

 

Comment l’utiliser ?

Comme on réserverait ici un billet d’avion, tout se passe en ligne. Il existe différentes compagnies aériennes (Asiana Airlines, Korean Air, Air Busan…) qui proposent diverses rotations entre les villes de Corée. Pour un voyage économique, vous pouvez privilégier les compagnies low cost de la région. Le plus facile est de se rendre sur leurs sites respectifs pour effectuer votre réservation.

 

Combien ça coûte ?

Tout dépend de la période où vous partez, de la compagnie que vous choisissez, si vous prenez un bagage en soute etc… les prix diffèrent vraiment en fonction de ces multiples facteurs mais parfois vous pouvez avoir de très bonnes surprises.

 

 

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ADMINISTRATIFLe permis de conduire en Corée

15/05/2019

Vous avez déjà dû entendre des rumeurs sur la conduite des coréens, mais qu’en savez-vous vraiment ? Voici tout ce qu’il faut savoir sur le permis de conduire coréen : Le permis de conduire coréen est assez similaire au français...

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Vous avez déjà dû entendre des rumeurs sur la conduite des coréens, mais qu’en savez-vous vraiment ?

Voici tout ce qu’il faut savoir sur le permis de conduire coréen :

Le permis de conduire coréen est assez similaire au français mais il présente toutefois ses particularités.Par exemple le vitesse en ville est limitée à 60Km/h, 80kh/h sur route et 100km/h sur autoroute, cette dernière interdite aux deux-roues peu importe leur puissance.

Une visite médicale, un test de capacité et le visionnage de vidéos de sensibilation sont un pré-réquis à l’épreuve.
Le code se passe sur ordinateur dans un centre d’examen dédié et requiert un minimum de 60 points, en 40 minutes de test.
Une fois celui-ci réussi, on peut passer à la conduite.

Les heures de conduite d’effectuent en circuit fermé avec parcours. Le moniteur peut-être présent ou non, cela n’est pas obligatoire, les instructions sont données par GPS et la conduite analysée par une machine, qui à la moindre faute,  vous l’indique.
Il est possible de passer l’examen dès 6 à 8h effectuées sur circuit. On peut choisir également le type de voiture : automatique et manuelle. Les boîtes manuelles sont en revanche très peu courantes en Corée, l’automatique est donc la norme par défaut.

L’examen se réalise sur le même schéma, jugé par une machine, avec l’assistance d’un moniteur ou non sur itinéraire pré-défini. On part avec un total de 100 points et la machine en enlève progressivement de 1 à 3 en fonction de la faute.

Dans le cas d’échec à l’examen, il est possible de repasser l’épreuve deux ou trois jours après moyennant des frais de passage à l’examen.
A savoir qu’en Corée le coût du permis atteint au maximum les 400€.

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cultureLes dol hareubang

25/04/2019

Les Dol hareubangs (돌 하르방, littéralement : grands-pères de pierre) encore appelées tol hareubangs ou hareubangs sont des statues visibles sur l'île de Jeju-do, en Corée du Sud. Il s’agit d'antiques représentations de divinités : celles-ci...

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Les Dol hareubangs (돌 하르방, littéralement : grands-pères de pierre) encore appelées tol hareubangs ou hareubangs sont des statues visibles sur l'île de Jeju-do, en Corée du Sud. Il s’agit d'antiques représentations de divinités : celles-ci protégeaient les habitants des démons et leur assuraient la fertilité. C'est l'un des points les plus connus du folklore local. Ils sont donc devenus un symbole utilisé pour les souvenirs vendus aux touristes.

Description
Ces statues sont sculptées dans une roche basaltique et mesurent parfois jusqu'à trois mètres de haut. De forme oblongue, le Dol hareubang sera représenté avec deux mains décalées sur les côtés (l'une au-dessus de l'autre), un visage aux grands yeux, avec un large nez, plus ou moins souriant. Il arbore un chapeau en forme de champignon.

Etymologie
Le nom dol hareubang dérive du mot coréen pour « pierre » ( dol 돌), plus le mot de dialecte de Hareubang (하르방), signifiant "grand-père" ou "senior" ( harabeoji [할아버지] en coréen standard), et a été inventé au le milieu du xxe siècle. D'autres noms plus tôt pour les statues incluent beoksumeori , museongmok , et useongmok .Beoksumeori , qui signifie tête de chaman , est utilisé dans l'ancienne zone de Jeongui Hyeon (comté), museongmok à Daejeong Hyeon et Jeongui Hyeon, et useongmok seulement à Jeju Hyeon. Historiquement, les Chroniques de Tamna les appelaient ongjungseok (옹 중석 / 翁仲 石), mais cet usage est inconnu aujourd'hui.

Histoire
Il existe trois principales théories sur l'origine des dol hareubangs : soit qu'ils ont été introduits par les visiteurs de la mer, qu'ils sont une contrepartie des jangseungs (totems) de la Corée continentale, ou qu'ils se propagent avec la culture des champignons chamaniques[réf. nécessaire]. Les jangseungs s'appellent également beoksu en Corée du sud, et cette similitude avec le nom beoksumeori prête la crédibilité à la deuxième théorie.

Selon le Tamnaji un ouvrage traitant de la géographie de Jejudo, le premier dolhareubang a été fabriqué en 17541. Les Dol harbangs produits de 1763 à 1765 se trouvait autrefois à l'extérieur des portes est, ouest et sud de la forteresse de Jeju comme divinités gardiennes .

En 2014, un professeur de l'Université aérospatiale de Corée (en), Woo Sil-ha, a trouvé un seokinsang chinois (石人像, statue d'homme en pierre) étonnamment semblable au dol hareubang, au Musée de Jianping, à Chaoyang, province du Liaoning, Chine. Le seokinsang qui appartient à la Dynastie chinoise Liao (907-1125) a été découvert en décembre 2011 à Heishui, dans le comté de Jianping, dans la province du Liaoning, en Chine. Le professeur a déclaré que l'origine de dol hareubang nécessite un réexamen.

 

Les dol hareubangs sont devenus le symbole de l'île de Jeju, et des répliques de différentes tailles sont vendues comme souvenirs touristiques. Les statues sont parfois vendues comme sources de fertilité, et de petites répliques sont parfois données aux femmes ayant des problèmes de fertilité. L'origine de ceci peut avoir plus à voir avec le statut actuel de Jeju Do comme une «île de lune de miel» que la tradition.

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CULTURELes symboles de la Corée du Sud

03/04/2019

Drapeau national Le drapeau coréen est appelé taegeukgi. Il symbolise les principes du Yin et du Yang selon la philosophie orientale. Le centre du drapeau est composé de deux parties égales. La section rouge supérieure représente les forces cosmiques du Ya...

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Drapeau national

Le drapeau coréen est appelé taegeukgi. Il symbolise les principes du Yin et du Yang selon la philosophie orientale.

Le centre du drapeau est composé de deux parties égales. La section rouge supérieure représente les forces cosmiques du Yang. A l’inverse, la section bleue inférieure représente les forces cosmiques du Yin. Les deux forces accouplées symbolisent les concepts du mouvement continuel, l’équilibre et l’harmonie qui caractérisent la sphère de l’infini. Le cercle est entouré de quatre trigrammes répartis aux quatre coins du drapeau. Chaque trigramme représente l’un des éléments universels

: le ciel, la terre, le feu, et l’eau.

Fleur nationale

La fleur nationale coréenne est le mugunghwa (ou rose de Sharon). Chaque année, de juillet à octobre, le pays se pare de milliers de mugunghwa en fleur. Contrairement à la plupart des autres fleurs, le mugunghwa est remarquablement robuste et peut à la fois résister aux parasites et aux insectes. La signification symbolique de cette fleur vient du mot coréen mugung qui signifie « immortalité ». Ce terme reflète avec justesse le caractère endurant de la culture coréenne et la persévérance du peuple coréen.

L’Hymne national

L’hymne national de Corée du Sud est appelé en langage local Aegukga, ce qui signifie «chanson de l'amour pour le pays». En 1896, le journal Dongnip fit paraître plusieurs versions du Aegukga cependant on ne sait pas précisément sur quel air on les chantait à l’époque.

A l’époque de l’Empire coréen (1897-1910) une fanfare militaire à l’occidentale fut composée. Elle interpréta le Chant Patriotique de l’Empire de Corée composé en 1902. Ce morceau était joué à l’occasion des événements d’envergure nationale. Les paroles du Chant Patriotique furent écrites en 1907 pour insuffler au peuple une conscience patriotique et pour faire surgir un esprit d’indépendantisme alors que le pays faisait face à l’usurpation de son pouvoir par les forces étrangères. Les paroles seront par la suite modifiées à plusieurs reprises.

Jusqu’en 1948, alors que la République de Corée du Sud n’existait pas encore, les paroles du Chant Patriotique étaient chantées sur la musique de “Auld Lang Syne” (ce n’est qu’un au revoir), un chant traditionnel écossais interprété par le Maestro Ahn Eak-tay(1905-1965). Ahn Eak-tay, n’étant pas convaincu de la pertinence d’accoler un texte au contenu patriotique sur la musique d’un chant traditionnel d’un autre pays, créa en 1935 un thème en harmonie avec les paroles.

Cette nouvelle version fut adoptée à l’époque par le gouvernement provisoire en exil. Cependant alors que la communauté coréenne à l’étranger chantait le nouvel hymne national, l’ancienne version était toujours utilisée sur le territoire national et ce jusqu’à la libération.

Ce n’est qu’en 1948 que le gouvernement adopta officiellement la nouvelle version qui commença alors à se répandre dans les écoles et les organisations publiques.

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CULTURETemple stay, l'expérience spirituelle bouddhiste coréenne

18/03/2019

Le templestay est un voyage qui permet de partir à la recherche de soi. Le programme templestay propose avant tout un moment de sérénité pour ses visiteurs, une sérénité rythmée par les doux sons de la cloche. Le temple vous invite ainsi &agrav...

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Le templestay est un voyage qui permet de partir à la recherche de soi. Le programme templestay propose avant tout un moment de sérénité pour ses visiteurs, une sérénité rythmée par les doux sons de la cloche. Le temple vous invite ainsi à un retour sur soi, loin du tumulte de la ville, un moment de détente mais aussi des moments de stress et d’inquiétude. Nous vous invitons à vous relaxer à travers les programmes templestay.

Qu’est-ce que le Temple stay ?

Le programme templestay vous permet de séjourner dans un temple traditionnel en Corée afin de vivre à la manière des résidents du temple et bien entendu de découvrir la culture bouddhique. Au milieu de magnifiques paysages, vous pourrez ainsi découvrir le quotidien des moines bouddhistes tout en vous familiarisant avec quelques-uns des aspects de la culture traditionnelle en Corée.

Programme temple stay

Les programmes des templestay varient en fonction des différents temples, mais chacun d’entre eux propose en général une lecture des écrits bouddhistes, une sensibilisation aux rituels bouddhistes, des séances de méditation, le rituel des 108 inclinaisons, etc. Par ailleurs, il est possible de se familiariser avec l’art culinaire bouddhiste et la dégustation de thés.

Parmi les programmes, on compte également l’activité de fabrication de lanternes. Cette activité vous permet de fabriquer des lanternes en forme de lotus (symbole bouddhiste) qui viennent apporter la lumière dans l’obscurité du monde. Ces lanternes sont en général fabriquées avant le jour anniversaire de la naissance de Bouddha, à savoir avant le 8 avril. Elles viennent ensuite décorer non seulement les temples de Corée mais aussi quelques-uns des grands sites touristiques en Corée. Durant cette fête, de nombreux événements culturels se tiennent en Corée avec notamment le Festival des lanternes de lotus.

Les renseignements et les réservations du temple stay en Corée sont possibles sur le site internet unifié du temple stay.

☞ Site internet du temple stay: https://www.templestay.com/ (coréen, anglais)

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CULTURELes danses traditionnelles coréennes

26/02/2019

L'origine de la danse traditionnelle remonte aux rites religieux de la préhistoire. Les tribus organisaient des cérémonies religieuses en l'honneur de leurs dieux et exprimaient leur ferveur en chantant et en dansant. La danse traditionnelle telle qu’on la connaît au...

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L'origine de la danse traditionnelle remonte aux rites religieux de la préhistoire. Les tribus organisaient des cérémonies religieuses en l'honneur de leurs dieux et exprimaient leur ferveur en chantant et en dansant. La danse traditionnelle telle qu’on la connaît aujourd’hui est donc une évolution des cérémonies ancestrales, mais elle aurait réellement commencé à se structurer durant la période des Trois Royaumes (57B.C. -A.D.676).

Un grand nombre de peintures murales découvertes dans des tombes anciennes représentent des personnages dansants. Durant la dynastie Goryeo, les danses étaient exécutées pendant les cérémonies officielles, telles que « Yeondeunghoe » (cérémonie nationale bouddhiste) et « Palgwanhoe » (prières aux dieux pour la prospérité de la nation).

Durant la dynastie Joseon (1392-1910), deux danses se sont distinguées: la danse destinée à la cour royale et un autre style beaucoup plus populaire qui se développa vers la fin de la dynastie. Les danses égayaient tous les banquets de la cour. Les chorégraphies de l’époque ne manqueiant jamais de faire l’éloge du pouvoir en place et de magnifier la dignité de la cour, pour ce,on apportait un soin particulier aux costumes, qui étaient raffinés et hauts en couleurs. Les danses royales les plus populaire de cette époque sont le « geommu », « hakmu » et « cheoyongmu ».

De son coté, la danse folklorique se développait à mesure que le qualité de vie du peuple s’améliorait, grâce au progrès dans le domaine de l’agriculture et à l’essor du commerce. La danse folklorique exprimait de manière explicite la vie quotidienne du peuple et les sentiments d’injustice éprouvés par le plus grand nombre dans une société souvent oppressive. Les danses folkloriques les plus connues sont le « talchum », « sandaenori », « seungmu », « musokchum », « kkokdugaksi nori », « taepyeongmu », « hannyangmu », « salpurichum ».

Le « talchum » et le « sandaenori » sont des danses où les danseurs évoluent masqués, c’est ainsi que les artistes pouvaient mettre en scène plus librement leurs satyres de la société, en traitant souvent de la corruption entretenue par les « Yangban » (aristocrates de l’époque) et les moines.

Enfin les danses collectives telles que le « janggunchum » et le « buchaechum », font parties des danses dites traditionnelles, mais elles sont cependant assez récentes et ne remontent qu’aux années trente à soixante. Le « barachum », le « cheopgochum » et le « nabichum » étaient exécutés durant les cérémonies bouddhistes et la danse « ilmu » était réservée aux cérémonies appelées « Jongmyojerye » (culte rendu à la famille royale).

Dans le détail :

Geommu:
Quatre danseurs portant chacun une longue épée se mettent face à face. Les mouvements sont dynamiques et relativement rapides.                  

Talchum:
Elle s’exécute à l'aide de différents masques. Elle se décline en 'bongsan' talchum, 'ogwangdae' talchum, 'saja' talchum, etc.               

Seungmu:
Danse fortement marquée par le style bouddhiste, les danseurs portent de longues jupes bleues marine, des hauts blancs et des chapeaux pointus blancs.             

Taepyeongmu:
Danse célébrant la prospérité du pays. Les rythmes accompagnant les danseurs sont complexes et les mouvements sont nombreux, particulièrement ceux des pieds.   

Hannyangmu:
C’est une danse satirique qui met en scène un membre de l'aristocratie déchu (« Hanyang ») et un moine qui essaient de séduire la même femme.          

Salpurichum:
Danse chamanique venant du sud de la province Gyeonggi. Elle est exécutée pour exorciser le malheur. Le danseur vêtu de blanc danse avec un long tissu blanc et ses pas représentent un rite de purification.             

Jangguchum:
C’est une danse accompagnée du « Janggu », un instrument de musique porté sur les épaules. Elle peut être exécutée par un ou plusieurs danseurs. Les mouvements des pieds sont rapides et expriment la joie de vivre.         

Buchaechum:
Cette danse est exécutée par des danseuses vêtues du « hanbok », le costume traditionnel coréen, avec dans chaque main de somptueux éventails ornés de plumes. Ces derniers une fois rassemblés, forment diverses figures évoquant tour à tour des vagues ou des fleurs.                             

Barachum:
C’est une danse bouddhiste accompagnée du « bara » (instrument de musique en métal, sorte de petites cymbales) . Elle est exécutée pour exorciser les mauvais esprits et purifier le cœur.

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CULTURELe pojagi (보자기) l'art du tissu coréen

13/02/2019

Les Pojagi (ou Bojagi) sont des carrés de tissus traditionnels coréens confectionnés  à partir de petits morceaux de tissus. C’est une technique de patchwork qui permet d’assembler les morceaux entre eux. Le Pojagi est généralement car...

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Les Pojagi (ou Bojagi) sont des carrés de tissus traditionnels coréens confectionnés  à partir de petits morceaux de tissus. C’est une technique de patchwork qui permet d’assembler les morceaux entre eux.

Le Pojagi est généralement carré. Les tissus utilisés dans le pojagi comprennent la soie, le coton, le chanvre, le ramie…etc.
En général, les tissus employés sont très légers et laissent passer la lumière. Ceci caractérise la beauté du Bojagi.

l y a différents types de bojagis: avec ou sans carreaux, brodés, peints, avec des feuilles d’or, matelassés…etc.
La particularité du bojagi c’est qu’on ne voit pas les traces de coutures, elles sont invisibles.
Il y a différents types de bojagis: avec ou sans carreaux, brodés, peints, avec des feuilles d’or, matelassés…etc.
La particularité du bojagi c’est qu’on ne voit pas les traces de coutures, elles sont invisibles.

L’origine du Pojagi :

Il y a une longue tradition coréenne  utilisant des morceaux de carrés de tissus appelés « pojagi » pour couvrir et porter des objets de maison, des objets de rituel et des présents.

Couramment utilisé durant la Dynastie Joseon, son utilisation signifiait que la chance et le bonheur (bok) étaient enveloppés dans un linge.
Ainsi, un objet joliment emballé signifiait respect et honneur aussi bien à l’objet qu’à son receveur. Il apportait chance et bonne fortune.

On distinguait deux catégories de pojagi : kung-bo et Min-bo.

  • kung-bo était le linge qu’on utilisait dans la famille royale et à la cour. Un grand nombre de kung-bo de toutes tailles étaient cousus par des couturières du palais chaque année et étaient utilisés pour envelopper les présents donnés aux membres de la famille royale , incluant : des ornements personnels ,  des cuillères, la literie, l’ameublement.  Le pojagi royal était souvent réversible et fait de soie, de couleur rouge et rose.
  • Min-bo, était  plus un linge utilisé par les gens du peuple. Bien moins formel que le » pojagi » utilisé par la royauté , »Min-bo  » était constitué des restes de pièces de tissus.Le peuple coréen, très imaginatif, a inventé au long de siècles toute une variété d’usages et d’objets alliant le côté pratique et esthétique : coussins, petites boîtes, etc.

C’est un savoir-faire transmis et pratiqué exclusivement par des femmes.
La confection de « pojagi » devint une manière pour les femmes de subvenir aux besoins de leur famille , tout en exprimant en même temps leur amour, leur créativité et leur nature artistique.
A la maison il était utilisé pour envelopper les vêtements et la literie, pour couvrir des tables, porter de la nourriture

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SOCIETELes adoptés sud-coréens

01/02/2019

ABANDON ET ADOPTION EN CORÉE I. Quelques chiffres en guise d´introduction Pendant 40 ans, depuis la première adoption en 1958, 180 000 enfants coréens ont été adoptés. Parmi eux, 130 000 enfants ont été confiés à des paren...

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ABANDON ET ADOPTION EN CORÉE


I. Quelques chiffres en guise d´introduction

Pendant 40 ans, depuis la première adoption en 1958, 180 000 enfants coréens ont été adoptés. Parmi eux, 130 000 enfants ont été confiés à des parents étrangers et seulement 50 000 ont trouvé des parents coréens. La Corée a donc eu majoritairement recours à l´adoption internationale. En 1982, année d´ouverture entière à l´adoption internationale, le nombre d´adoptés atteignait 8660. Il a diminué jusqu´à 1990, date à laquelle il était de 2962, et depuis 1991, à peu près 2000 enfants partent pour l´étranger chaque année.

En ce qui concerne les pays d´adoption, ce sont les Etats-Unis qui ont accueilli la majorité, à savoir 65% des enfants coréens (87 481), ensuite se classent dans l´ordre décroissant la France (10 428), le Danemark, (8 015), la Suède (7 933), la Norvège (5 100), la Hollande (3 755), la Belgique (3 697), et l´Allemagne (2 350). Si dans les années 70 et 80, beaucoup d´enfants ont été adoptés en Europe de l´Ouest, dans les années 90 on voit de plus en plus d´enfants partir pour l´Europe du Nord.

Les causes d´abandon des enfants adoptés ont changé aussi progressivement. Jusqu´à 1970, 57% d´entre eux étaient trouvés dans la rue à cause de la guerre ou de la misère, et des enfants de familles monoparentales ou de mères célibataires constituaient le reste des enfants adoptables. Dans les années 70, les enfants de mères célibataires l´emportaient en nombre sur les enfants « trouvés ». Dans les années 80, ils représentaient 80 à 90% des enfants adoptés et le chiffre dépasse 90% dans les années 90. En 1996, parmi 2080 enfants adoptés à l´étranger, 92% (2019) sont nés de mères célibataires, âgées, pour 56% d´entre elles, de moins de 20 ans, dont 67 avaient moins de 15 ans. En bref, depuis 1970, au fur et à mesure de la croissance économique, les enfants abandonnées pour des raisons économiques ont été remplacés par ceux des « filles-mères ».

Alors, comment se fait-il que la Corée, maintenant membre de l´OCDE, ait fait et fasse toujours autant appel à l´adoption internationale, alors que cela ne se justifie plus ni par la guerre ni par la misère depuis une quinzaine d´années ? On peut trouver deux sortes d´explications : d´une part, des enfants continuent d´être abandonnés, bien que le nombre absolu en soit réduit, et d´autre part, on adopte peu en Corée.

II. Les causes d’abandon

1. Les Familles monoparentales

Jusqu´à la première moitié des années 80, beaucoup d´enfants adoptés sont issus de familles monoparentales, tombées dans la pauvreté à la suite de la mort d´un des deux parents, de la séparation ou du divorce de ces derniers.

La femme maltraitée

Jusqu’à cette date, le cas de la femme maltraitée reste assez fréquent. Ne supportant plus un mari au chômage, souvent ivre (sans forcément être alcoolique) et violent, elle quitte son foyer. Faute d´organisme de protection des femmes maltraitées, elle fugue, totalement démunie, pour vivre loin, cachée. Elle devient ouvrière, serveuse de restaurant ou bonne chez quelqu´un, en échange d´une chambre. Dans ces conditions il n´est pas question d´emmener avec elle ses enfants. Parmi elles, certaines comptent les récupérer, une fois bien installées. Mais ce projet n´aboutit que rarement car ce n´est déjà pas évident pour une femme seule d´assumer sa vie, en partant de zéro. D´autres préfèrent laisser leurs enfants chez le père, en estimant qu´après tout ils sont mieux considérés socialement sous la tutelle du père, et en espérant que celui-ci va changer. Toutefois, il est rare que le père change, alerté par le départ de sa femme et devienne responsable vis-à-vis de ses enfants. Au contraire, il est souvent encore plus instable, violent avec ses enfants, s´affaiblit aussi bien moralement que physiquement à force de boire, et finit par tomber malade ou mourir précocement. A moins qu´une grand-mère ne puisse les prendre en charge, les enfants sont complètement délaissés. Dans certains cas, c´est la grand-mère elle-même qui vu son âge et l´irresponsabilité de leur père, les confie à l´orphelinat. L´intervention de l´Etat ne se fait qu´après la mort du chef de famille, que ce soit le père ou la grand-mère.

Le veuf

Un homme laissé seul avec ses enfants après la mort de sa femme se remarie en général avec une femme dont c´est le premier mariage. En Corée, le remariage d´un veuf est considéré non comme un choix mais comme une nécessité, car un homme a besoin de la femme non seulement pour sa vie affective et sexuelle mais aussi pour le ménage et la garde des enfants. Le mariage étant censé être inséparable de la procréation, des enfants naissent souvent du deuxième mariage. Dans ces familles, les relations entre la belle-mère et les enfants du premier lit sont la plupart du temps conflictuelles, parfois si conflictuelles que ces enfants fuguent pour être pris en charge par une institution ou qu´ils sont rejetés par la belle-mère elle-même. Dans ce cas, le père, souvent écarté de l´éducation de ses enfants, se montre impuissant et ferme les yeux sans trop savoir quel parti prendre.

La veuve

Il est encore plus difficile pour une veuve d´élever seule ses enfants. Une veuve en charge d´enfants a très peu de chance de se remarier à moins de les abandonner. Par conséquent, elle est obligée de sacrifier sa vie affective pour garder ses enfants et de consacrer sa vie à subvenir à leurs besoins. Mais cela n´est même pas évident pour une femme très pauvre et sans profession, en l´absence d´aide sociale destinée aux familles monoparentales. Si souvent la grand-mère paternelle prend en charge les enfants en cas de décès de leur père, en renvoyant presque leur mère malgré elle, ce n´est pas seulement pour conserver ses descendants de sang, mais aussi pour donner à sa bru une possibilité de se remarier. Une veuve pauvre est plus ou moins contrainte de se séparer de ses enfants pour survivre, qu´elle se remarie ou pas, soit en les laissant chez la grand-mère, soit en les confiant à l´orphelinat en vue de l´adoption. Si elle se remarie c´est souvent par un arrangement de l´entourage et avec un veuf ayant des enfants. Elle fait d´autres enfants grâce auxquels elle peut s´attacher à son nouveau mari pour qui elle n´éprouve pas forcément d´amour au moment du mariage. En général, une veuve, une fois remariée, n´a plus guère de contact avec ses enfants du premier mariage, plus où moins obligée par son ancienne belle-famille ou sa nouvelle famille de couper tous les ponts avec son passé. Il se peut qu´elle n´apprenne que plus tard, voire jamais, que ses enfants ont été envoyés à l´orphelinat et adoptés par la suite. Dans ce cas, elle ne peut que se résigner tout en se culpabilisant d´avoir abandonné ses enfants.

Le cas des divorcés

Bien que le cas soit peu fréquent, certains couples pauvres divorcés consentent à l´adoption de leurs enfants, après s´être rejeté mutuellement la responsabilité parentale. S´ils divorcent par consentement mutuel pour refaire leur vie séparément, les enfants peuvent être considérés comme un obstacle : pour l´homme, purement par manque de responsabilité ou par peur de la mésentente éventuelle entre sa nouvelle femme et ses enfants, et pour la femme, faute de pouvoir à la fois garder ses enfants et se remarier.

2. L´enfant illégitime

Le taux d´enfants nés de mères célibataires (90% de tous les enfants adoptés) et l´abaissement continuel de l´âge de celles-ci, montrent bien l´évolution des mœurs de la société coréenne depuis la deuxième moitié des années 80. Les jeunes et les adolescents commencent à prendre de plus en plus de liberté en matière de comportement sexuel, alors que la génération adulte ne s´en rend pas vraiment compte. Cet écart se traduit par l´absence d´éducation familiale et institutionnelle et de mesures gouvernementales en matière de grossesse et de contraception. Quoique illégales, les pilules se vendent dans n´importe quelle pharmacie, sans ordonnance de médecin, et l´avortement se fait couramment dans n´importe quelle clinique. Mais agissant en secret et dans l´anonymat, les jeunes mère célibataires, notamment les adolescentes, y sont souvent traitées de manière humiliante, et en cas de problème, elle ne sont protégées ni par la famille ni par l´Etat.

La mère célibataire

A l´époque où ni la contraception ni l´avortement ne se pratiquait fréquemment, une femme célibataire qui se retrouvait enceinte, à la suite d´un viol ou par accident, était presque obligée de garder l´enfant jusqu´à l´accouchement. Mais, même majeure, il n´était pas question pour une mère célibataire d´élever son enfant. A côté du manque d´aide sociale, elle s´expose au rejet de la société tout au long de sa vie. Donc, elle ne peut jamais révéler sa grossesse, encore moins son accouchement, par peur de l´opprobre générale. Au lieu d´être protégée par sa famille, elle est rejetée par cette dernière qu´elle a déshonorée. Selon la loi qui distingue l´enfant légitime de l´enfant naturel, celui-ci ne peut pas avoir d´état civil sous le nom de sa mère, et par conséquent n´a pas le droit d´aller à l´école à moins qu´on l´enregistre avec une autre parenté. Si une mère célibataire est prête à renoncer à son honneur, elle aura plus de mal à sacrifier celui de son enfant. Pour ne pas exposer cet enfant à une vie difficile, sans avenir, elle est amenée à l´abandonner pour qu´il soit adopté.

La fille-mère

Depuis les années 80, la plupart des filles-mères sont celles qui, enceintes, ont laissé passer le dernier délai pour l´avortement. Les unes ont mis trop longtemps à découvrir leur grossesse, et d´autres avaient trop peur pour en parler à qui que ce soit et, désespérées, elles ont laissé le temps passer. La possibilité d´avortement manquée, les unes vont vivre, jusqu´à l´accouchement, dans des centres pour les filles-mères, à condition de rendre leur enfant adoptable à la naissance. Pour les autres, dont la grossesse est révélée à la famille au dernier moment, ou seulement au moment même de l´accouchement, il n´y a pas d´autre choix que l´abandon. L´enfant à peine né, son abandon en vue de l´adoption est décidé à la va-vite par la famille, sur le conseil des médecins, et les filles-mères finissent par signer l´acte d´abandon. Est-ce qu´elles alors sont conscientes de ce qui leur est arrivé, de ce qu´elles sont en train de faire, et des conséquences de leur acte ? Elles sont poussées, par autrui ou par elles-mêmes, à effacer le passé comme si ce n´était qu´un cauchemar. Comment une mère peut-elle ne pas s´apercevoir de la grossesse de sa fille ? D´un côté, les mères se refusent à imaginer qu´une pareille chose puisse arriver à leur fille. D´un autre côté, cela montre à quel point certaines mères peuvent être insensibles à leurs enfants, tellement elles sont préoccupées par le quotidien, en particulier dans les milieux défavorisés.

3. Résumé

Les causes d´abandon des enfants en Corée se résument en trois points, économique, politique et social. Le fait que la Corée soit devenue un pays assez « riche » n´empêche pas qu´il existe toujours beaucoup de ménages indigents, en l´absence de protection sociale et de politique sociale. Si la pauvreté ne constitue plus le motif principal de l´abandon d´enfants, elle reste étroitement liée à ce dernier. Dans ce système politique où l´Etat ne se mêle pas de la vie familiale privée, les femmes et les enfants en sont souvent les victimes.

Ceux qui abandonnent leurs enfants le font avec l´apparente conviction que l´adoption donnera à leurs enfants une meilleure vie et plus de chance qu´ils ne peuvent leur offrir. Cela prouve à quel point le statut d´enfant de familles monoparentales et celui d´enfant illégitime sont perçus comme un handicap majeur dans la société coréenne.

On est amené à se demander si cette décision est rationnelle et bien réfléchie ou plutôt émotionnelle et spontanée, compte tenu du fait que l´abandon concerne surtout les milieux défavorisés et peu instruits. D´une part, en l´absence d´un système de consultation professionnelle, les gens concernés ne peuvent consulter que leur entourage. D´autre part, faute de connaissance en matière de psychologie infantile, ils ne prennent souvent pas conscience des conséquences que pourrait avoir sur le reste de sa vie l´abandon d´un enfant en bas âge. De plus, ceux qui font appel à l´adoption internationale, dans l´illusion qu´ils se font de la vie occidentale, n´imaginent pas forcément l´existence d´une « difficulté d´acceptation par l´autre » dans les pays où on accueille des enfants étrangers.

Source : Racines coréennes

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SOCIETELe langage sms en Corée du Sud

15/01/2019

– Nous sommes souvent paresseux ou pressés et les Coréens le sont tout autant que nous. C’est pourquoi comme nous, les Coréens utilisent beaucoup de mots abrégés qui peuvent exprimer différentes choses. Ces mots ou lettres sont simplement des abr...

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– Nous sommes souvent paresseux ou pressés et les Coréens le sont tout autant que nous. C’est pourquoi comme nous, les Coréens utilisent beaucoup de mots abrégés qui peuvent exprimer différentes choses. Ces mots ou lettres sont simplement des abréviations ou des mots imagés afin de pouvoir écrire plus rapidement. Utiliser principalement par message texte ou sur les réseaux sociaux tels que Kakaotalk, Facebook et Twitter…

Si vous utilisez vous aussi ses différents réseaux sociaux ou envoyez tout simplement des messages textes à un(e) ami(e) ses différentes abréviations vous seront, je pense, bien utiles. Ces abréviations sont pratiques, car elles nécessitent moins d’effort.

 

Langage SMS

Voici quelques-uns d’entre eux, sans ordre particulier:

ㅋㅋㅋ

la consonne ㅋ (k), est utilisé plusieurs fois d’affiler. Cette consonne signifie en français “LOL”. Ce son est produit lorsque l’on rit aux éclats. On peut également écrire ㅋㅋㅋ de différentes façons: 크크크 (keu-keu-keu), 키키키 (ki-ki-ki), 쿠쿠쿠 (ku-ku-ku).

ㅎㅎㅎ
la consonne ㅎ (h) de la même façon que ㅋ. Ayant cette fois une signification similaire à “he he he ” en français. ㅎㅎㅎ peut également être accompagné deㅣ(i) qui donne 히히히 (hi hi hi), 흐흐흐 (heu heu heu), 헤헤헤 (he he he), encore 하하하 (ha ha ha),… Ce rire est plus modeste.

ㄱㅅ
est une abréviation de 감사 (gam-sa), plus connu sous la forme 감사합니다 (gam-sa-ham-ni-da) qui signifie en français “merci”.

ㄷㄷ
est une abréviation de 덜덜 (deol-deol) une onomatopée signifiant en français tremblements de froid ou de peur.

ㅈㅅ
est une abréviation de 죄송 (joe-song), plus connu sous la forme de 죄송합니다 (joe-song-ham-ni-da) qui signifie en français « pardon ».

ㅇㅇ
est une abréviation de 응 (eung) qui signifie familièrement en français « ouais ».

ㅜㅜ ou encore ㅜ_ㅜ
la consonne ㅜ (u) qui signifie « être triste ».


désigne le doigt d’honneur, vous avez compris…


est une abréviation de 그냥 (geu-nyang) qui signifie en français « comme ça ».


est une abréviation de 선생님 (seon-saen-gnim) qui signifie en français « le professeur ».


est une abréviation de 제일 (je-il) qui signifie en français « le plus » ou le « meilleur ».


est une abréviation de 지금 (ji-geum) qui signifie en français « maintenant ».

재밌다
est une abréviation de 재미있다 (jae-mi-it-da) qui signifie en français « intéressant, amusant ».

 

Conclusion

La langue numérique coréenne a beaucoup évolué, car beaucoup de personnes ont trouvé des moyens de s’exprimer plus rapidement. La liste est longue, je vous ai listé ici les plus courants, partagez avec nous via un commentaire, si vous en connaissez d’autres.ㄱㅅ En tout cas, dorénavant vous serez plus à l’aise dans la lecture de message sur les réseaux sociaux et même pourquoi pas dans l’écriture. ㅂ ㅂ

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GASTRONOMIELe bibimbap

21/12/2018

Le plat bibimpap, mélange de riz et d’accompagnements typiquement coréen, est considéré en Corée comme un plat ‘fast food’ tout en ayant un goût savoureux et des bienfaits reconnus pour la santé. Il se compose de toute une varié...

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Le plat bibimpap, mélange de riz et d’accompagnements typiquement coréen, est considéré en Corée comme un plat ‘fast food’ tout en ayant un goût savoureux et des bienfaits reconnus pour la santé. Il se compose de toute une variété d’ingrédients comme le riz, les légumes, de la viande, des algues, des oeufs, des fines herbes, le tout dressé avec une grande harmonie. Ce plat est aussi l’un des plus appréciés par les étrangers parmi la gastronomie coréenne. Cependant, le charme du bibimbap ne s’arrête pas à son goût. Il s’agit d’abord d’un plat bénéfique pour le régime dans la mesure où il est faible en calorie. Cette faible teneur en calorie n’en fait pas pour autant un plat inconsistant, au contraire une seule ration de ce plat vous tiendra bien plusieurs heures. Par ailleurs, ce plat est aussi un symbole de la philosophie orientale à travers ses cinq couleurs que représentent les légumes et la viande, un plat riche en protéines, en glucides, et en fibres. Le succès du bibimbap à l’étranger doit son origine dans la stimulation des sens qu’opère le plat, que ce soit au niveau de l’odorat, de la vue, ou du goût. Toute personne qui goûte pour la première fois ce plat sera séduit par la fraîcheur de ces légumes et la belle harmonie offerte par ses grains de riz. Qu’il soit servi dans un beau récipient en cuivre ou dans une petite marmitte, le bibimbap est ainsi devenu un symbole de la culture coréenne. En mélangeant les ingrédients du bibimbap par vous-même, vous pourrez sentir les arômes du plat qui vous montent jusqu’aux narines. Quand vous vient l’eau à la bouche, il est temps de plonger votre cuillière dans le plat, une première cuillerée qui ravira vos papilles. Avec la diversité de ses légumes et son riz savoureux, le bibimbap est ainsi un plat unique dans le monde tout en ayant un goût incomparable.

Les villes de Jeonju dans la région de Jeollabuk-do et Jinju dans la région de Gyeongsangnam-do, accueillent tous les ans un festival consacré au bibimbap. La préparation de ce plat varie en fonction des régions, tout comme les façons de le déguster. Le but de ces festivals est justement de préserver cette caractéristique à travers des performances comme la préparation de bibimbap géant pour un grand repas collectif.

Le plat bibimbap était auparavant appelé goldongban, ou encore hwaban. Le terme ‘goldongban’ signifie ‘être mélangé de manière à en donner le vertige’ si l’on traduit le mot en hanja, alors que le terme ‘hwaban’ signifie littéralement ‘pot de fleurs’ en coréen et renvoie aux couleurs chatoyantes du plat. Les ingredients qui servent à la composition du plat diffèrent selon les régions même s’il existe un plat bibimbap standard servi largement dans les restaurants ordinaires. Ce plat de base est composé de germes de soja ou de racines de platycodons, de fines herbes assaisonnées, de viande de boeuf sautée, de gelée d’haricot, le tout surmonté d’un oeuf sur le plat.

Récemment, le bibimbap traditionnel s’est vu revisité à travers des recettes originales parmi lesquelles : le bibimbap fusion, le bibimbap instantané, le bibimbap aux saveurs étrangères, etc. A l’image du bibimbap servi aux astronautes et qui peut être préparé grâce à de l’eau uniquement, le bibimbap est devenu un plat simple à préparé, servi dans les avions mais aussi comme plat à emporter. Le bibimbap facile à emporter, comme si vous achetiez votre baguette ou un café, est un des plats phares du village hanok de Jeonju. Il s’agit d’un plat spécialement conçu pour les nombreux visiteurs arpentant les rues du village traditionnel. Avec l’augmentation des jeunes visiteurs au sein du village, les restaurants du site ont eu l'idée de proposer des plats bibimbap fusion, des plats ‘mix bibimbap’ ou encore des croustillants de bibimbap. De plus, on trouve de plus en plus de restaurants qui proposent des bibimbap moins pimentés pour les visiteurs étrangers, des plats à base de viande de boeuf bulgogi et de champignons (bibimbap bulgogi beoseot), ou encore des plats à base de sauce et de pâte de soja (bibimbap gangdoenjang)

Le plus célèbre reste celui de Jeonju, mais Andong, Tongyeong et Jinju ont leur propres recettes.

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EDUCATIONLa SKY, l'Ivy League coréenne

04/12/2018

En Corée, votre futur dépend de l’université où vous étudiez (graduez). Une bonne université vous permettra l’accès à un meilleur travail, un mariage avantageux, plus de chance de succès dans ce que vous entreprenez sur le po...

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En Corée, votre futur dépend de l’université où vous étudiez (graduez). Une bonne université vous permettra l’accès à un meilleur travail, un mariage avantageux, plus de chance de succès dans ce que vous entreprenez sur le point de vue de votre carrière et plus d’argent.

 

La Corée du Sud est reconnue pour ses excellentes universités. Cependant, ici, on ne jure que par ce les SKY universities. SKY est un acronyme composé des noms des trois meilleures universités de Séoul. Le rêve de tous les étudiants qui passent les examens d’admission universitaire.

SKY signifie :

1. Seoul National University : la meilleure université du pays. C’est l’université de Ban Ki Mun, le secrétaire général des Nations Unies.

2.Korea University : La seconde université la plus réputée. Elle est surtout reconnue pour son département de droits. Énormément de juges importants en Corée ont obtenu leur diplôme de cette université.

3.Yonsei University: En troisième place. Elle et Korea university sont de grandes rivales pour la deuxième place. Yonsei offre un programme exceptionnel de langue (basé sur l’apprentissage de la grammaire) pour les étrangers désireux d’apprendre le coréen.

Cependant, il n’est pas rare d’entendre parler de SKYS Universities. En fait, on en parle de plus en plus. Le dernier petit «S» signifie en quatrième place : Sogang university et Sungkyunkwan University (ex aequo). Sogang est reconnue pour être l’une des meilleures universités du pays. Son seul défaut est qu’elle ne possède pas de département de médecine. Par conséquent, elle ne pourra jamais compétitionner avec les trois (SKY) universités. Elle est reconnue pour son excellent programme de langue coréenne (basé sur l’habilité à parler). C’est l’université de la présidente actuelle de Corée.

Sungkyunkwan University est la plus vielle université du pays et de l’Asie de l’Est. Elle a été fondée en 1398. Elle est la propriété du groupe Samsung depuis 1996 et son programme de maitrise en Business est dans le top 50 des meilleurs au monde.

Il y a bon nombre d’universités prestigieuses en Corée, la liste ne s’arrête pas là (KAIST, Ewha, Pusan National University…) . Cependant, si vous considérez aller étudier en Corée du Sud, je vous conseille vivement de bien «magasiner» les universités et de penser aux SKY(s) Universities.

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CULTUREL'alcool en Corée

12/11/2018

L’alcool en Corée du Sud Tu as peut-être déjà entendu parler du ganbei (干杯) en Chine ou du kanpaï au Japon (かんぱい), autrement dit, l’art de trinquer ! Sache qu’en Corée du Sud cela existe aussi sous le nom de « geon bae &raqu...

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L’alcool en Corée du Sud

Tu as peut-être déjà entendu parler du ganbei (干杯) en Chine ou du kanpaï au Japon (かんぱい), autrement dit, l’art de trinquer ! Sache qu’en Corée du Sud cela existe aussi sous le nom de « geon bae » (건배). En effet, les sud-coréens entretiennent au quotidien ce que l’on appelle la culture de l’alcool. Ce n’est pas pour rien que ce pays est classé parmi les plus grands consommateurs d’alcools forts au monde !

Vocabulaire du jour, en coréen, alcool se dit : 술 (soul), ça ne s’invente pas !

Le soju

Alors parlons peu, parlons soju !

Numéro un en Corée, cet alcool de riz est le spiritueux le plus consommé du pays et également le moins cher (ceci explique cela). En effet, une bouteille de soju coûte en moyenne un peu moins de 2€ soit moins que certaines eaux minérales.

Si tu te demandes quelle est l’étymologie du mot soju, il s’agit en réalité de la prononciation coréenne du mot chinois shāojiǔ qui signifie « alcool chauffé ou distillé » en référence à sa méthode de fabrication. En effet, pour comprendre comment le soju a été inventé, il nous faut remonter au 13ème siècle. Au cours des nombreuses invasions mongoles au Moyen-Orient, ceux-ci eurent l’idée de distiller le célèbre alcool perse appelé arak. Plus tard, lorsque la Mongolie et la Corée entrèrent en guerre, les coréens reprirent donc le fameux soju aux mongoles.

Bien que traditionnellement fait à base de riz, de nombreuses marques ont fait le choix de remplacer cet ingrédient par des substituts comme la pomme de terre, le blé ou encore la patate douce. Ce changement dans la recette du soju fut instauré à la fin du 20ème siècle par le gouvernement coréen, lorsqu’une pénurie de riz vint frapper le pays.

La plupart des soju que tu trouveras en magasin auront un degré d’alcool limité à 20%. Cela dit, pour les amateurs de sensations fortes, il est intéressant de savoir que le degré maximum d’alcool que peut atteindre le soju est de 45%.

Quant aux marques les plus célèbres de soju en Corée du Sud, voici une liste non exhaustive : 

– Jinro (leader sur le marché)

– Chum Churum

– C1Blue

– O2Linn

– Andong

A noter que certaines régions de Corée possèdent leur propre marque ou distillerie de soju.

Le makgeolli

Contrairement au soju, le makgeolli n’est pas un spiritueux mais une liqueur. Ces deux boissons ne diffèrent pas que sur ce point, mais également sur leur aspect visuel et leur texture. En effet, le makgeolli, qui est également fait à base de riz, est de couleur blanche et a une texture plus laiteuse et épaisse que celle du soju et son goût est également plus doux et plus sucré. Enfin, en plus d’avoir un degré d’alcool assez faible (13%), le makgeolli est une boisson assez peu calorique et donc beaucoup appréciée des buveurs surveillant leur ligne.

La bière en Corée

Mais ce ne sont pas les seuls alcools que les coréens affectionnent. Un des alcools les plus consommé au pays du matin calme est la bière.

Cette boisson qui a été introduite en Corée au début du 20ème siècle a une image très festive auprès des jeunes coréens. Elle est perçue comme plus moderne et branchée que ses camarades cités précédemment, qui ont quant à eux, une image plus traditionnelle. Les marques de bière les plus consommées en Corée du Sud sont les suivantes :

– Hite

– Oriental Brewery

– Kloud (Lotte)

Deux combinaisons d’alcool à connaître en Corée du Sud

Le chimaek

Quel amateur de k-dramas n’a jamais entendu l’expression « chimaek » ? Autrement dit, le chicken-maekju signifiant le « poulet-bière ». Cette association rustique et simpliste du poulet frit et de la bière fraîche est très populaire et appréciée des jeunes coréens.

Le somaek

Il existe aussi une combinaison assez surprenante de deux alcools que j’ai mentionné, qui s’appelle le « somaek » : on mélange le soju qui a un goût assez peu prononcé, se rapprochant de celui d’une vodka diluée dans de l’eau, à de la bière. Autrement dit il s’agirait de corser sa bière ou simplement de relever un peu le goût de son soju. Aujourd’hui cependant il existe de nombreuses déclinaisons du soju afin que le plus grand nombre y trouve son bonheur : de la saveur pêche aux myrtilles en passant par le citron, il y en a pour tous les goûts !

La culture de la boisson en Corée du Sud

Mais revenons-en à notre sujet de départ, cette fameuse « culture » de la boisson en Corée du Sud. Alors qu’est-ce-que cela peut bien signifier ? Certains pays d’Asie de l’Est ont des traditions communes et notamment celles des fameux « drinking after works ». Autrement dit, des rassemblements ou réunions professionnelles durant lesquels les participants sont amenés à boire. Ce phénomène de société peut sembler curieux à première vue, cela dit en Corée il s’agit d’une activité des plus banales. Mais il est normal pour un étranger de s’interroger et de se préparer à l’éventualité de se retrouver un jour dans une telle situation. Il est en effet commun et de bon ton de se réunir entre collègues et employeurs après une longue et dure journée de travail autour d’un verre et de trinquer à la réussite ou pérennité de l’entreprise. Cela permet de rester actif dans la vie de celle-ci et d’entretenir des relations d’entente entre employés ainsi qu’une bonne ambiance.

Il y a d’ailleurs certaines règles de base à respecter lors de ce genre d’échange :

– Tout d’abord, le soju ne se sirote pas. Il se boit cul sec ! C’est pour cela qu’il est toujours servi dans des verres à « shot ».

– Ensuite il faut savoir qu’il n’est pas très poli de se servir soi-même. Il vaut donc mieux attendre de se faire servir.

– Pendant qu’on nous le rempli, il faut tendre son verre à deux mains, en signe de respect.

– Autre chose, il vaut mieux attendre que les supérieurs entament leur verre avant de faire de même. Lorsque le coup d’envoi est lancé, toute l’assemblée peut suivre en chœur et boire à son tour, ceci dans un souci de hiérarchie.

– Enfin, si tu refuses de te faire servir ou de finir ton verre, sache que cela peut vexer la personne qui t’invite. Cela étant dit, si tu ne supportes pas bien l’alcool ou que tu n’aimes tout simplement pas cela, il ne te restera plus qu’à refuser poliment. Les coréens seront plus indulgents envers toi étant donné ton statut d’étranger.

Mais alors pourquoi les coréens boivent-ils tant, notamment dans le cadre professionnel ? Serait-ce parce qu’ils tiendraient particulièrement bien l’alcool comme la légende voudrait qu’ils soient immunisés face aux plats épicés ? Et bien la réponse est non, un coréen ne tient pas mieux l’alcool qu’un autre. Cependant les sud-coréens sont en effet un peuple assez timide et réservé en société. Alors oui, après quelques verres de soju, il est bien souvent plus facile de délier des langues et de se mettre à l’aise entre collègues et employeurs afin de décompresser après une longue journée de travail, dans la désinhibition la plus totale.

L'alcool en Corée

Bien évidemment, tu te doutes bien que les coréens n’attendent pas les after-works pour boire ! Ils le font aussi en dehors du travail, en famille ou entre amis. Rappelons tout de même qu’il faut être majeur pour consommer de l’alcool, soit avoir atteint ses 19 ans en Corée du Sud, et qu’il est conseillé de boire avec modération.

 

 

Source : k-phenomen.com

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CULTUREL'âge coréen

09/10/2018

Les coréens ont une manière bien différente des occidentaux de calculer leur âge.En effet, le calcul de celui-ci est effectué en se basant sur le calendrier lunaire. En Corée, lorsque l'on naît, on a automatiquement un an. Et oui...  Il s'agi...

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Les coréens ont une manière bien différente des occidentaux de calculer leur âge.En effet, le calcul de celui-ci est effectué en se basant sur le calendrier lunaire.

En Corée, lorsque l'on naît, on a automatiquement un an. Et oui...  
Il s'agit des 9 mois de grossesse arrondis à 1 an. On estime que l'enfant existe à partir du moment où il a été conçu. Du coup ce n'est plus la durée de "vécu" que l'on compte, mais "d'existence". Ce n'est peut-être pas une méthode précise de calcul (d'autant plus avec l'arrondi à 1 an) mais philosophiquement parlant, ça se tient. Donc lorsqu'en France un enfant à 1 an en Corée il en aura 2.

Donc théoriquement on a un an en plus en Corée par rapport en France. Il suffit de rajouter un an à votre âge pour avoir votre âge en Coréen.
Seulement une autre donnée rentre en compte dans le calcul de l'âge.

En plus de cette année d'existence supplémentaire, les coréens ont l'habitude de compter en année civile et non par date d'anniversaire. 

Bref, pour calculer un âge, un coréen ne prendra en compte que l'année de naissance et non la date.
Ce n'est pas si compliqué. En fait c'est ce que nous faisons un peu tous lorsque nous ne connaissons pas trop une personne, comme les célébrités par exemple. On regarde son année de naissance pour calculer son âge sans vraiment prendre en compte la date, tel jour, tel mois. Ou encore lorsque l'on parle d'une promotion, pour les classes dans les écoles. 

Prenons un exemple. En France, quelqu'un qui est né le 7 janvier 2000 on dira qu'en 2013 il a 13 ans. Mais généralement nous ferrons une différence si nous sommes le 1 janvier 2013 où il aura encore 12 ans et le 7 janvier 2013 où il aura 13 ans. En Corée, qu'on soit le 1er ou le 7 janvier il aura 13 ans. On ne prend en compte que l'année

Là où je vous disais que ça va chambouler un peu le méthode qui consiste à se rajouter un an pour connaître son âge coréen, c'est que justement ça dépend de la date de votre anniversaire... Mais ne vous inquiétez pas c'est juste de la logique. Un petit choc des cultures qui vient parfois fausser votre âge coréen. Il arrive que vous vous retrouviez avec deux ans de décalage et non seulement un an.

En France, une personne née le 5 juillet 2000, dira qu'elle a 12 ans le 1er Janvier 2013 vu que son anniversaire n'est pas encore passé. Si on calcule son âge coréen, on dira qu'elle a 14 ans vu que l'on ne prend en compte que l'année et qu'on rajoute un an (celui qu'on a dès la naissance). Ce qui fait qu'il y aura deux ans de décalage et non plus seulement un. Ce n'est qu'à partir du 5 juillet qu'il n'y aura qu'un an de décalage (bien que l'âge coréen ne change pas, toujours 14 ans).

En bref, retenez juste ceci :

Votre âge en coréen = Année actuelle - Année de votre naissance + 1 an

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BEAUTELa K-Beauty, LA tendance à découvrir

19/09/2018

La K-beauty fait un carton auprès des étrangers depuis quelques années.  Voici les 7 raisons de vous y mettre :    L’accessibilité Nous avons fait un article récemment intitulé  » Où acheter des cosmétiques c...

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La K-beauty fait un carton auprès des étrangers depuis quelques années. 

Voici les 7 raisons de vous y mettre : 

 

L’accessibilité

Nous avons fait un article récemment intitulé  » Où acheter des cosmétiques coréens? « . Avec la facilité d’acheter sur internet et l’intérêt grandissant des personnes pour la K-Beauty, de plus en plus de sites (et magasins) commercialisent des produits coréens. Le premier qui me vient en tête est Sephora qui vend des cosmétiques de chez Too Cool For School, Skinfood, Dr Jart+… Monoprix s’y est aussi mis et j’ai appris qu’il y avait également Etam!

 

Vous avez donc plusieurs endroits pour vous procurer des produits coréens: magasin physique ou site web. Le reste ne dépend plus que de vous !

 

L’innovation et la recherche

La Corée du Sud est créatrice de tendances et les entreprises coréennes portent l’innovation au coeur de leur stratégie.

 

Les marques cherchent constamment à apporter quelque chose de nouveau dans leurs produits, bénéfiques pour les consommateurs. Elles veulent révolutionner l’industrie. Cela se ressent par exemple avec l’utilisation d’ingrédients comme le ginseng, l’or, l’escargot… Les bienfaits sont tellement mis en avant sur les étiquettes de produits que ça nous donne envie d’essayer.

 

Beaucoup de produits coréens se sont fait connaître par leur originalité: les masques en forme d’animaux, le Bubble Clay Mask de la marque Elizavecca, le Tint My Brow d’Etude House… Il y a une véritable quête à l’innovation et à révolutionner notre quotidien.

 

Pourquoi un tel intérêt pour l’innovation? Car les asiatiques sont de grandes consommatrices des produits de beauté. Elles recherchent une peau sans imperfection. Une peau parfaite. Elles n’hésitent pas à changer complètement leur routine en achetant plusieurs produits à la fois.

 

De grandes marques du secteur du cosmétique (Lancôme et Dior) se sont inspirées du pays du Matin Calme dans la création de produits coréens comme les BB crèmes, les CC crèmes, les cushions… La directrice artistique de Lancôme, Lisa Eldridge, a déclaré:

 

I went to Seoul at the end of last year and I was just blown away by the technology and advancements in makeup.

« Je suis allée à Séoul à la fin de l’année dernière et j’étais époustouflée par les avancées technologiques dans le domaine du maquillage. »

 

Le packaging

À chaque marque, son univers. Les marques coréennes font attention aux détails et cela se ressent dans leurs packagings. C’est d’ailleurs ce qui peut attirer la clientèle et pousser à l’achat.

 

Les marques de cosmétiques coréennes

 Il existe une multitude de marques coréennes. Vous êtes donc sûr(e) de pouvoir trouver des produits correspondant à votre type de peau (sèche, normale, mixte, grasse), à votre problème (imperfections, rougeurs, points noirs….) et à vos préférences.

 

Vous voulez changer votre routine beauté ? Pas de problème, les marques Klairs, Benton, Cosrx proposent d’excellents produits.

 

Vous avez un budget assez serré ? la marque Etude House offre des produits avec des prix abordables.

 

Pour les marques un peu plus « classes », vous pouvez vous tourner vers Laneige, Iope ou alors Sulwhasoo (nouvelle marque coréenne présente aux Galeries Lafayette).

 

Le prix

Comparées aux marques occidentales, les prix sont beaucoup plus intéressants si on considère le facteur qualité/prix.

 

Si vous êtes physiquement en Corée du Sud, les produits seront à des prix abordables. Et avec un peu de chance, vous aurez aussi le droit à une offre promotionnelle. Les promotions du type 1+1 se font assez souvent.

 

Il est évident que les prix seront légèrement supérieurs si vous commandez depuis la France. Je vous conseille les sites comme Jolse, Wishtrend, BB Cosmetic, BeautynetKorea…etc.

 

Les bienfaits des cosmétiques coréens

Des produits à des prix abordables et de très bonnes qualités.

Qualité au niveau des ingrédients et des résultats sur la peau.

 

Par exemple, La vitamine C va aider à faire disparaître les cicatrices de bouton plus rapidement et à améliorer notre teint.

 

Deux ingrédients tendances proviennent des abeilles : le propolis et le miel, qui vont aider à régénérer la peau, à la rendre plus lisse et à l’hydrater.

 

Hydration, effet bonne mine, peau lisse, nettoyage en profondeur… Voilà les quelques bienfaits que peuvent vous procurer les cosmétiques coréens.

 

J’espère vous avoir convaincu(e)! Laissez-vous tenter par l’expérience, vous ne regrettez pas 😉

 

Crédit photo (image à la une): 3CE

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SOCIETELa pauvreté des séniors

30/08/2018

La tradition était de prendre soin de ses parents, de les prendre sous son toit, les nourrir et en prendre soin de façon générale. Cependant, la société évolue, les temps changent et les retraités sont de plus en plus abandonnés &ag...

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La tradition était de prendre soin de ses parents, de les prendre sous son toit, les nourrir et en prendre soin de façon générale. Cependant, la société évolue, les temps changent et les retraités sont de plus en plus abandonnés à leur triste sort. Hausse de la pauvreté chez les personnes âgées, de plus en plus de SDF… Le tableau se noircit en Corée du Sud pour les seniors.

En Corée, comme dans beaucoup de pays développés, l’espérance de vie augmente. Qui dit augmentation de l’espérance de vie dit vieillissement de la population. Le pourcentage de personnes de plus de 65 ans a dépassé les 12%. En soi, ce n’est pas forcément un problème ! Sauf que, pour beaucoup de ces retraités, la vie n’est pas si belle. Prenons l’exemple de la France, chez nous environ 10% des personnes âgées vivent sous le seuil de pauvreté. En Corée, ce n’est pas 20, ni 30 mais 50% d’entre elles qui sont considérées comme pauvres, c’est-à-dire qu’une personne âgée sur deux n’a pas assez de ressources pour manger, se loger, vivre tout simplement convenablement.

La raison à cela ? Le manque d’aide pour ces seniors. En effet, seule une minuscule pension (environ 150 €) est proposée aux plus pauvres par l’État. La retraite en Corée n’est pas la même que chez nous encore une fois. Même si pour certains corps de métier cette pension est tout à fait raisonnable (notamment pour les fonctionnaires), pour beaucoup d’autres elle ne s’élève qu’à une petite centaine d’euros par mois. Quelques chiffres : en moyenne les retraites des Coréens représentent 42% des revenus perçus lors d’une activité salariée, contre 59% pour les pays membres de l’OCDE*. Pour vous donner une idée, le salaire moyen en Corée est de 1 500 €, 59% de ce salaire moyen nous donne 885 € contre 630 € pour 42%. Dans un pays où le coût de la vie augmente, ces seniors ont du mal à tenir.

 Certaines personnes peuvent encore compter sur la solidarité familiale. Être hébergé et nourri par un enfant, un petit-enfant… Mais cette façon de faire se raréfie. Effectivement, que ce soit le manque d’espace, de temps ou de moyens, les jeunes peinent de plus en plus à prendre leurs parents à charge. Autre solution, mettre de côté. Cela semble évident, anticiper les vieux jours en mettant de côté un petit pécule tous les mois. Cependant, même en épargnant cela peut être difficile. En effet, l’espérance de vie augmentant, les ressources finissent un jour par s’épuiser.

D’autres font le choix de repousser au maximum cette échéance qu’est la retraite. Effectivement, certaines personnes continuent à travailler, soit « officiellement », soit « officieusement ». Il faut savoir qu’en moyenne les Coréens travaillent jusqu’à 70 ans. Et ils ne s’en plaignent pas, bien au contraire ! La fin de l’emploi pour un Coréen est comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête pour les raisons évoquées plus haut. Certains font le choix alors de continuer à travailler même après 70 ans. Il n’est pas rare à Séoul de voir des retraités nettoyer les rues au petit matin, ramasser les cartons ou bien s’improviser commerçant en vendant des légumes ou d’autres produits divers et variés.

Que faire quand il n’y a ni famille, ni épargne ? C’est là que se trouve le problème. Peu de solutions existent en-dehors de ces deux-là. C’est pour cela que beaucoup de retraités vivent dans la misère, s’ils ne sont pas à la rue, ils croulent sous les factures et peinent à se nourrir. C’est pour eux que se bat le pasteur Choi Seong Won, il offre un repas par semaine aux seniors les plus pauvres. Et la file d’attente ne fait que grandir chaque semaine. Le pasteur Choi s’est lancé dans cette campagne il y a 18 ans. Il s’est confié à CNN sur le sujet : « Une des raisons de l’augmentation de la pauvreté chez les personnes âgées est la crise économique qui dure en Corée depuis plus de deux ans. (…) Les gens fortunés n’auront pas de problème, peu importe la situation, mais les personnes frappées par la crise sont vraiment en difficulté. »

L’autre problème majeur émanant directement de ces difficultés est le taux de suicide chez les personnes âgées. Certaines, ne pouvant subvenir à leurs besoins, font le choix de mettre fin à leurs jours. En 2010, 4 378 seniors se sont donné la mort selon les statistiques. Ces chiffres n’aident pas à faire baisser le pourcentage global de suicides en Corée, la plaçant parmi les tristes premiers dans le classement de l’OCDE. C’est à cause du manque d’aide et de considération que les personnes âgées se désignent aujourd’hui comme la « génération oubliée » (« forgotten generation »).

 

Insolite mais pourtant bien réel : de nombreux retraités préfèrent aller en prison plutôt que de faire face aux difficultés économiques.

En Corée du Sud, nombreux sont les retraités qui commettent des délits, et ce, volontairement, dans l’objectif d’aller en prison, où ils seront logés, vêtus, soignés et nourris. Une fois relâchés, ils récidivent.

D’après le ministère de la Justice, c’est la première fois que le nombre de détenus de plus de 60 ans dépasse de 10% le nombre total des détenus.

« Les personnes ayant dépassé la soixantaine représentent 19,2 % de la population, ce qui fait augmenter le nombre des détenus âgés », a indiqué aux journalistes un représentant du ministère de la Justice.

Il a également expliqué que de nombreux retraités se faisaient mettre en prison de manière délibérée afin de « joindre les deux bouts » ; par ailleurs, les retraités seraient mieux en prison qu’en liberté car ils y feraient des travaux plus faciles : coller des enveloppes et des paquets par exemple.

 

Source : K.owls , Silvereco

 

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SOCIETEMolka (몰카)

31/07/2018

En Corée du Sud, les femmes n'en peuvent plus. Le 9 juin dernier, 22.000 d'entre elles ont manifesté dans les rues de Séoul pour protester contre le "molka", une agression sexuelle qui se transforme en véritable fléau dans tout le pays. Presque exclusivement r&eac...

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En Corée du Sud, les femmes n'en peuvent plus. Le 9 juin dernier, 22.000 d'entre elles ont manifesté dans les rues de Séoul pour protester contre le "molka", une agression sexuelle qui se transforme en véritable fléau dans tout le pays.

Presque exclusivement réalisé par des hommes, le mode opératoire est le suivant : un individu filme furtivement ou prend des photos sous la jupe d'une femme, à son insu. L'acte est réalisé dans la rue, ou bien dans des endroits qui requièrent de l'intimité, comme par exemple lorsqu'une victime se rend dans des toilettes publiques. Les contenus ont ensuite vocation à être diffusés sur des plateformes spécialisées en ligne.

5 millions d'euros pour lutter contre ce fléau

Sur Twitter, des photos de la manifestation ont montré une majorité de femmes brandissant des pancartes sur lesquelles sont inscrits les slogans "Mon corps n'est pas ton film porno" ou "Les femmes en colère changeront le monde".

Face à cette grande mobilisation, la réponse du gouvernement coréen n'a pas tardé. Le 12 juin, celui-ci a décidé d'injecter près de 5 millions d'euros dans la lutte contre les "caméras espionnes" et de procéder aux vérifications de près de 50.000 toilettes publiques à travers le pays, dans le but de mettre fin à cette pratique grave. Les établissements privés tels que les centres commerciaux seront aussi inspectés.

La Corée du Sud subit de sérieux problèmes concernant ses cas de "harcèlement et de violences dirigées contre les femmes", selon un article de Human Rights Watch publié juste après l'affaire Weinstein. Pire encore, une étude publiée en août 2017 et reprise par le Telegraph a dévoilé que près de 80% des sud-coréens ont avoué avoir déjà abusé de leur petite-amie.

Une réponse au mouvement "Me Too"

En 2016, le Forum Économique mondial alertait déjà sur la situation de la Corée du Sud, à travers un classement sur l'écart entre les genres : sur 144 pays notés, le pays a été classé au 116e rang.

En janvier dernier, le mouvement "MeToo" a propagé son écho jusque dans le pays, notamment lorsqu'une procureure sud-coréenne, très connue médiatiquement, a publiquement fait part d'une agression sexuelle qu'elle avait subie quelques années plus tôt.

En réponse, le gouvernement de Moon-Jae-in a décidé de mettre en place des dispositions afin de lutter contre les violences sexuelles dans le secteur public. À présent, si un fonctionnaire est reconnu coupable d'agression sexuelle, il est immédiatement révoqué. La mise en place de cellules de crises temporaires et le contrôle de près de 5.000 instances publics ont aussi été instaurées. "MeToo" a contribué à faire avancer la législation en Corée du Sud, mais la lutte n'est pas encore gagnée car la misogynie y est encore très prégnante.

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CUISINELe Mukbang, ce phénomène en vogue en Corée

11/07/2018

A l'ère d'Internet, il est devenu une seconde nature d'accepter les tendances étranges et inhabituelles qui traversent quotidiennement nos écrans. Depuis deux ans, une nouvelle tendance alimentaire s'est emparée d'internet: mukbang. Né en Corée, le...

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A l'ère d'Internet, il est devenu une seconde nature d'accepter les tendances étranges et inhabituelles qui traversent quotidiennement nos écrans. Depuis deux ans, une nouvelle tendance alimentaire s'est emparée d'internet: mukbang. Né en Corée, le phénomène s'est rapidement répandu au reste du monde. Mais en quoi le mukbang est révélateur de la société coréenne actuelle ?

 

Mukbang: qu'est-ce que c'est ?

Pour résumer, un mukbang est quand quelqu'un consomme des quantités massives de nourriture et se filme entrain de manger. Les créateurs de ces vidéos s'asseyent à manger une gamme de différents plats pour les fans et interagissent avec eux à travers le chat en direct. Les spectateurs peuvent suggérer des idées de menus pour les futures vidéos.

La tendance mukbang est née en Corée sur la plateforme de live streaming : afreecaTV. Via le chat, les animateurs de mukbang peuvent recevoir des donations de la part des spectateurs ce qui pour certains d'entre eux, leur permettent d'en faire un passe-temps plus que rentable, voire un emploi à plein temps !

Très vite, le phénomène a fasciné le reste du monde et il n'est pas difficile de trouver des vidéos de mukbang en anglais ou encore en français. Que ce soit par curiosité ou par réel intérêt ces vidéos atteignent jusqu'à un million de vues. Le mot "mukbang" en coréen est composé du verbe manger (mukda) et du nom diffusion (bangsong). En anglais, l'expression peut se traduire par "eating show".

 

Un phénomène révélateur de la société coréenne moderne

Le succès du phénomène peut être attribué à un certain nombre de facteurs culturels spécifiques à la Corée du Sud. Notamment l'augmentation des familles monoparentales et des célibataires. En Corée, manger est une activité très sociale et qui se fait souvent en famille donc pour ceux qui vivent seul, manger peut s'avérer déprimant et être source de stress. 

De nombreux spectateurs de mukbang justifient leur engouement pour cet étrange concept en expliquant qu'ils ont l'impression de manger avec quelqu'un lorsqu'ils regardent ces vidéos. Un autre facteur provient de l'importance accordée à l'apparence et à la pression de faire des régimes pour les sud-coréens. Certains spectateurs regardent ces vidéos lorsqu'ils sont affamés afin de manger "par procuration". Bien que pour d'autres cette pratique ressemble plus à de la torture masochiste...

 

Regarder un mukbang

Maintenant que vous en savez plus sur le sujet, vous êtes probablement tenter de jeter un oeil à une de ces fameuses vidéos. Avant de se lancer, il y a quelques choses importantes à savoir. Si vous n'êtes pas un grand fan d'entendre les gens mâcher et avaler ou avez des tendances misophones, mieux vaut éviter les mukbang.

Pour donner envie de manger et afin de rendre l'expérience plus réelle, les animateurs de mukbang exagèrent la façon dont ils mangent en mâchant bruyamment. Autre chose, la plupart de ces vidéos durent entre 30 minutes et 2 heures, le temps pour les animateurs de consommer la totalité ou une grande partie de la nourriture.

 

Être animateur de mukbang professionnel 

Comme mentionné plus tôt, animer des mukbang peut s'avérer être une activité très lucrative. Une des animatrices les plus populaires de Corée gagne jusqu'à 6.500€ par mois uniquement en mangeant devant sa caméra. Elle a quitté son travail pour se consacrer à plein temps à cette nouvelle passion qu'elle pratique environ 3 heures par jour.

Être payé pour manger, c'est tentant, non ?

 

Source : lepetitjournalseoul

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METEOJangma (장마) la mousson coréenne

27/06/2018

La mousson a commencé cette semaine en Corée du Sud.Ce phénomène qui survient l'été s'appelle "Jangma" (장마).Tous les ans, à la même période, arrive la mousson appelée « jangma » en coréen, et le pays du Matin...

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La mousson a commencé cette semaine en Corée du Sud.Ce phénomène qui survient l'été s'appelle "Jangma" (장마).
Tous les ans, à la même période, arrive la mousson appelée « jangma » en coréen, et le pays du Matin clair n’y échappe pas. Bien que l’été soit synonyme de chaleur, soleil et barbecue en extérieur, la rencontre de la masse d’air chaud de l’Océan Pacifique Nord et du front glacial de la zone polaire provoque les pluies diluviennes de la mousson, une période imposée aux Coréens sur une durée de six semaines environ. Les premières gouttes se font ressentir vers la mi-juin pour terminer entre fin juillet et début août.

L’humidité est à son apogée et les habitants de la péninsule ne sortent plus sans leur parapluie ! Seulement, avec de telles averses (la mousson représente 50 à 60% des chutes de pluie annuelles), un parapluie n’est pas suffisant, il faut adapter les chaussures et les vêtements que l’on porte. Au niveau des chaussures, la meilleure solution reste de chausser des sandales ou autres chaussures laissant les pieds à l’air libre. En effet, les baskets ou autres chaussures de ville absorberont l’eau de pluie et mettront des jours à sécher, voire les rendront inutilisables une fois la mousson passée. Concernant les vêtements, quoi de mieux d’un bermuda pour les garçons et un short ou une jupe pour les filles ? L’avantage est qu’il suffit simplement de s’essuyer les jambes et les pieds une fois arrivé sur votre lieu de travail, et d’enfiler des vêtements plus adaptés au milieu professionnel, que vous aurez au préalable préparés dans un sac, bien à l’abri de la pluie.

Economiquement parlant, la mousson peut aussi être catastrophique pour les champs de riz, la Corée du Sud étant une très grande productrice de cette céréale. Lorsque la mousson est plus intense que prévu, ce sont des hectares entiers de plantations de riz qui sont dévastés. Plus grave encore, comme nous le rappellent les incidents de juillet 2011, la mousson peut aussi être meurtrière. Des glissements de terrain ainsi que des inondations ont coûté la vie à une soixantaine de personnes il y a de cela cinq ans. Il est conseillé de rester vigilant en cette période et le gouvernement tient la population informée du risque de crue des rivières et des inondations grâce à une alerte générale envoyée sur les téléphones mobiles.

Enfin, la mousson peut aussi rendre heureux. Quand on sait que le bonheur passe par l’estomac, rien de mieux qu’une bonne galette à la ciboule accompagnée d’un bol d’alcool de riz blanc laiteux, makgeolli, pour apprécier la saison des pluies avec son parfum et le doux son de ses averses.

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CULTURELes Pojangmacha

05/06/2018

En arrivant en Corée du Sud, vous ne pourrez pas louper ces tentes orange flashy ou multicolore avec des bâches en plastique laissant entrapercevoir quelques sièges, des tables et de la nourriture. Les pojangmacha (포장마차) ce sont ces stands de nourriture en plein air sous...

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En arrivant en Corée du Sud, vous ne pourrez pas louper ces tentes orange flashy ou multicolore avec des bâches en plastique laissant entrapercevoir quelques sièges, des tables et de la nourriture.

Les pojangmacha (포장마차) ce sont ces stands de nourriture en plein air sous des tentes que l’on voit à chaque coin de rue en Corée du Sud. Ils proposent des petits en-cas simples et rapides à manger à des prix très abordables. Elles représentent cette Corée du palli palli qui vous permet de manger et boire rapidement. Pojangmacha signifie “chariot couvert” en coréen.

Pojangmacha : les stands de nourriture en plein air

 L’histoire des pojangmacha

On ne connait pas son origine exacte, mais les premiers vendeurs de rues sont arrivés dans les années 1950-60. A l’époque les vendeurs déplaçaient leurs échoppes dans toute la ville en proposant du soju avec quelques en-cas. Dans les années 1970, les pojangmacha se sont multipliés en offrant des menus plus diversifiés; à l’image du développement économique de la Corée du Sud et de son célèbre palli-palli (“vite, vite”).

De plus, en Corée, il existe un système de « tournée »; la première tournée a généralement lieu dans un restaurant, tandis que les pojangmacha représentent souvent la deuxième tournée. Souvent après avoir mangé les coréens se rendent dans ces lieux pour boire et partager un bon moment. Très présents dans les séries ou les films coréens, les pojanmacha représentent ce lieu où le personnage principal se retrouve pour boire du soju, en général, avec un ami ou son – sa futur(e) petit(e) ami(e).

Pojangmacha : Quelques règles d’abord !

Véritable représentant de la culture coréenne, n’hésitez pas à vous y arrêter et à essayer un petit en-cas. Si vous ne parlez pas coréen, pas de panique, il vous suffit de montrer ce que vous voulez et régler à la fin de votre repas.

Si vous voulez tenter l’aventure voici quelques règles :

Pour les végétariens, attention, une grande partie des plats sont à base de viande. Vous pouvez toutefois demander des gyeranmari (sorte d’omelette) ou du tofu kimchi.

Ces établissements n’acceptent QUE les espèces. Prévoyez de la monnaie !

Si vous voyez un rouleau de papier toilette, il s’agit de votre serviette (en Corée, il est d’usage d’utiliser le papier toilette en guise de serviette de table)

Pojangmacha : les stands de nourriture en plein air

Menu du pojangmacha

Les alcools : le plus consommé dans les pojangmacha est, sans surprise, le soju 소주, bien que, l’on trouve également, du makgeolli 막걸리 et de la bière맥주.

Les en-cas : au fil du temps, les menus des pojangmacha ont évolué, mais ils restent quelques basiques tels que :

Yache Twigim 야채튀김(légumes frits)

Tteokbokki 떡볶이 (pâtes de riz avec une sauce pimentée)

Odeng오뎅 (pâtes de poisson)

Sundae 순대(boudin noir coréen)

Gyeranmari 계란말이 (omelette)

Hotteok 호떡 (pancake sucré coréen)

Gimbap 김밥

Mandu 만두 (raviolis coréens)

La nouvelle génération de Pojangmacha

Les pojangmacha sont souvent critiqués pour leur manque d’hygiène alimentaire et leur manque de sécurité. De plus, ces dernières années de nombreux concurrents sont apparus tels que « Hanshin Pocha » qui propose la même chose qu’un pojangmacha, mais dans un restaurant. Un autre concurrent, “Solo Pocha,” a pour slogan « vous êtes arrivé seul, mais vous repartirez à deux ».

Alors envie de tester les Pojangmacha ?

 

Source : 일리 있는벽화/ K-Phenomen

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CULTURELes « Pet-café »

28/05/2018

Aujourd’hui, parlons de ce qui est sûrement la plus belle chose que l’on peut trouver en Corée du Sud ! Les temples ? La nourriture ? Les musées ? Non ! Les Koyangi et Kangaji Cafés! Les Koyangi Cafés et Kangaji Cafés (koyangi signifie « ch...

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Aujourd’hui, parlons de ce qui est sûrement la plus belle chose que l’on peut trouver en Corée du Sud ! Les temples ? La nourriture ? Les musées ? Non ! Les Koyangi et Kangaji Cafés!

Les Koyangi Cafés et Kangaji Cafés (koyangi signifie « chat » en coréen et kangaji se traduit par « chien ») sont très populaires en Corée du Sud et surtout à Séoul. Les habitant-e-s raffolent des animaux domestiques et ce marché explose ces dernières années. Actuellement, plus d’un million de Sud-Coréen-ne-s possèdent un animal de compagnie. Néanmoins, la surface (minuscule) de certains appartements en ville ne permet pas toujours de posséder une charmante petite bête.

Ces cafés sont donc là pour vous donner votre dose quotidienne d’amour canin ou félin.

Le principe est simple : on vous demandera tout d’abord de payer une entrée de 8000 wons (environ 5€). Puis on vous exposera quelques règles simple de bonne conduite à tenir avec les animaux : ne pas les réveiller s’ils dorment, ne pas les porter, ne pas les frapper (oui, quand même, merci), n’utiliser que la nourriture et les jouets fournis par le café, etc. Une fois que vous aurez pris connaissance de tout ça (en priant pour que la plaquette qu’on vous aura fournie ne soit pas totalement en coréen) (au pire, il y a des petits dessins généralement) (au pire du pire, vous ferez « oui » de la tête l’air de rien), on vous demandera de vous laver les mains et parfois d’enlever vos chaussures (et mettre des maaagnifiques claquettes en plastique ! Ceci est un appel au peuple sud-coréen : stop au prêt de ce genre de chaussures dans les lieux publics !).

Le prix d’entrée comprend une boisson et au minimum 30 minutes à passer dans le café. Autant dire que vous repartirez surement une à deux heures plus tard comme la plupart des gens. Vous aurez le droit, durant tout ce temps, de caresser, nourrir (moyennant un petit supplément) et jouer avec plein de chats ou de chiens. Et on se prend vite au jeu !

On y trouve, bien entendu, tables et chaises, comme dans tous cafés, mais le reste de la déco n’est qu’une géante salle de jeux pour animaux. Et des animaux, il y en a partout ! Vous êtes cerné-e-s ! Une trentaine de chiens ou chats, de toutes races, se cachent dans tous les coins et ont tous les droits. Il est donc fort probable que vous dégustiez votre thé avec un Shih Tzu (à couette) sur votre table comme si cela était tout à fait normal.

Ces lieux sont parfois sujets aux critiques (manque d’hygiène, trop d’animaux les uns sur les autres, pas assez de soins) mais nous n’avons rien pu vérifier et n’avons rien constaté de problématique. Les cafés étaient à chaque fois propres, les animaux en bonne santé et les propriétaires charmants.

Certains Koyangi Cafés utilisent même des codes couleur pour s’assurer que tout se passera bien et que les clients ne chatouilleront pas Grumpy Cat. En gros, ça fonctionne ainsi : « Ils ont l’air mignon mais faites attention aux chats portants des colliers bleus, ils sont pas commodes ! ». Nous avons pu constater que ces cafés sont généralement remplis, et fréquentés par tout le monde : couples, amis, familles… Nous y avons même surpris certains Sud-Coréens en train d’y travailler durant l’après-midi (allez savoir comment ils réussissaient à être productifs dans un tel lieu) !

 

 

 

Il n’y a rien à rajouter : pour avoir sa dose de chats ou de chiens, ces endroits sont parfaits ! Et il n’est pas difficile de les trouver, ils sont souvent indiqués par de sublimes panneaux très explicites (genre un chat géant). Les Koyangi et Kangaji Cafés restent, néanmoins, typiques des grandes villes sud-coréennes surpeuplées et feraient sûrement bien rire certains habitants de la campagne.

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CULTURELe rose day et le Yellow Day en Corée

15/05/2018

Le 14 Mai est un jour que chacun peut célébrer , que l’on soit en couple ou bien célibataire. Les couples s’offrent des roses afin d’exprimer leurs sentiments, et les célibataires se rassemblent afin de manger des plats au curry jaune. Le jaune est une...

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Le 14 Mai est un jour que chacun peut célébrer , que l’on soit en couple ou bien célibataire.

Les couples s’offrent des roses afin d’exprimer leurs sentiments, et les célibataires se rassemblent afin de manger des plats au curry jaune.

Le jaune est une couleur chaude , qui rappelle le soleil et l’été, ce qui fait du Yellow Day le jour idéal pour des nouvelles rencontres.

Bien que les fleurs de cerisiers aient disparu, le reste des fleurs sont de sorties.

Les couples sont aussi supposés portés des tenues assorties de couleur jaune.


Un petit indice de signification des roses


Roses rouges:
 Amour passionnel
Roses rouges: Un aveu d’amour
Roses blanches: Respect, pureté
Roses bleues: Le miracle
Roses mauves: Amour éternel

Une seule rose : Mon amour n’est que pour toi.
Dix roses : 10+10 en coréen se lit yeol-ryeol, qui signifie “ardemment.”
44 roses: 4+4 se prononce “sa-sa.” “Sa” est la première syllable du mot “sarang” qui veut dire “amour” en coréen. De plus, le terme 44 roses est interprété comme  “amour et amour.”
99 roses: Cela marque un amour infini.

Et comme partout dans le monde une douzaine de roses signifie “ Je t’aime”.

Mais aussi, un bouquet avec des roses de plusieurs Couleurs peut envoyer un message de sentiments intertains mais profonds.

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GASTRONOMIE « Bingsu » , la glace coréenne

24/04/2018

Bing-su, glace râpée coréenne Apres la passion et histoire de la glace râpée en Asie, voici le temps de s'initier aux pratiques. Je vais vous montrer deux recettes, une coréenne et une japonaise. La recette consiste à râper la glace en neige et l...

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Bing-su, glace râpée coréenne

Apres la passion et histoire de la glace râpée en Asie, voici le temps de s'initier aux pratiques. Je vais vous montrer deux recettes, une coréenne et une japonaise. La recette consiste à râper la glace en neige et la couvrir avec des garnitures sucrées de choix.

Sans machine  Dans les villes asiatique, on rencontre de nombreux restaurants spécialisés, fixes ou ambulants. Sinon, avec la machine «  râpe glace  » familiale, facilement trouvable, c'est un jeu d'enfant de fabriquer soi-même cette friandise.

Bon, je suis ici, pas là-bas, vous non plus. L'appareil râpe-glace n'existe pas. Pour la faire à la maison, il va falloir concentrer sur les méthodes sans machine. Certainement plus facile avec, mais tout à fait faisable sans, même si la finesse de la «  neige  » n'est pas aussi fine, ni régulière .

Glaces enrichies La glace à râper traditionnelle est purement de l'eau, tandis que la nouvelle génération est enrichie au lait. Le goût de cette dernière est plus riche, et ça tombe bien pour nous, car elle est friable donc plus facile à travailler sans machine, contrairement à la glace pure eau qui est dure. Les puristes tiennent à la pureté de la glace, son effet rafraichissante est bien plus franc que celle de lactée.

En ajoutant le sucre dans l'eau à geler, on obtient aussi une glace plus facile à casser. Dans ce cas, logiquement, on n'investit moins de sucre dans la garniture.

La glace dernier cri est du mélange d'eau et de poudres de lait. Elle fait de très appétissantes «  Fleurs de neige  », fruit de la magie des additifs  ! Crème, lactose, cellulose, dextrine, etc. les agents qui rendent la texture plus crémeuse, consistante et gourmande visuellement. Cette version est surtout commerciale, non de fait-maison. Certaines mettent un peu de fécule de mais pour obtenir le même effet.

Garnitures La confiture de haricot azuki (anko) avec quelques morceaux de pâte de riz est la plus classique. Les sirops de fruits, riche en colorant, ont été une des friandises les plus populaires chez les enfants en sueur après avoir bien joué dans les ruelles pendant les vacances d'été. Puis, avec les vrais fruits, notamment la pastèque. Et de nos jours, grâce à la banalisation de fruits exotiques, le melon et la mangue font le bonheur des enfants et des adultes. Le laitage, la crème glacée, le lait ou le lait concentré sont assez omniprésentes. Le coté céréales et fruit sec est aussi très apprécié par son apport de goût chaleureux dans cet véhémence glaciale  : poudre d'orge et de soja grillés, des céréales de petit-déjeuner comme corn-flake, ainsi que amande, noix, sésame, entre autres.

Le marketing oblige, la créativité se déborde pour rendre encore plus gourmand  : café, thé, tiramisu, Oréo, flan, pop-corn, chocolat... A peu près tous les sucreries existantes peuvent être potentiellement la garniture.

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TOURISMELe temple stay

21/03/2018

Le templestay est un voyage qui permet de partir à la recherche de soi. Le programme templestay propose avant tout un moment de sérénité pour ses visiteurs, une sérénité rythmée par les doux sons de la cloche depuis les montagnes. Le temple vou...

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Le templestay est un voyage qui permet de partir à la recherche de soi. Le programme templestay propose avant tout un moment de sérénité pour ses visiteurs, une sérénité rythmée par les doux sons de la cloche depuis les montagnes. Le temple vous invite ainsi à un retour sur soi, loin du tumulte de la ville, un moment de détente mais aussi de guérison des diverses blessures de la vie et des moments de stress et d’inquiétude. Nous vous invitons à découvrir la culture traditionnelle de Corée à travers les programmes templestay.

Qu’est-ce que le Temple stay ?

Le programme templestay vous permet de séjourner dans un temple traditionnel en Corée afin de vivre à la manière des résidents du temple et bien entendu de découvrir la culture bouddhique. Au milieu de magnifiques paysages, vous pourrez ainsi découvrir le quotidien des moines bouddhistes tout en vous familiarisant avec quelques-uns des aspects de la culture traditionnelle en Corée.

Programme temple stay

Les programmes des templestay varient en fonction des différents temples, mais chacun d’entre eux propose en général une lecture des écrits bouddhistes, une sensibilisation aux rituels bouddhistes, des séances de méditation, le rituel des 108 inclinaisons, etc. Par ailleurs, il est possible de se familiariser avec l’art culinaire bouddhiste et la dégustation de thés.

Parmi les programmes, on compte également l’activité de fabrication de lanternes. Cette activité vous permet de fabriquer des lanternes en forme de lotus (symbole bouddhiste) qui viennent apporter la lumière dans l’obscurité du monde. Ces lanternes sont en général fabriquées avant le jour anniversaire de la naissance de Bouddha, à savoir avant le 8 avril. Elles viennent ensuite décorer non seulement les temples de Corée mais aussi quelques-uns des grands sites touristiques en Corée. Durant cette fête, de nombreux événements culturels se tiennent en Corée avec notamment le Festival des lanternes de lotus.

 

N’hésitez pas à contacter  Entre Paris et Séoul via le formulaire de contact ou par téléphone pour tout devis.

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CULTURELes fêtes des amoureux en Corée

26/02/2018

Saint Valentin – White day – Black day Saint-Valentin Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux et de l'amitié. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux ...

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Saint Valentin – White day – Black day

Saint-Valentin
Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux et de l'amitié. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d’amour ainsi que des roses rouges qui sont l’emblème de la passion.

White Day
Le jour blanc (White Day), célébré le 14 mars, a été créé au Japon (j'avoue, j'avoue !) et repris par la Corée du Sud (mais aussi par Taiwan et Hong Kong). À cette date les hommes ayant reçu des chocolats lors de la Saint Valentin offrent aux femmes un cadeau en retour. Cela peut être du chocolat blanc, des bijoux ou de la lingerie (de couleur blanche). La valeur (monétaire) de ces cadeaux peut être deux à trois fois supérieure à celle des chocolats de ces dames.

Jour de couleur
Le Black Day (14 avril), les malheureuses et malheureux n'ayant rien reçu lors du 14 février et du 14 mars ont l'habitude de se retrouver au restaurant pour déguster des jajangmyeon (자장면), c'est-à-dire de savoureuses nouilles recouvertes de sauce soja noir.
Ceci est une coutume 100% coréenne.

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CULTUREHaidong Gumdo, l'art martial coréen

20/02/2018

HISTOIRE Le Haidong Gumdo est un art martial centré sur la pratique avec sabre, qui puise ses racines dans les techniques développées par les guerriers du royaume Goguryeo. Sa forme moderne officielle a été synthétisée par le Grand Maître KIM J...

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HISTOIRE

Le Haidong Gumdo est un art martial centré sur la pratique avec sabre, qui puise ses racines dans les techniques développées par les guerriers du royaume Goguryeo. Sa forme moderne officielle a été synthétisée par le Grand Maître KIM Jeong Ho, Président de la World Haidong Gumdo Federation.
Le Haidong Gumdo est construit à partir de mouvements très dynamiques, et la puissance de chacune des techniques capture souvent tant l’oeil du pratiquant que l’imagination de ce dernier. La simple définition de l’art est, en effet, déjà évocatrice : Haidong Gumdo signifie littéralement « la voie du rayon du soleil qui illumine au-delà de la mer de l’Est ».

Cette définition fait référence bien évidemment à l’aspect géographique de la péninsule coréenne et prend en compte les éléments :
-Hai fait référence à la Mer, mais également au Soleil.
-Dong fait référence à l’Est et également au Soleil, spécifiquement l’énergie de la lumière dégagée par le soleil.
-Gum signifie Epée, Sabre.
-Do est utilisé ici pour traduire une approche tant physique que mentale construisant une personnalité forte, en un mot, la Voie.

A la lecture de cette définition, il est maintenant aisé d’avoir une représentation plus précise du niveau d’implication des combattants coréens et de les imaginer, dressés face aux divers envahisseurs traversant les mers. Cette image de guerriers puissants, apprenant à maîtriser les énergies de la nature en utilisant des règles issues des lois naturelles et conservant une attitude irréprochable doit rester gravée dans nos esprits.
Le Président de la World Haidong Gumdo Federation, Grand Maître KIM Jeong Ho reçut l’autorisation officielle de transmettre l’Art. Il décida alors d’en moderniser certaines techniques et l’appela HAIDONG GUMDO®, la voie du sabre traditionnel coréen.
Cet Art patriotique reposant sur des valeurs humaines fut très prisé en Corée, et connut un véritable essor fulgurant, au point que le 25 Novembre 1996, afin de garantir la pérennité de son Art Martial, KIM Jeong Ho crée la World Haidong Gumdo Fédération. La World Haidong Gumdo Federation est représentée actuellement dans plus de 40 pays et compte plus de 900 dojangs en Corée et 3 Millions de pratiquants dans le monde.

En 2010, le Gouvernement Coréen, après d’intenses recherches, a reconnu et établi que le Haidong Gumdo est un Art Martial Traditionnel Coréen et que seule la World Haidong Gumdo Federation dispense l’Art Martial du sabre traditionnel coréen de manière juste et brillante en Corée et partout dans le monde.

Le HAIDONG GUMDO® est une marque déposée, c’est le nom officiel de l’art martial du sabre traditionnel de combat coréen. Aujourd’hui, la WORLD Haidong Gumdo FEDERATION est la seule structure officielle reconnue par le Ministère des Sports de la République de Corée pour la pratique de l’Art Martial du sabre traditionnel coréen 해동검도.

PRINCIPES

 

Le Haidong Gumdo est un art martial à multiples facettes, ouvert à tous et très complet : travail de méditation, respiration, phase de combat, enchaînement codifié, coupe sur divers supports, forme chorégraphiée, et pour les plus experts, pratique à deux sabres et techniques à mains nues…
Le sabre coréen nécessite précision, concentration, gestion du souffle et puissance. Ancré dans l’histoire et les traditions coréennes, cet art martial permet de découvrir et de mieux appréhender des facettes encore méconnues de la culture coréenne.
Un des objectifs principaux du Haidong Gumdo est d’apporter une compréhension profonde des pratiques et des rites traditionnels coréens tout en véhiculant les valeurs essentielles des arts martiaux. Les techniques sont inspirées du tigre, animal emblématique en Corée.
Esprit / Bienséance, Justice, Loyauté, Piété filiale
Corps/Puissance, Endurance, Vitesse, Équilibre
Mental/Courage, Respect, Jugement, Tempérance

 

Association Haidong Gumdo : cours d'art martial , plusieurs écoles en France

http://haidong-gumdo.fr/

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CULTURELes règles de table en Corée

09/02/2018

Les coutumes de table et les ustensiles peuvent varier suivant les pays. Les règles de savoir-vivre à table peuvent donc aussi différer suivant les types de société et de culture. L'usage lors des repas est d'utiliser Sujeo le set de couverts composé d'une c...

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Les coutumes de table et les ustensiles peuvent varier suivant les pays. Les règles de savoir-vivre à table peuvent donc aussi différer suivant les types de société et de culture. L'usage lors des repas est d'utiliser Sujeo le set de couverts composé d'une cuiller et des baguettes plates, toutes deux en métal.

Les manières coréennes de table sont basées sur les principes suivants:

1 /En cas de repas avec des personnes plus âgées, choisissez votre place suivant votre rang social. Le repas ne peut commencer que si les personnes plus âgées prennent leurs cuillères. Essayez de manger au même rythme que les personnes plus âgées. Ne déposez pas votre cuillère et vos baguettes sur la table avant les personnes plus âgées à la fin du repas.

2/Ne tenez pas votre cuillère et vos baguettes dans la même main. Utilisez votre cuillère pour le riz et la soupe.

3/Ne fouillez pas dans le riz ou les plats d’accompagnement avec une cuillère déjà utilisée. Respectez les règles d’hygiène.

4Pendant le repas, ne déposez pas d’os ou de déchets de nourriture sur la table. Enveloppez-les dans une serviette en papier et jetez-les discrètement dans un endroit prévu à cet effet.

5/Utilisez une assiette individuelle pour votre propre nourriture si vous devez partager votre repas à la même table avec d’autres convives. Prenez garde à ne pas émettre de bruits incongrus en mangeant ou en buvant. Évitez également les bruits qui pourraient survenir en heurtant votre cuillère, vos baguettes ou les assiettes.

6/Demandez à votre voisin de vous passer un plat éloigné et évitez de tendre votre bras trop loin.

7/ Après le repas, replacez votre cuillère et vos baguettes à la place où elles étaient au départ. Pliez votre serviette et déposez-la sur la table.

8 /En cas de toux ou d’éternuement pendant le repas, détournez la tête et mettez la main ou un mouchoir devant la bouche pour ne pas déranger vos voisins de table

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SOCIETELe suicide en Corée du Sud

30/01/2018

Le suicide d'une jeune star de la musique pop sud coréenne qui s'est dit "cassé de l'intérieur" lève le voile sur un monde de la K-pop particulièrement éprouvant et sur une société ultra compétitive qui peine à évoluer dans...

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Le suicide d'une jeune star de la musique pop sud coréenne qui s'est dit "cassé de l'intérieur" lève le voile sur un monde de la K-pop particulièrement éprouvant et sur une société ultra compétitive qui peine à évoluer dans sa conception du travail.

"Je suis cassé de l'intérieur. La dépression qui me ronge doucement m'a finalement englouti tout entier. (...) Ne me blâmez pas, mais dites que j'ai bien travaillé." Voici quelques uns des derniers mots laissés lundi par Kim Jong-Hyun, 27 ans. Le suicide du chanteur du boys band SHINee a ému des dizaines de milliers de fans, comme dans le reste du monde. Il révèle la violence des coulisses de la K-pop, cet univers qui va au-delà de la chanson, et d'une société qui commence à peine à évoluer dans son rapport au travail. Entretien avec Philippe Li, avocat à Séoul et très fin connaisseur du pays, ancien président de la Chambre de commerce franco-coréenne.

Comment est vécu en Corée du sud le suicide de Kim Jong-Hyun ?

C'est un choc. Il y a beaucoup de tristesse. Cela a quand même rappelé immédiatement des précédents avec des circonstances très similaires avec d'autres chanteurs, d'autres vedettes, qui pour des raisons diverses n'ont pas supporté une pression vraiment énorme. Même si les jeunes sont quand même avant tout les plus émus. J'ai vu des gens plus mûrs qui n'étaient même pas au courant et ne connaissaient même pas ce chanteur. C'était un des titres en Une des journaux papier mais cela n'a pas fait l'ouverture des journaux télévisés et je n'ai pas vu de manifestation dans les rues. Pas comme pour Johnny Hallyday en France par exemple.
Mais une émotion très vive comme cela ne se traduit pas forcément en Corée du sud par des manifestations, ou des regroupements de population. En revanche, il y a un déferlement sur les réseaux sociaux. D'autant que nous sommes sûrement dans le pays au taux de circulation sur les réseaux le plus intense au monde.

Il y a donc déjà eu plusieurs suicides de ce type ?

Oui. On a vu des cas se répéter depuis une dizaine d'années, une quinzaine d'années. Il y a eu plusieurs artistes, pas seulement des chanteurs. Davantage qu'avant. Et un cas reste emblématique : la mort de l'actrice qui était quasiment la plus en vue à l'époque, Choi Jin-Shil (39 ans) trois semaines après le suicide d'un autre acteur. Cela avait crée un raz-de-marée émotionnel et médiatique.

[ndlr : En 2010, l'actrice Park Jin-Hee publiait une thèse sur la dépression et le suicide chez les acteurs. D'après elle, 20% des acteurs et actrices auraient déjà acquis des drogues et des produits médicamenteux pour se suicider. Et dès 2014, Suga, membre du célèbre groupe BTS a aussi commencé à parler de sa dépression, alors qu'une candidate de télé-réalité se suicidait en plein tournage.]

Et ce cumul de suicides ne remet pas en question le modèle de la société sud coréenne ?

Sur le système, non. Il n'y a pas de remise en cause claire. Parce que le système, finalement, est rodé. Beaucoup de gens savent que ce n'est pas le plus épanouissant ni le plus exemplaire. Mais c'est un modèle qui a fait ses preuves et fonctionne dans cette société très confucianiste qui prône un certain nombre de valeurs primordiales, dont une valeur clé : le travail. En revanche, on observe un mouvement sociétal, une aspiration à vivre différemment, mieux. Avec un peu plus de temps libre et d'initiative personnelle. Les jeunes n'ont plus les mêmes réflexes et ne vivent plus de la même manière que les anciennes générations. Des gens prennent leur weekend aujourd'hui, qui prennent des vacances et qui le disent. D'ailleurs, le nouveau président élu a fait savoir publiquement il y a quelque temps qu'il allait prendre des vacances et a tancé publiquement des ministres qui étaient à leur poste alors qu'il était en vacances !

Diriez-vous que le monde de la K-pop est en question ?

Je pense qu'une réflexion va tout de même avoir lieu dans les milieux concernés face à cette exacerbation inouïe et insupportable pour les jeunes. Des éditorialistes viennent d'émettre les plus grandes réserves face à cette situation tragique. Mais est-ce que les producteurs, chaînes de télé ou autres, infléchiront le mouvement, par rapport aux enjeux financiers et à des modèles éprouvés ? J'ai un peu de mal à le croire. En tout cas à court terme. A long terme, le système pourrait bien être moins "carcéral" pour les jeunes talents. Quant au public, j'ai du mal à penser qu'il va se détacher de la K-pop.
C'est un système très spécifique qui a percé à la fin des années 2000, avec des jeunes sélectionnés à leur plus jeune âge et formés suivant des techniques draconiennes et répétitives voire spartiates : plus de vie privée, 3 ou 4 heures de sommeil par nuit et constamment sous pression. Avec toujours les mêmes ingrédients de base : musique pop, des jeunes beaux et dynamiques, une chorégraphie très sophistiquée. Donc pour ces jeunes-là, la clé de la réussite et la percée dans le grand public et dans les médias passent par ce parcours-là. Et pour valoriser l'image de la Corée, les autorités ont surfé sur cette vague qui au début apportait un souffle nouveau d'air frais, dans la musique et le spectacle au niveau mondial.

Les autorités justement, ont-elles réagi ?

Non, à ma connaissance, il n'y a pas eu de réactions officielles. Mais il ne faut pas en conclure pour autant que les autorités sont indifférentes. L'exécutif ou les pouvoirs publics ne réagissent pas nécessairement spontanément et de manière automatique face à certains événements de société. Il faut vraiment des situations politiques majeures pour voir des prises de position et des communiqués officiels. Il y en a moins ici qu'en France ou dans la plupart des pays européens.

Aucune réaction, même à propos de la question du suicide ?

Je ne pense pas, parce que c'est une question très sensible évidemment, pour les raisons que l'on peut imaginer. Mais ce n'est pas complètement tabou non plus dans le pays. Les gens savent qu'il y a beaucoup de suicides, avec d'ailleurs le nombre le plus important au sein de l'OCDE. On en parle à la télévision ou sur internet, pour des personnes dans différentes franges de la population : des lycéens, des vedettes, des hommes d'affaire expérimentés, des politiques. Aucune profession ni catégorie d'âge n'est épargnée. On est dans un pays où l'on vit continuellement sous pression depuis très longtemps. Dans sa vie professionnelle et personnelle. La réussite accélérée de la Corée c'est aussi ça. C'est vrai que cela provoque beaucoup de dysfonctionnements et des cas malheureusement tragiques, mais c'est connu et les Coréens l'appréhendent complètement. C'est essentiellement perçu comme des coups du sort, comme un train qui déraille en quelque sorte. Les gens estiment que certains jeunes pas aguerris, formés, préparés, à cette bataille mentale craquent

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CULTURELe mythe de Tangun, fondateur de la Corée

17/01/2018

La mythologie coréenne fait référence aux histoires transmises de générations en générations dans la région géographique de la péninsule coréenne et ses nombreuses iles. Les motifs de la mythologie coréenne se retrou...

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La mythologie coréenne fait référence aux histoires transmises de générations en générations dans la région géographique de la péninsule coréenne et ses nombreuses iles. Les motifs de la mythologie coréenne se retrouvent dans d’autres mythes d’Asie de l’Est, ce qui leur confère une portée culturelle plus large.
La majorité des mythes décrits dans le Samguk Yusa (Gestes mémorables des trois royaumes) et les autres textes concernent la fondation de la Corée, car  la mythologie de la fondation des anciens royaumes est en partie inclue dans l’Histoire. Les mythes transmis oralement proviennent principalement de la tradition chamanique. Depuis l’antiquité, celle-ci a toujours été très présente en Corée, et aujourd’hui encore les chamanes racontent l’origine du monde et des divinités au cours des rituels.

Le mythe le plus célèbre sur la création de la Corée est celui de Dangun, qui raconte l’histoire du début de l’ancienne époque de Joseon. Hwanung, fils de Hwanin, Dieu du ciel dans le mythe de Dangun, descend sur Terre et y épouse Woongnyeo, originaire du clan des ours ; leur fils, Dangun, crée la Corée. Jumong de Goguryeo, Hyeokgeosae de Shilla et Suro de gaya sont d’autres figures mythiques  de l’histoire coréenne. Ils sont tous nés d’un œuf. Les héros du mythe fondateur de Tamra de l’île de Jeju portent les noms de famille Go, Yang et Bu. Wanggun et Yi Seong Gae, fondateurs de Goryeo et de Joseon, ont eux aussi pris place dans des récits mythiques publiés dans les livres Godaesa (Histoire ancienne) et Le chant des dragons volants, un éloge funèbre de 125 cantos et 248 poèmes. Ces histoires justifient la création des royaumes en chantant l’éloge de leurs fondateurs.

La mythologie chamanique, transmise oralement, a une longue histoire en Corée. On dénombre de multiples histoires. On peut citer les mythes fondateurs, comme « Changsaega », « Shirumal » ou « Princesse Bari » ; « Seongjo Puri », sur la divinité protectrice de la maison Gataek ; ou « Ireolnoripunyeom », qui raconte l’origine du soleil et de la lune. Tous ces mythes se sont transmis dans la péninsule coréenne.

L’ile de Jeju peut se vanter d’être le berceau de la mythologie chamanique puisqu’on y trouve des preuves de nombreuses divinités et des autels. On y dénombre plus de 500 mythes chamaniques. De plus, les récits d’autels (dang) et les divinités ancestrales de Jeju ne se retrouvent nulle part dans la péninsule. La mythologie de l’autel retrace la généalogie de la divinité principale honorée à chaque autel en particulier, alors que les mythes sur les divinités ancestrales parlent de l’origine de ces divinités mêmes. Les mythes les plus représentatifs de Jeju sont « Cheonji Wang Bonpuri », qui raconte la fondation de l’ile, « Samseung Halmang Bonpuri », sur l’origine de Sanyukshin, Dieu protecteur de la naissance et des enfants, et « Saekyeong Bonpuri », reprenant l’histoire du Dieu de l’agriculture. Parmi les mythologies dang liées aux autels, les plus célèbres sont « Songdang Bonpuri » et « Gwaenwaegitdang Bonpuri », ainsi que « Yangimoksa Bonpuri », mythe célèbre des esprits anciens.

Les mythes fondateurs de la Corée ont leurs caractéristiques propres selon qu’ils viennent du Nord ou du Sud de la péninsule, ou même de l’ile de Jeju. Les mythes de Dangun et de Jumong, qui viennent du Nord, mettent tous deux en scène la figure du père qui descend du ciel pour se marier avec la mère symbole de la Terre, et ce afin de créer un royaume. Hwanung, fils d’un Dieu, épouse Woongnyeo, divinité d’un clan d’ours, pour fonder l’ancien Joseon, et Haemosu, fils d’un Dieu, épouse Yuhwa, fille du Dieu du fleuve, pour fonder Goguryeo. Dans les deux cas, chaque parent symbolise le clan étranger et le clan indigène. Parallèlement, dans les mythes fondateurs des régions du Sud, ceux de Shilla et de Gaya, les pères fondateurs descendent du ciel sous la forme d’un œuf. C’est l’enfant né de l’œuf qui grandit et devient roi, avec l’accord de tous les clans. Ainsi, Shilla comptait six clans, et Gaya dix. Le mariage n’a lieu qu’après le couronnement du roi. Contrairement à la fondation du royaume qui fait suite à une conquête dans le Nord, les royaumes de Shilla et Gaya résultent de la coalition des différents clans. Le mythe de Tamra de l’ile de Jeju se caractérise par le fait que les trois pères fondateurs sortent de terre et épousent des princesses venues par bateau de l’étranger, ce qui met en valeur la géographie maritime de l’ile.

La mythologie chamanique de Corée possède une qualité spatiale particulière. Dans les mythologies d’Asie Centrale, le monde du dessous et le monde du ciel apparaissent comme des endroits, alors que pour la Corée chamanique, il n’existe aucune description physique d’un « monde du dessous ». Néanmoins, les qualités imaginatives de l’Inde d’aujourd’hui sont très développées, à l’exemple de « Princesse Bari ». Afin de sauver ses parents malades, Bari s’engage dans un voyage dans l’au-delà. Mais dans le royaume de la mort, il existe une fleur qui sauve la vie et de l’eau. Dans la mythologie chamanique, l’au-delà symbolise l’origine de la vie.

L’autre caractéristique des mythes chamaniques est qu’ils concernent la famille pour la plupart. A l’exception des mythes fondateurs, les mythes qui racontent l’histoire des différentes divinités sont tous des histoires de famille. Dans « Princesse Bari », on trouve le thème de l’enfant abandonnée pour n’être qu’une fille de plus. Les autres filles refusent de chercher des médicaments pour les parents malades, et c’est Bari, l’abandonnée, qui va partir à la recherche de ces médicaments. « Seongjushinga », mythe fondateur de la divinité Gataek, raconte l’histoire d’une épouse sage qui résout la crise de son mariage due à l’absence de son mari, tout comme la bêtise de ce dernier. « Samgong Bonpuri », mythe chamanique de l’ile de Jeju, parle d’une fille jetée dehors par ses parents pour leur avoir tenu tête, qui épouse un homme digne et devient riche, pour finalement se porter au secours de ses parents devenus aveugles et sans ressources.

Comme nous l’avons vu dans les mythes cités précédemment, les divinités sont souvent des êtres humains à l’origine. Princesse Bari, qui venait d’un royaume imaginaire nommé Blaguk devient la divinité Ogu, qui a pour mission de guider les défunts dans l’au-delà. Hwang U Yang du mythe « Seong Jushinga » et son épouse étaient aussi des humains ordinaires, avant de devenir les divinités Seongju et Teoju. Dans « Samgong Bonpuri », Gamunjangagi était la fille de Gangiyoungseong et Hongunsocheon avant de se changer en divinité du destin. Tout comme les défunts sont honorés comme des divinités ancestrales lors des rituels coréens, les hommes ordinaires qui deviennent des divinités sont l’un des traits communs des mythologies chamaniques.

On trouve une influence marquée du taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme dans les mythologies chamaniques de Corée. L’empereur de Jade de la tradition taoïste apparait comme la plus grande divinité, aux côtés d’officiers et de jeunes filles venus des cieux. Le Bouddha du futur apparait dans les mythes fondateurs, et Shakyamuni aussi : quand le héros est en danger, Shakyamuni ou le Bodhisattva l’aide en le guidant. Dans les mythologies chamaniques, les valeurs confucéennes se retrouvent dans la figure du père autoritaire, symbole patriarcal, et des enfants emprunts de piété filiale. Comme les mythologies chamaniques ont circulé pendant de nombreuses années, elles se sont imprégnées des enseignements des anciennes religions.

Dans le passé, on ne s’intéressait pas au contenu profond des mythes coréens. Ils n’étaient que des sujets de recherche pour les universitaires, interdits d’accès au grand public. Mais l’intérêt pour la mythologie coréenne a pris son envol dans le public dans les vingt dernières années. Plusieurs raisons peuvent expliquer cet engouement. D’abord, suite à la démocratisation de la Corée, on a connu un intérêt grandissant pour ce qui allait au-delà de la réalité du quotidien. En même temps, la situation a côtoyé le développement d’internet et l’avancée des techniques cinématographiques, ce qui a augmenté l’intérêt des populations pour la mythologie. De plus, le scepticisme face à l’idéologie « humaniste » de l’époque moderne a encouragé au retour vers les mythes. Lorsqu’ils se sont rendu compte que l’amélioration technologique n’amenait pas nécessairement le bonheur, les gens ont également senti le besoin de se tourner vers le monde mythologique, que les sciences et la technologie ne sont jamais parvenus à expliquer.

En parallèle au retour de la mythologie, on a assisté à une production massive de livres sur le sujet, dédiés au grand public. Ceux-ci expliquent de façon simple les mythes chamaniques et explorent la question de la mythologie coréenne selon différents thèmes. Afin de mieux comprendre la mythologie coréenne, il faudrait produire plus de livres universitaires sur le sujet, basés sur des recherches, ou des approches comparatives des motifs récurrents comme « la descente du ciel », « la naissance d’un œuf » ou « la naissance de parents divins ».

La mythologie coréenne n’a jamais beaucoup attiré les étrangers, et beaucoup la considèrent comme un morceau des mythologies chinoises ou japonaises. Pourtant, la mythologie coréenne n’est pas un simple thème dans des livres, elle est encore vivante et s’exprime lors des rituels chamaniques qui ont encore lieu aujourd’hui. Comme indiqué plus haut, il existe diverses divinités et encore plus d’histoires à leur sujet. La mythologie coréenne est un messager de la culture coréenne au-delà des âges, prête à nous offrir des histoires à même d’enrichir nos vies présentes.
Source : KEULMADANG n°26

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CULTURELes réseaux sociaux en Corée du Sud

05/01/2018

Naver, Facebook, Kakaotalk &Co : le choc des Titans En quelques années seulement, Facebook est devenu le leader incontournable des réseaux sociaux à travers le monde. Il va sans dire qu’avec sa récente acquisition, en Février dernier, de Whatsapp pour la...

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Naver, Facebook, Kakaotalk &Co : le choc des Titans

En quelques années seulement, Facebook est devenu le leader incontournable des réseaux sociaux à travers le monde. Il va sans dire qu’avec sa récente acquisition, en Février dernier, de Whatsapp pour la modique somme de 19 milliards de dollars, le géant américain s’offre une place en or sur le marché de la messagerie mobile instantannée. Un marché en rapide expansion, qui compte chaque jour des millions d’initiés sur smartphone, via Whatsapp, WeChat ou encore Viber.

Commençons par un petit tour d’horizon. Tout comme ses voisins Japonais et Chinois, la péninsule a développé ses propres géants du net, qui ont longtemps dominé le marché national et asiatique, avec entre autres Naver, Line et me2Day (NHN Corporation), Cyworld et Nate (SK Communications) ou encore Kakaotalk.

Naver, l’équivalent coréen de Google, représente actuellement 70 à 80% du marché, loin devant Google et Daum (2e portail et moteur de recherche coréen). Sept recherches sur dix s’effectuent sur Naver. Il a donc de l’avance sur le territoire et a les atouts pour sécuriser son statut de leader : avantage de la langue, référencement et pages de résultats efficaces et adaptées mais surtout, pionnier à plusieurs reprises notamment dans l’affichage des résultats par catégories (News, Images, Vidéos, Blog, Sites) ou le service de Questions/Réponses Jisik In, type Yahoo Answers. Naver Corp possède également Line et me2Day, les équivalents coréens respectifs de Whatsapp et Twitter.
Dans la catégorie Blog, bien que Naver et Daum soient largement présents, c’est Cyworld qui a rencontré le plus grand succès avec plus de 25 millions d’utilisateurs depuis sa création en 1999. Avec sa forme intéractive, il fut le premier à mettre en relation des amis via le réseau, proposer des pages personnelles et personnalisables appelées MiniHompy et des achats virtuels par le biais d’acorns, la monnaie virtuelle de Cyworld. Le site est devenu un phénomène de société que l’on retrouve également sur les écrans, à travers le film « My Boss, My Teacher » en 2005 et donna même naissance à de nouveaux mots dans le dictionnaire coréen. Cependant, la Cyworld mania s’essoufle et connait son pic en 2011 avec l’émergence de nouvelles tendances locales et mondiales. Les Coréens veulent un réseau élargi au delà de ses frontières et des plateformes plus flexibles et adaptées à leurs nouveaux smartphones, ce que propose Facebook, en pleine expansion en Asie Pacifique.
La ruée vers Facebook est toutefois limitée. Le réseau semble avoir une attractivité moindre dans la mesure où peu d’utilisateurs coréens sont présents et actifs. Le réseau semble avoir une attractivité moindre dans la mesure où peu d’utilisateurs coréens sont présents et actifs. On lui préfère Kakaotalk, bel et bien adapté à la révolution mobile.


Certes, ce dernier n’est pas des plus internationaux, mais dans la catégorie réseau social mobile, il excèle et surpasse Facebook et Whatsapp (US) ou encore, WeChat (Chine) en terme de services. Vous l’aurez compris, il ne se contente pas d’offrir une plateforme de messagerie instantanée mais il met aussi à disposition KakaoStory, l’équivalent de Facebook, où peuvent intéragir les amis, aimer et liker, poster des statuts et des photos avec des outils dignes d’Instagram. C’est aussi une plateforme de jeux tels que Anipang, dont les plus adulés forment la quasi intégralité du Top 25 coréen, et une plateforme d’achats à la fois virtuels et réels tels que les Gifticons. Les Gifticons sont des sortes de coupons pour des biens de consommation allant du simple café Starbucks aux bijoux à 600$ pièce, que l’on peut offrir à ses connaissances. Sur présentation du bon en boutique, ils se voient remis leur cadeau. Si Kakaotalk s’intéresse principalement à ses utilisateurs, il ne laisse pas les marques et les célébrités en reste puisque la fonction Plus Friend leur offre un outil marketing sans équivoque pour atteindre les consommateurs coréens toujours plus connectés. Kakaotalk compte aujourd’hui plus de 133 millions d’utilisateurs actifs, a dépassé Naver en terme de valeur et pèse 2,5 milliards de dollars, à quelques mois de son entrée en bourse, prévue pour Mai 2014.
L’univers digital coréen est un environnement en constante mouvance auquel les géants Made in Koreasemblent s’adapter plus rapidement à travers la recherche perpétuelle de nouveaux services et une mise en application quasi instantannée, qui leur vaut souvent le statut de pionnier. Enfermer ses idées au fond d’un laboratoire ou les tester sur son marché : les Coréens ont vite fait le choix. A l’heure où vous me lisez, une nouvelle app tendance est probablement déjà sur le point de détrôner Kakaotalk… Bienvenue à Line ?

 


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CULTURELe mariage en Corée du Sud

12/12/2017

Les cérémonies de mariage en Corée se sont occidentalisées et sont devenues presque les mêmes cérémonies que dans le reste du monde. L’expansion du christianisme en Corée en est la cause. Ce nouveau type de cérémonie (pour la...

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Les cérémonies de mariage en Corée se sont occidentalisées et sont devenues presque les mêmes cérémonies que dans le reste du monde. L’expansion du christianisme en Corée en est la cause. Ce nouveau type de cérémonie (pour la Corée) est apparu pour la première fois en 1892. Mais en fait, la cérémonie traditionnelle de mariage est très différente de la cérémonie contemporaine.

Avant le mariage

Bien avant le mariage, le processus commençait par 4 étapes. La première s’appelle uihon 의혼. Autrefois, on faisait primer l’avis des familles sur la volonté du couple. On choisissait l’époux, ou l’épouse, en fonction du statut de sa famille. La famille de la mariée faisait appel à une entremetteuse, en général une femme, qui s’adressait à la famille du marié. Son rôle était de présenter la famille de la mariée à celle du marié. Elle permettait l’échange des renseignements entre les deux familles : la richesse, le pouvoir, la lignée, etc. Dans la plupart des cas, la famille acceptait la demande en mariage parce qu'au préalable la courtière avait examiné le niveau social respectif des deux parties.

On appelle la deuxième étape napchae 납채. C'est l’envoi d’un document que l'on appelle sajudanja 사주단자. Il mentionnait l’année, le jour et l’heure de naissance du marié. Ils étaient importants parce qu'à partir de ces chiffres, on pouvait déterminer l’harmonie du couple et la bonne fortune de leur futur enfant. La famille du marié envoyait donc sajudanja, puis la famille de la mariée consultait un devin et renvoyait une lettre avec la date choisie pour la cérémonie et la date de la réception de ham 함.

La lettre de promesse de mariage

 Nappye 납폐 est l’envoi de ham à la famille de la mariée, en général la veille de la cérémonie ou le jour du mariage. Ham est un coffre qui contient des cadeaux. Les contenus de ham varient un peu dans chaque région. Par exemple, dans le ham de Séoul, il y a trois choses : un petit sac jaune avec du coton, du soja et des haricots rouges ; de la soie rouge et de la soie bleue pour confectionner la jupe de la mariée; et enfin la lettre de promesse de mariage. Cette lettre est très importante, on la garde toute sa vie et on la met même dans le cercueil avec le corps de l'épouse à sa mort : les concubines ne pouvaient pas l’avoir. On empaquette cette lettre soigneusement avec de la soie rouge et noire et trois cordons. En dernier lieu, le coffre est emballé avec une étoffe de soie rouge et on fait un noeud avec des franges couleur d’or (symbole du bonheur). Les amis du marié portent ham chez la mariée.

Le déplacement du marié pour la cérémonie du mariage est appelé chinyoung 친영. Généralement, le marié monte à cheval et les spectateurs marchent à ces cotés. Ils jouent de la musique, discutent ou souhaitent du bonheur au couple, mais la mariée doit rester stoïque.

La cérémonie de mariage

Le mariage est constitué en six cérémonies.
D'abord, chojarye 초자례 qui célèbre la grâce des ancêtres et des parents des nouveaux mariés. Il annonce le mariage aux ancêtres avant la sortie de la maison familiale. Ceci se passe le matin du jour du mariage.

La deuxième cérémonie, chonyeorye 초녀례 ressemble à chojarye, mais elle s'adresse plus directement aux parents. C'est une promesse des mariés de suivre l'enseignement moral des parents. En fait, on faisait chojarye et chonyerye avant chinyoung, mais les coréens considéraient le mariage vrai à partir de ces deux étapes.

La troisième cérémonie est jeonanrye 전안례, ou cérémonie de l'oie. Le marié donne une oie à la mariée, il l'apporte directement chez elle. L'oie pond beaucoup d'oeufs, elle est le symbole de la fecondité féminine. En plus, cette cérémonie assure aux mariés une longue vie commune, et bonheur et prospérité à leurs descendants.

Le quatrième cérémonie est gyobairye 교배례. C'est la première rencontre et les premières salutations entre les deux futurs époux. D'abord, la mariée fait une révérence au marié deux fois, ensuite le marié lui rend ses salutations une fois. Puis, elle fait encore deux révérences, et enfin, il lui répond une fois.

La cinquième cérémonie, geunbairye 근배례 est un rite où les nouveaux mariés partagent et boivent de l'alcool dans des godets et des calebasses. L'alcool bu d'un godet signifie que les mariés deviennent époux, et l'alcool bu d'une calebasse représente l'harmonie du couple.

La sixième cérémonie, c'est hapgoongrye 합궁례, durant laquelle les époux relient leurs corps, ce qui est le vrai sens du mariage. La place du marié est à l'est et celle de la mariée est à l'ouest sur leur couche commune, dans la chambre nuptiale. Quand ils passent leur première nuit ensemble, ils deviennent alors un véritable couple.

Le mariage traditionnel en Corée

Pour cette première nuit, les mariés se retirent dans une chambre décorée, à l’intérieur de la maison de la mariée. D'abord, les gens de maison enlèvent une partie du haut du vêtement de la mariée. Puis le serviteur de la mariée dévêt la veste du marié, et le serviteur du marié celle de la mariée. Enfin, les gens de maison s’en vont. Le marié dépouille le reste des vêtements de sa nouvelle épouse et ils se mettent dans les draps. Traditionnellement, ils ne pouvaient alors plus quitter la chambre nuptiale jusqu’à l’aube.

Après le mariage

Après être resté pendant trois jours dans la demeure de sa belle-famille, le marié rentre chez lui, où ses parents attendent de rencontrer leur bru. Il mène le cortège à dos de cheval, suivi par son épouse dans un palanquin. C'est ce qu‘on appelle woogwi 우귀. Le jour du woogwi, l'épouse dresse la table avec des plats et du vin de riz qu'elle a rapporté de chez elle. Elle fait ses premières salutations aux parents de son mari, devenus sa nouvelle famille. Elle devient l’élément central qui gère la famille et se charge du culte aux ancêtres et de l'éducation des enfants. L'époux devient le père de famille et doit se consacrer à assurer la subsistance financière du couple, leur confort matériel.

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CULTURELe service militaire en Corée du Sud

23/11/2017

La Corée du sud est l’une des armées les plus importantes au monde en terme d’effectif. En 2013, l’armée sud-coréenne compte plus de 5 100 000 soldats. L’armée est constituée de 4 branches : Armée de terre sud...

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La Corée du sud est l’une des armées les plus importantes au monde en terme d’effectif. En 2013, l’armée sud-coréenne compte plus de 5 100 000 soldats. L’armée est constituée de 4 branches :

  • Armée de terre sud-coréenne (대한민국 육군)
  • Force aérienne de la République de Corée (대한민국 공군)
  • Marine de la République de Corée (대한민국 해군) (équivalent à la NAVY)
  • Le corps ou l’infanteriedes Marines de la République de Corée (대한민국 해병대) (similaire aux  MARINES américains)


Le service militaire en Corée du Sud est à ce jour encore obligatoire. En effet, il est l’un des 4 devoirs constitutionnels (les impôts, le travail, l’éducation) des citoyens coréens. Les hommes coréens doivent faire  leur service militaire entre 18 et 36 ans. Ce service dure environ 2 ans.

Ils existent deux types de services : service actif ou service non actif.

Le service actif consiste à entrer dans l’une des 4 branches de l’armée,  alors qu’un service non actif consiste à rendre service à la société en travaillant pour un service public (police, pompier,…).

La durée du service militaire varie selon la voie choisie.


Pour un soldat en service actif, la durée est de :

  • Armée de terre sud-coréenne : 21 mois
  • Force aérienne de la République de Corée : 24 mois
  • Marine de la République de Corée : 21 mois
  • Corps des Marines de la République de Corée : 23 mois

Pour un soldat en service non actif, la durée peut varier de 24 mois à 36 mois.

Le service militaire coréen est donc de nos jours l’un des plus longs.

Il semblerait que la durée du service varie selon la difficulté du service. En effet, les MARINES  ont la réputation de subir l’entraînement le plus difficile. D’ailleurs c’est le seul service que l’on peut joindre en tant que volontaire seulement. Malgré la difficulté, le prestige et la renommée dont jouit cette branche sont importants.  En effet, on peut les considérer comme une élite car pour pouvoir réussir à suivre un tel entraînement, il faut avoir une force physique et un mental hors du commun.

Le service militaire étant d’une grosse difficulté, les Coréens surnomment les personnes exemptées du service  les « fils de dieu ». Les personnes qui cherchent à échapper au service militaire de manière frauduleuse sont méprisées et très critiquées par la société coréenne. Ceci est considéré comme étant une offense majeure. Le service étant obligatoire pour tous, les Coréens.

Entre 2003 et 2013, environ 6000 personnes ont refusé de faire leur service militaire. Le refus de faire son service militaire peut avoir pour conséquence un emprisonnement d’environ 18 mois.

Comme ce fut le cas en avril 2013, un jeune homme de 21 ans a été condamné à une peine de 18 mois pour avoir refusé de faire son service militaire.

La Corée du Sud est toujours en guerre avec la Corée du Nord. La guerre de Corée s’est finie en 1953 par un armistice et non pas par un accord de paix. De plus les attaques de la Corée du Nord, depuis 2010, font que l’armée sud-coréenne est toujours active.

Tant que les deux pays ne seront pas en paix, ce sujet sera sûrement toujours sensible pour le peuple sud-coréen.  En attendant  que la situation s’améliore entre les deux pays, PILSEUNG (필승) : victoire, salut militaire coréen !
Source : Bonjour Corée 

 

A titre d'information, voici une petite liste des célébrités s'étant engagées dans l'armée en 2017 pour effectuer leur service militaire :
T.O.P du groupe Big Bang

Ji Chang Wook
Lee Min Ho
Jang Geuk Suk
Kyunhyun du groupe Super Junior
Ou encore Taecyeon des 2PM

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CULTURELes « pyunuijum», ces épiceries coréennes 24h/24

02/10/2017

Nous aimerions vous presenter ce que l'on appelle les convenience store. Nous avons entendu dire que ce mot n'existe pas en France. Quand Eunbee est arrivée à Vichy, lors de son séjour en France. Elle n'a rien pu manger car elle est arrivée un samedi, et tout était...

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Nous aimerions vous presenter ce que l'on appelle les convenience store. Nous avons entendu dire que ce mot n'existe pas en France. Quand Eunbee est arrivée à Vichy, lors de son séjour en France. Elle n'a rien pu manger car elle est arrivée un samedi, et tout était fermé. Ce fut son premier dépaysement.

En Corée, en revanche, on peut partout trouver ces établissements ouverts 24h/24. Par exemple, aux alentours de notre université, il y a au moins 10 convenience store. Ils sont ouverts à toute heure et c'est vraiment très pratique. D'abord, on peut y acheter des biscuits salés et sucrés, des boissons dont de l'alcool, et puis étonnamment, on peut même y prendre son déjeuner. Ils vendent des casse-croûtes et même du café.

Chaque mois, il y a des événements promotionnels du type pour un acheté le second est gratuit. Et depuis la modification d'une loi, on peut aussi y acheter des médicaments de première urgence. Ce que nous préférons le plus, ce sont les hot-dogs coréens. Ils sont délicieux et pas chers du tout(1600 won). Nous vous recommandons aussi de goûter ce plat surgelé.

En tout cas, c'est triste que quelqu'un doive travailler toute la nuit pour s'occuper de ces magasins, qui sont ouverts 24h sur 24. Aujourd'hui, toutes les nuits, la lumière de ces établissements brille de milliers de néons et de LED. Ces lumières illuminent les villes coréennes

Si vous avez faim au milieu de la nuit, ne vous inquiétez pas. Vous pouvez commander une pizza, un poulet frit, etc. par téléphone ! Ils seront livrés chez vous en quelques dizaines de minutes. Et pour connaître les numéros et les informations de ces restaurations à domicile, il y a deux façons de se les procurer : des brochures de livraison et des applications sur smartphone. Les brochures de livraison sont gratuitement offertes tous les mois. Elles sont distribuées devant les portes, sinon elles sont mises dans les entrées des appartements, à côté des ascenseurs. A chaque page, on y trouve des informations sur les prix et les menus. Saisissez le numéro de téléphone de ces "restaurants", et commandez par téléphone.

En plus, on peut utiliser des applications sur smartphone. C’est comme avec les brochures. Mais, elles ont un autre avantage : les gens peuvent écrire leurs opinions sur ces restaurants après avoir mangé.

D'autre part, il y a une émission, qui nous montre la vie quotidienne de gens célèbres : "Je vis seul" (나혼자 산다), où Fabien, une star française de la télévision coréenne, a invité un jour, ses amis français en Corée. Pour leur monter la culture coréenne, il les a emmenés dans un des parc au bord du fleuve Han (한강) qui se situe au centre de Séoul, il a emporté une natte et il a commandé des plats qui sont aussitôt arrivés là où ils s'étaient installés ! Tous ses amis ont été surpris ! Un de ses amis a dit : "En France, on livre des plats aussi, mais il faut attendre plus longtemps".

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CULTURE« Suneung », le baccalauréat sud-coréen

12/09/2017

Si le bac reste une institution en France, le "suneung" est l'examen d'entrée à l'université en Corée du Sud dont les notes obtenues vont déterminer si un élève peut, ou non, intégrer un établissement, plus ou moins, prestigieux.Toute la...

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Si le bac reste une institution en France, le "suneung" est l'examen d'entrée à l'université en Corée du Sud dont les notes obtenues vont déterminer si un élève peut, ou non, intégrer un établissement, plus ou moins, prestigieux.
Toute la vie scolaire d'un jeune sud-coréen tend vers cette fatidique journée d'examen, où le pays entier est mobilisé. La dramatisation de cette journée illustre la pression concurrentielle du système éducatif sud-coréen.

Cinq matières en une journée

Les élèves entrent en salle d'examen à 8h30 et ils y restent jusqu'à 17h30. Ils répondent à des QCM (questions à choix multilpes) dans cinq disciplines, le coréen, les mathématiques, l'anglais, une 2ème langue étrangère et un sujet au choix entre sociologie, sciences ou technique. L'examen a lieu en novembre. Plus de 600 000 élèves ont planché en 2016. Les résultats sont rendus en décembre.

Le pays retient son souffle

Pour permettre aux élèves d'arriver à l'heure dans les centres d'examen, toutes les administrations, la plupart des entreprises privées et même la bourse, ouvrent leurs portes avec une heure de retard, à 10 heures. Car il faut laisser la voie libre aux candidats dans la rue et dans le métro.
14 000 policiers sont mobilisés pour assurer une bonne circulation. Et il existe même un numéro d'urgence pour les retardataires. On l'appelle et un policier vient chercher l'élève chez lui pour l'amener dans son centre d'examen. 

Chut !

Par ailleurs, il ne faut surtout pas faire de bruit pour ne pas déranger les candidats. Ainsi, les travaux sont suspendus sur les chantiers de construction et la circulation des poids-lourds est interdite près des lieux d'examen.
Pour couronner le tout, en début d'après-midi, pendant une demi-heure, les atterrissages et décollages sont carrément interdits dans tous les aéroports pendant les épreuves de langues car les candidats écoutent des enregistrements.

Pleurs et prières

Chaque année, les chaines de télévision montrent des étudiants en larmes au moment de quitter leurs parents, qui ne sont pas très fiers eux non plus. Dans la foulée des embrassades dignes d'une tragédie, beaucoup de parents filent directement dans les temples ou les églises pour prier. Certains parents commencent à aller au temple trois mois avant l'examen afin de mettre toutes les chances du coté de leur progéniture.
Tout cela pourrait prêter à rire si l'obsession de réussite scolaire de la Corée du Sud ne menait pas certains de ses enfants à la dépression ou au suicide en cas d'échec au terrible "suneung".

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CULTURELes trois royaumes de Corée

24/08/2017

L'expression Trois royaumes de Corée, « Samguk » (dates traditionnelles : 57 AEC. - 668 EC), désigne la période de l'histoire coréenne, qui vit le développement des royaumes de Koguryŏ(고구려), Paekche (백제) et Silla (신라), dans la p...

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L'expression Trois royaumes de Corée, « Samguk » (dates traditionnelles : 57 AEC. - 668 EC), désigne la période de l'histoire coréenne, qui vit le développement des royaumes de Koguryŏ(고구려), Paekche (백제) et Silla (신라), dans la péninsule coréenne et en Mandchourie. D'autres petits royaumes et États tribaux coexistèrent avec ces trois royaumes, dont la Confédération de Gaya (Kaya) (42-562), Dongye, Okjeo, Puyŏ, Usan.

La période commence traditionnellement en 57 av. J.-C., lorsque le royaume de Saro (futur Silla), dans le sud-est de la péninsule, obtient une autonomie vis-à-vis de l'empire chinois des Han. Les deux autres, Koguryŏ (au nord et au sud du fleuve Amnok) et Paekche au sud-ouest de la péninsule (autour de l'actuelle Séoul) deviennent indépendants de la Chine respectivement en 37 av. J.-C. et 18 av. J.-C. Le royaume de Paekche se sépare de Koguryŏ et devient un refuge pour les paysans, qui fuient un État guerrier. La capitale est d'abord Ungjin (aujourd'hui Cheongju) puis Sabi (aujourd'hui Puyŏ) au sud-ouest de Séoul. Les États Kaya (가야) se séparent de Paekche au ier siècle ap. J.-C. émergent de Samhan, selon la tradition deux petits royaumes : Baekje est fondé en -18 sur le territoire d'une des cités États Mahan, non loin de l'actuelle Séoul. Silla, fondé en -57 dans la cité de Saro (actuelle Gyeongju), va occuper le territoire des Jinhan (voir la légende de Park Hyeokgeose dans Enfant du pays) . Sur une partie du territoire de Pyeonhan, une confédération de six tribus Gaya fut créée à la même époque, selon la légende, par 6 hommes nés chacun d'un œuf.

Dans le nord du pays, plusieurs États se partageaient alors le territoire. À côté des commanderies chinoises dont il a été question, les royaumes de Yemaek, Okcheo et des Ye orientaux occupaient le nord-ouest du pays. À l'extrême Nord, dans le bassin du Soungari, le royaume de Buyeo était connu des chinois, dès le ive siècle av. J.-C., comme une menace. C'est une bande d'exilés de ce royaume qui fonde, en, -37, le royaume de Goguryeo dans les bassins du Yalu et du Tongjia, sur le territoire Yemaek.

Les trois royaumes ne se partagent la péninsule qu'après des siècles de lutte. Goguryeo est celui qui croît le plus vite et de la manière la plus spectaculaire. Ce royaume, tout entier consacré à la guerre du fait de sa position, intègre d'abord les territoires Ye orientaux et Okjeon, deux royaumes qui ne s'étaient jamais réellement développés. En 313, Goguryeo absorbe la commanderie de Lolang. À cette époque, l'ancien royaume de Buyeo, devenu depuis son protégé, tombe sous les attaques chinoises et est finalement absorbé par Goguryeo. À la fin du ive siècle, ce dernier a donc un territoire immense couvrant la Mandchourie et le nord de la Corée actuelle. À la même époque, Baekje détruit Mahan en 369 et occupe les anciens territoires de Pyeonhan. Silla occupe la partie sud-est de la péninsule. Mais en même temps, au sud, entre Baekje et Silla, un quatrième royaume leur dispute la suprématie : Gaya. Il s'agit en fait d'une confédération de cités-États (Bon Gaya, Dae Gaya) qui n'a jamais le statut d'un État centralisé.

La Corée reste cependant sous influence chinoise, notamment par le biais des quatre commanderies installées sur leur territoire. La Chine fait également sentir son influence dans les systèmes de pensée. Le confucianisme pénètre la haute société coréenne (tous les royaumes gardant la même culture) à partir du ier siècle ap. J.-C. Le bouddhisme est cependant la première religion. La disparition de l'empire Han, au début du iiie siècle, permet un plus grand développement des Trois royaumes.

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CULTURELe chamanisme coréen

10/08/2017

Le chamanisme est une forme de croyance primitive, on peut également parler d’un phénomène religieux où le chamane (appelé mudang) - qui communique avec les esprits - joue un rôle central. Le mudang, au moyen de ses transes, a le pouvoir de guéri...

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Le chamanisme est une forme de croyance primitive, on peut également parler d’un phénomène religieux où le chamane (appelé mudang) - qui communique avec les esprits - joue un rôle central. Le mudang, au moyen de ses transes, a le pouvoir de guérir et de prédir l'avenir.

Histoire

Autrefois la croyance dans les rites chamanes était la principale croyance du peuple coréen. Bien que concises, il existe des traces écrites évoquant ces rites. Le nom du deuxième roi de Silla porte lui-même une influence chamane et les chroniques historiques les plus anciennes (Samguk Sagi, Samguk Yusa) abordent le thème de la mudang.

A l’époque des Trois Royaumes (-57-676) et de la dynastie Goryeo(918–1392), les croyances chamanistiques continuèrent mais au cours de la dynastie Joseon ces pratiques furent condamnées. La société confusianiste de la dynastie Joseon interdisit les rites chamanes et relégua les chamanes au rang le plus bas de la société. Considérée comme une religion folklorique durant l’occupation japonaise le chamanisme fut réprimé. Après la libération, le chamanisme continua de décliner face à la modernisation et l’occidentalisation du pays. Pourtant aujourd’hui encore à une époque où la Corée poursuit sa modernisation, les rites chamanes possèdent toujours une influence visible sur le quotidien des coréens. L’exemple le plus représentatif est le rite des offrandes pratiqué avant les événements importants.


Particularités

La croyance chamanistique se structure autour de deux éléments. La mudang qui, possédée par l’esprit va prédire la bonne ou la mauvaise fortune, et le rite lui même. Les esprits invoqués par la mudang peuvent être de toutes sortes, des esprits de la nature, des ancêtres, des esprits protecteurs, parfois cela peut également être des personnages historiques. Les mudangs possèdent des caractèristiques propres selon les régions. Dans le sud la transmission du don de chamane se fait principalement par hérédité alors que au nord et au centre la plupart des mudangs reçoivent leur don, indépendamment de leur ascendance.

Les rites chamanes les plus communs sont le rite pour la paix et la prospérité du village, le rite pour le rétablissement d’une personne malade, et le rite pour le pays sur la demande d’un membre de la famille royale.

Parmi ces rites, celui pour le village est souvent organisé avec l’ensemble des habitants du village et devient alors une grande fête. De nos jours encore, le cinquième jour du cinquième mois du calendrier lunaire se tient chaque année à Gangneung le festival Dano, lié au chamanisme.

Le chamanisme aujourd’hui

De nos jours, le chamanisme prend des formes diverses: rituels, maison de voyance, café de voyance... Bien que les religions telles que le christianisme ou le bouddhisme aient affaibli le chamanisme, l’homme moderne se tourne toujours et encore vers le voyant lorsque surviennent des obstacles et décisions difficiles. En particulier à l’approche d’un entretien d’embauche, d’un examen, ou d’un mariage, les gens souhaitent obtenir les interprétations des mudangs. Les meilleurs voyants sont très fréquentés. L’endroit où les voyants sont les plus fréquentés est indéniablement le quartier Miari dans l’arrondissement Seongbuk-gu à Séoul. La jeune génération a tendance à se détourner des maisons de voyance depuis l’apparition récente des cafés de voyance. Les voyants, à la difference des mudangs prédisent l’avenir à partir de la date de naissance, on en trouve beaucoup dans les quartiers de Sinchon, Apgujeong, Ewha, etc…

Les rituels chamanistiques sont enregistrés et préservés en tant que patrimoine intangible important. Beaucoup de régions organisent des festivals honorant cette tradition, comme le festival de la danse des masques de Hahoe dans la région du Gyeongsangbuk-do, où l'on invoque les esprits protecteurs pour la paix; la région du Gyeongsangnam-do possède elle un festival destiné à s'attirer une pêche abondante.

 

Source : Office National du Tourisme de Corée

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CULTURELes « Chaebols », les grandes entreprises coréennes

27/07/2017

 Chaebol » est un mot qui apparait en 1984 et qui désigne une entreprise sud-coréenne dont la structure ressemble à un conglomérat : littéralement, il signifie « business familial » ou « monopole » en...

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 Chaebol » est un mot qui apparait en 1984 et qui désigne une entreprise sud-coréenne dont la structure ressemble à un conglomérat : littéralement, il signifie « business familial » ou « monopole » en coréen. Un chaebol est ainsi comparable à un zaibatsu ou keiretsu (équivalent japonais), mais une différence importante est qu’un chaebol ne peut pas posséder d’activité bancaire. Multipliant les filiales, ces grands groupes, souvent dirigés par une unique famille, ont aussi développé de nombreuses participations croisés entre eux.

C’est à partir des années 1960 (les militaires renversèrent le gouvernement coréen en 1961 avant que ne s’installe la dictature de Park Chung Hee) que la Corée du Sud initie son décollage économique, devenant ainsi un des quatre « tigres asiatiques ». Le nouveau pouvoir choisit alors de collaborer avec de grandes familles industrielles pour faciliter le développement du pays. Ainsi, la politique économique étatique a, à cette époque, permit à bon nombre d’entreprises de former de véritables empires économiques (notamment via des prêts généreux, un fort protectionnisme et de fortes barrières à l’entrée imposées aux entreprises étrangères), bien souvent à l’origine de marché mono ou oligopolistiques. Une forte collusion et des soupçons de corruptions marquèrent également cette émergence. Enfin, il est à noter le traité nippo-sud-coréen de 1965 permit un fort afflux d’investissements japonais après cette date.

Crise asiatique et démantèlement partiel des chaebols

Ces entreprises connurent alors un développement fulgurant, permettant à la Corée du Sud d’obtenir une balance commerciale positive à partir du milieu des années 1980 grâce à des exportations en forte hausse. Mais ces chaebols durent faire face à d’importantes difficultés à la fin des années 1990, lors de la crise asiatique : un tiers des 30 plus gros chaebols firent ainsi faillite, du fait d’une trop forte dette. Depuis, des réformes furent entreprises pour recentrer les chaebols sur leurs compétences clés, renforcer leur rigueur financière, les réorienter davantage vers le marché domestique et limiter le pouvoir des familles fondatrices sur ces sociétés. Certains chaebols ont même été démantelés.

Ces groupes ont joué un rôle majeur dans les avancées technologiques de la Corée et le lancement de nombreux projets de recherche-développement. Aujourd’hui, de nombreux chaebols sont d’énormes multinationales très diversifiées, et internationalement connues pour certaines de leurs activités : Samsung, LG, Hyundaï (qui a racheté Kia, le plus ancien constructeur automobile de Corée, lors de la crise asiatique), Lotte (essentiellement dans l’agroalimentaire et la grande distribution), SK, SSangyong ou encore Daewoo…

Source : les yeux du monde

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CULTURETaegukgi : le drapeau national coréen

10/07/2017

Le drapeau coréen s'appelle le Taegeukgi. Sa conception symbolise les principes du yin et du yang de la philosophie orientale. Le cercle au centre du drapeau est appelé le Taeguk. Il est divisé en deux parties égales parfaitement équilibrées. La partie ...

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Le drapeau coréen s'appelle le Taegeukgi. Sa conception symbolise les principes du yin et du yang de la philosophie orientale.
Le cercle au centre du drapeau est appelé le Taeguk. Il est divisé en deux parties égales parfaitement équilibrées. La partie rouge supérieure représente les forces cosmiques positives du yang. La partie bleue inférieure représente les forces cosmiques négatives du yin. Les deux forces incarnent en même temps le mouvement et de l'équilibre, ainsi que l'harmonie continuelle. 
On retrouve ces oppositions dans les quatre ensembles de trois bandes situées aux quatre coin du drapeau. Chacun symbolise un des quatre éléments universels : le ciel (en haut à gauche), la terre (en bas à droite), le feu (en bas à gauche) et l’eau (en bas à droite). 
Le fond blanc symbolise la pureté du peuple coréen et son amour de la Paix. 

La fleur nationale de la Corée est l’hibiscus ou rose de Charon (mugunghwa en coréen). Elle fleurie de juin à dans tout le pays et a la particularité de résister longtemps (mugung signifie l'immortalité). Cette fleur évoque la persévérance et la détermination des Coréens au cours de leur histoire.

L’hymne national
Jusqu'à ce que s'assèche la mer de l'Est et que le mont Paektu s'use, que le ciel veille sur notre pays à jamais. Que vive la Corée !

Refrain : Des hibiscus sur trois mille lieux, de fleuves et de montagnes splendides protégée par son peuple, que vive à jamais la Corée !
Comme le pin cuirassé du mont Nam qui monte la garde imperturbable dans le vent et le froid, que notre volonté soit sans faille !
Que la lune d'automne rayonnante, sur la voûte céleste, cristalline et d'un bleu sans nuage, soit notre âme, fidèle et vraie.
Avec cette volonté et cet esprit, cette loyauté et cette force, aimons-la, dans la peine et dans la joie, elle, notre patrie chérie !

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CULTUREHaenyeo, les femmes de la mer

16/06/2017

Une communauté de femmes de l’île de Jeju, parfois octogénaires, gagne sa vie en plongeant dans la mer jusqu’à 10 m, sans masques à oxygène, pour pêcher des fruits de mer tels que des ormeaux ou des oursins. Fortes de leurs connaissances de ...

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Une communauté de femmes de l’île de Jeju, parfois octogénaires, gagne sa vie en plongeant dans la mer jusqu’à 10 m, sans masques à oxygène, pour pêcher des fruits de mer tels que des ormeaux ou des oursins. Fortes de leurs connaissances de la mer et de la vie marine, les haenyeo (plongeuses) de Jeju pêchent jusqu’à sept heures par jour, 90 jours par an en retenant leur souffle pendant une minute à chaque plongée et en produisant un son unique en regagnant la surface. Les plongeuses sont divisées en trois groupes suivant leur niveau d’expérience : hagun, junggun et sanggun, les sanggun conseillant les autres. Avant une plongée, les plongeuses prient la déesse de la mer, Jamsugut, de leur assurer la sécurité et une pêche abondante. Les connaissances se transmettent aux jeunes générations au sein des familles, à l’école, dans les coopératives de pêche locales titulaires des droits de pêche, les associations de haenyeo, l’école des haenyeo et le Musée des haenyeo. Consacrée par le gouvernement provincial comme un symbole du caractère de l’île et de l’esprit de la population, la culture des haenyeo de Jeju contribue à l’amélioration du statut des femmes dans la communauté, à l’écologie avec ses méthodes respectueuses de l’environnement et à l’implication des communautés dans la gestion des pratiques de pêche.

 

Source : UNESCO

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INFORMATIONLa Corée, un pays « tourist friendly»

30/05/2017

La Corée du Sud, bien que n'étant pas une immense destination touristique,  a accueilli 3 231 651 touristes étrangers en 2015 contre seulement 6 022 752 touristes en 2005.Le gouvernement sud-coréen via son organisation gouvernementale qu'est la Korea Tourism Organisa...

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La Corée du Sud, bien que n'étant pas une immense destination touristique,  a accueilli 3 231 651 touristes étrangers en 2015 contre seulement 6 022 752 touristes en 2005.
Le gouvernement sud-coréen via son organisation gouvernementale qu'est la Korea Tourism Organisation, a mis en place plusieurs dispositifs gratuits ou presque, afin de faciliter le séjour des touristes étrangers.

Voici ci-dessous 6 dispositifs dédiés aux touristes, desquels vous pourrez profiter si vous voyagez en Corée du Sud.

1/ Le Travel Center à la Station Hongik University :

Un ‘Travel Center’ vient d’ouvrir dans la station de Hongdae. Cette structure vous permet de bénéficer de divers services durant votre voyage en Corée.

Le Travel Center de Hongdae fournit ainsi de nombreuses informations sur l’offre d’hébergement, les transports ou encore les sites touristiques en ville. En plus de ces services, les visiteurs peuvent profiter de consignes à bagages, de services de livraison ou même acheter une carte SIM pour leurs appels en Corée.

Il est aussi à noter que les employés du centre peuvent s’exprimer également en anglais, japonais et chinois pour le confort de tous. Les visiteurs peuvent aussi demander de l’aide quant à leurs réservations pour un hébergement ou la réservation d’un City Tour.

Le Travel Center se trouve au 2ème étage en sous-sol de la station Hongik University et est ouvert de 8h à 21h tous les jours.

Il offre les services suivants :

-Infos tourisme et transport
-Recherche internet
-Réservation Hôtel / Hébergement / Concert / City Tour
-Consigne bagage / Service de livraison

2/La carte SIM prépayée :

Il existe désormais une toute nouvelle carte Sim déstinée aux voyageurs étrangers en Corée, la carte EG SIM. Cette dernière est en vente notamment dans les magasins With Me dans l'aéroport d'Incheon.

Cette carte prépayée, qui s’applique aux smartphones, permet ainsi aux visiteurs en Corée de téléphoner librement et sans engagement. Elle est également bien moins onéreuse que les services roaming tout en étant plus pratique en terme de connexion que les appareils portatifs wifi.
La carte EG Sim a une capacité de stockage de 1GB et permet 40 min. de communication (30 000 won). Une seconde offre permet de bénéficier de 2GB de stockage de données et 80 min. de communication (50 000 won). En cas d’achat, les utilisateurs peuvent utiliser gratuitement le wifi opéré par KT.

3/Le Community Lounge de Namdaemun :

Les touristes étrangers ont accès à un dispositif spécial qui leur permet de profiter d'activités gratuites lors de leur visite en Corée.
Au programme : atelier photo en Hanbok, brochures, snacks, utilisation gratiute des ordinateurs, une  consigne pour laisser les bagages et même un tour gratuit sur le marché de Namdaemun ! 

Ce dispositif est en place jusqu'au 24 juin 2017.

4/ Les Guide volontaires ou « Goodwill Guide».

Les Guides Volontaires sont là pour vous aider à communiquer lors de votre séjour en Corée. Ils vous accompagneront durant les festivals et autres manifestations, feront office de guides gratuits, vous aideront pour tous vos problèmes de communication et vous permettront de bénéficier d’un échange culturel intéressant. Au 1er février 2006, environ 1000 Guides Volontaires étaient inscrits à l’Office National du Tourisme Coréen. Si vous voulez tirer au mieux parti de votre visite en Corée, envisagez de vous faire accompagner par un guide volontaire. Nos guides volontaires seront heureux de vous aider lors de votre prochain séjour en Corée.

●Combien cela coûte?

Les Guides Volontaires offrent leurs services gratuitement. Cependant, les frais de voyage (ex. Ticket d’entrée, nourriture, transport, logement si vous voyagez dans d’autres villes, etc.) sont à votre charge.


●Quels sont les services offerts par un Guide Volontaire?

Les Guides Volontaires vous renseigneront sur les sites touristiques, les transports, les hébergements dans les villes dans lesquelles ils vivent et les environs. Ils pourront vous offrir également toutes sortes de conseils qui pourraient vous être utiles lors de votre séjour en Corée. Le niveau en langue des Guides Volontaires varie selon leurs antécédents. Cependant, ne vous attendez pas au niveau d’un interprète professionnel. Les Guides Volontaires s’expriment dans un langage de tous les jours et feront de leur mieux pour vous aider.  


●Comment en bénéficier?

Vous visitez la Corée? Tout d’abord faites une liste des villes que vous allez visiter et faites ensuite votre demande en indiquant les informations demandées dans la section « Goodwill Guide Application » de notre site. Vous pouvez contrôler l’évolution de votre demande grâce à la section “Application Status ” et aussi vérifier si un Responsable Guide Volontaire vous a laissé un commentaire. Dès qu’un Guide Volontaire accepte de vous accompagner vous serez prévenu par e-mail. Vous devez faire votre demande entre 10 et 30 jours avant la date de votre visite. La plupart des Guides Volontaires ont des emplois à plein-temps, certains sont étudiants, d’autres sont des femmes au foyer ou encore des retraités. Veuillez prendre note que le formulaire d’application est en anglais.

5/Les brochures gratuites

A l'Office du tourisme coréen situé à Paris Montparnasse, des brochures gratuites sont mises à votre disposition : des plans, des guides, des coupons promotionnels.
Celles-ci permettront de bien préparer son voyage en Corée et de ne pas rater les visites incontournables, mmaus aussi de bien voyager sans encombres.Le personnel de l'Office du tourisme est à votre disposition en cas de questions sur votre voyage à venir, alors n'hésitez pas à les solliciter !


6/ Les avantages de l'aéroport d'Incheon :

●Spa On Air & Darakhyu & Espage gratuit pour les douches

Il existe plusieurs endroits pour se reposer ou dormir au sein de l'aéroport d'Incheon. Parmi ces endroits, on compte le nouvel hôtel capsules 'Darakhyu', ou encore le spa à la coréenne 'Spa On Air'. Ces structures sont très utiles notamment pour les visiteurs ayant un vol tard le soir ou très tôt le matin, ils permettent en plus de faire des économies par rapport aux prix proposés par les hôtels classiques. Si vous souhaitez simplement profiter d'une douche au sein de l'aéroport, vous pouvez utiliser l'espace prévu à cet effet pour la somme de 3 000won (frais pour le kit de produits de toilette).

-Spa On Air : Terminal des passagers, 1er étage en sous-sol, au bout du côté est.
-Darakhyu (休): Centre des transports, 1er étage
-Espace des douches : Terminal des passagers, 4ème étage, espace commodités zone embarquement.

●Aire de repos et de jeux pour les enfants

Avis aux parents accompagnés d'enfants en bas âge ! Il existe au sein de l'aéroport pas moins de 9 espaces pour le repos des enfants et 8 espaces pour que ces derniers puissent s'amuser et se dépenser. Ces structures restent ouvertes 24h/24 alors que les espaces de jeux sont ouverts pour les enfants entre 3 et 8 ans.

-Aire de repos : Terminal des passagers 1er étage côté est (autour de la porte B) • côté ouest (autour de la porte E), terminal des passagers 3ème étage côté est (entre les comptoirs C~D) ∙ côté ouest (entre les comptoirs J~K), zone des magasins duty free 3ème étage côté est (près du Centre de la culture traditionnelle de Corée) ∙ côté ouest (près du Centre de la culture traditionnelle de Corée)

-Aire de jeux : Terminal des passagers zone des magasins duty fee 3ème étage aile côté ouest (près de la porte) ∙ aile côté est (près de la porte 9) ∙ 3ème étage, magasin Antler côté ouest (près de la porte 40) ∙ 3ème étage magasin Antler côté est (près de la porte 14), zone d'embarquement 3ème étage côté est (près de la porte 113)

●Internet Lounge

Accèder à internet est sans doute la manière la plus prisée pour faire passer le temps pendant l'attente dans les aéroports. S'il est possible d'utiliser gratuitement le wi-fi au sein de l'aéroport, vous pouvez également utiliser un ordinateur mis à disposition dans l'espace 'Internet Lounge'. Cet espace permet également de réaliser des impressions et des scans (service payant), un service utile notamment si vous avez des documents importants à imprimer.

Terminal des passagers 2ème étage côté est (porte B) • côté ouest (porte E), terminal des passagers 3ème étage près de la porte 24 et 41, zone embarquement 3ème étage près de la porte 111 et 124

Le Centre de soins de l'hôpital Inha.

●Le Centre des soins de l'hôpital Inha

Il peut arriver que vous vous sentiez mal une fois à l'aéroport. Dans ce cas, nous vous conseillons de visiter le Centre des soins de l'aéroport (sous la gestion de l'hôpital de l'Université Inha). Il est possible de bénéficier de soins dentaires, de la physiothérapie, et des soins relatifs à la médecine interne. Le Centre est ouvert de 8h30 à 17h30 alors que le Centre des urgences restent ouverts en permanence. Pour les voyageurs quittant le sol coréen, il est possible de recevoir un certificat médical en anglais.

Terminal des passagers, 1er étage en sous-sol, côté est, près de la porte 5

●Ice Forest, une piste de rollers ouverte toute l'année

L'aéroport a aussi la particularité d'abriter une piste de rollers ! Cette piste dénommée 'Ice Forest' est ouverte toute l'année et donne l'illusion d'une patinoire avec son revêtement blanc en plastique. L'entrée est gratuite mais le prêt de roller n'est disponible que pour les tailles de chaussures entre 180 et 250 (pointure max. 39) alors que le port du casque est obligatoire.

Centre des transports, 1er étage en sous-sol, zone centrale Jungang
La rue de la culture traditionnelle de Corée.

●Zone de la culture de Corée.

L'aéroport abrite ici ou là divers zones culturelles pour que les voyageurs puissent profiter pleinement des joies de la culture coréenne. Le lieu le plus populaire est sans doute la rue de la culture de Corée. Cet espace qui a pour thème la nature et l'héritage culturel en Corée propose diverses expositions et des installations videos ainsi que des aires de repos reproduites sous la forme de pavilion traditionnel. Le pavillon Biseonru est notamment un lieu de repos privilégié dans la mesure où il permet d'apprécier la zone de décollage des avions.

-Zone de la culture de Corée : Terminal des passages, 4ème étage, zone Jungang
-Centre de la culture traditionnelle en Corée : Terminal des passagers3ème étage, zone des magasins duty free côté est (entre les portes 25~26) ∙ côté ouest (entre les portes 28~29), zone des embarquements 3ème étage à côté de la porte 21 -Musée de la culture en Corée : Zone d'embarquement, 4ème étage, zone centrale Jungang -Salle exposition culture coréenne : Terminal des passagers, 4ème étage, zone des commodités espace transfert côté est ∙ côté ouest)
Utiliser à bon escient les nouvelles technologies !
Pas envie de perdre du temps dans les longues files d'attente ? Utilisez le self check-in et l'enregistrement automatique des bagages

●Self Check-In & Enregisrement automatique des bagages.

Si vous souhaitez réduire le temps d'attente pour les formalités de départ, nous vous conseillons d'utiliser les bornes de self check-in (check-in automatisé) et le service d'enrregistrement automatique des bagages. Il est à noter que l'emplacement des bornes pour le check-in varie en fonction des compagnies alors que leur utilisation peut être restreinte en fonction du type du visa du passager ou de son type de billet d'avion. Pour procéder au check-in, il suffit de vous munir de votre passeport et de votre numéro de réservation pour retirer votre billet d'avion via la machine.

-Enregistrement automatique des bagages (pour les companies Korean Air, Asiana Air et Jeju Air uniquement) : Terminal des passagers, 3ème étage, zone centrale Jungang, comptoir F
-Bornes Self Check-In : Terminal des passagers, comptoir A~K, 3ème étage
La zone 'Tax Refund' pour bénéficier d'une remise sur les produits achetés en Corée.

●Espace remboursement des taxes.

Avant un prendre un vol au départ de la Corée, il peut être utile de passer par la zone de remboursement des taxes de vos achats dans les magasins duty free sur le sol coréen. Pour profiter de ce service, il suffit de vous rendre aux bornes ou aux comptoirs de la zone des remboursements, de présenter votre passeport ainsi que les reçus pour vos achats. Vous serez ensuite créditer des remboursements sur votre carte ou rembourser directement en espèces.

Terminal des passagers 3ème étage comptoir A~B, C~D, F, H~J, K~L
Terminal des passagers 4ème étage, zone magasins duty free, porte 27.
Zone embarquement, 3ème étage, Jungang, près de la porte 118

●Autre services importants à connaître

- Clean Up Air, consigne manteau et espace lavage vêtement : Terminal des passagers, 1er étage en sous-sol, côté ouest au bout du couloir
- Salle de prières : Terminal des passagers, 3ème étage, espace duty free, près de la porte 24 / 4ème étage zone embarquement côté ouest (accès au 4ème étage depuis la porte 115)
- Asem Doctor, reparation de bagages : Terminal des passagers, 1er étage en sous-sol, côté est, dans l'espace Spa On Air
- Bureau des objets trouvés : Terminal des passagers, 1er étage en sous-sol, côté ouest (près de la porte 10)
- Observatoire Oseongsan : Situé à l'extérieur de l'aéroport. Terminal des passagers 3ème étage,arrêt des bus num. 2 ou 13, prendre le bus 306

SOURCE : Office du Tourisme Coréen.

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CULTURELe Pansori, l'opéra populaire coréen

16/05/2017

Le pansori est un spectacle donné par un chanteur ou une chanteuse accompagnés d'un percussionniste. L'interprète, « gwangdae »,  est à la fois chanteur, conteur et comédien-mime, tenant à lui seul tout les rôles, entre récitati...

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Le pansori est un spectacle donné par un chanteur ou une chanteuse accompagnés d'un percussionniste. L'interprète, « gwangdae »,  est à la fois chanteur, conteur et comédien-mime, tenant à lui seul tout les rôles, entre récitatifs et chants. Son accompagnateur, « gosu », joue le tambour traditionnel, « soribuk ». Il ne se contente pas de le soutenir rythmiquement mais l'invective et l'encourage verbalement tout au long de la pièce interprétée. Le public prend également part à ce long chant épique au travers d'exclamations relatives aux sentiments et aux valeurs exprimées par l'histoire et pour souligner la qualité de l'interprétation...

 

Dater précisément l'apparition du pansori est quasiment impossible. Art du peuple n'ayant sûrement suscité que peu d'intérêt parmi les lettrés de l'époque, il n'en subsiste donc que bien peu de documents.
Nous sommes au début du XVIIIème siècle et cet art vocal prend naissance dans les couches les plus basses de la société coréenne. Les formes rituelles chamaniques populaires auront une influence très importante dans l'aspect visuel et l'esthétique musicale du pansori.
Dans l'ancienne Corée, l'élite aristocratique était nourrie de culture chinoise conforme à leur rang et le peuple avait sa propre culture, liée à l'oralité et marquée par des tendances et des croyances tout autres. C'est sans doute la raison pour laquelle la forme pansori évoque par certains cotés le chamanisme et véhicule une gamme de sentiments et de valeurs qui sont ceux du petit peuple d'alors.
Ce sont donc des artistes populaires, troubadours et nomades appelés « gwangdae » qui vont véhiculer le fond de tradition populaire et accomplir également un certains nombre de rites sociaux, plus ou moins religieux. Il faudra attendre le XIXème siècle pour qu'un lettré s'intéresse, pratique lui-même le pansori, en fixe les contenus de manière plus théorique et développe la notion de mise en scène. C'est ainsi que cet art peu à peu reconnu par la société aristocratique trouvera sa place dans l'art musical officiel de la Corée.

 

Il est important de souligner que le répertoire du pansori n'est pas l'œuvre de compositeurs mais véritablement issu de sources épiques véhiculées par la tradition orale. Même s'il existe un fond d'histoires populaire symboliques de cet forme de théâtre chanté, chaque interprète se l'approprie. Tout en respectant des règles de forme, il improvise, embellit et les livrets de chacun des maîtres de cet art sont quasi personnels.
On sait qu'il existait par le passé douze ou treize pansoris mais certains d'entre eux sont tombés dans l'oubli. Chaque pansori véhicule un certain nombre de valeurs sentimentales, philosophiques et moralistes. Aujourd'hui seules cinq pièces subsistent dans les représentations scéniques.
La plus célèbre d'entre-elles reste Chunhyang-ga qui conte une histoire d'amour entre une belle jeune fille issu d'un milieu aristocratique et un jeune noble destiné à devenir un grand lettré. Les périples de cette histoire évoquent les délices de l'amour, la fidélité, la dénonciation de la privation de liberté et la volonté de réformer la hiérarchie sociale. Ce grand thème du répertoire de pansori a fait l'objet d'un film réalisé par le cinéaste coréen Im Kwon Taek, paru sur les écrans en 2000.

 

Source : l'Agence Musicale Régionale 

 


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FESTIVALFestival des Lanternes de Lotus (연등회)

02/03/2017

Depuis plus de 1000 ans ce festival est organisé pour célébrer la naissance de Bouddha. La grande parade des lanternes aura lieu le samedi 29 avril : plus de 100 000 lanternes de lotus illumineront le ciel de Séoul. La programmation prévoit aussi tous les jours d...

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Depuis plus de 1000 ans ce festival est organisé pour célébrer la naissance de Bouddha. La grande parade des lanternes aura lieu le samedi 29 avril : plus de 100 000 lanternes de lotus illumineront le ciel de Séoul.

La programmation prévoit aussi tous les jours de la musique traditionnelle (le poongmullori), des spectacles de danse et d’acrobaties, des séances de méditation zen et de prières.

Ainsi, si le festival dure un mois entier, son temps fort va s’étaler sur trois jours durant lesquels des parades, des spectacles (la danse des éventails par exemple est un incontournable), des activités culturelles (comme par exemple la fabrication de lanterne et la sensibilisation à la culture bouddhiste), et des expositions vont animer la ville pour le bonheur des petits et des grands.

Le festival des lanternes de lotus est à la base un rite religieux, il est aujourd’hui un moment de rassemblement de toute une nation dans toute sa diversité et le fruit de nombreuses réjouissances. C’est un événement phare de la culture coréenne et le Yeon Deung Hoe attire des visiteurs du monde entier et a été classé récemment « Patrimoine Culturel Immatériel Important » de Corée. A ne surtout pas manquer !

Les principales réjouissances auront lieu cette année à Seoul du 28 au 30 avril 2017.

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CULTURESeollal, le nouvel an coréen

02/02/2017

Seollal est le jour férié préféré des Coréens. Cette fête désigne traditionnellement le premier jour de l'année du calendrier lunaire, qui a eu lieu cette année le 28 janvier 2017. Les gens se rendent dans leur ville natale pour re...

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Seollal est le jour férié préféré des Coréens. Cette fête désigne traditionnellement le premier jour de l'année du calendrier lunaire, qui a eu lieu cette année le 28 janvier 2017. Les gens se rendent dans leur ville natale pour rendre visite à leur famille qu'ils n'ont pas vue depuis longtemps, et aussi rendre hommage à leurs ancêtres. Le Seollal donne lieu à de joyeuses réunions où l'on joue à toutes sortes de jeux amusants.

 

La plupart des familles coréennes sont très occupées la semaine précédant Seollal.

Il y a beaucoup de courses à faire pour préparer les rites ancestraux, et des cadeaux à acheter pour les parents et les proches. C'est ainsi qu'à l'approche du Seollal, les grands magasins, les hypermarchés et les marchés sont remplis de monde. On y achète toutes sortes de victuailles pour la cérémonie des ancêtres : viande, poisson, fruits ou encore plantes sauvages. La nourriture doit non seulement être fraîche, mais elle doit également être agréable à l'oeil.

 

Le jour du Seollal, les gens se lèvent tôt, font soigneusement leur toilette et se préparent pour revêtir leur 'Seolbim' (vêtement neuf que l'on confectionne pour le Seollal).

Seollal est l'une des rares occasions où l'on voit les coréens porter le Hanbok, le vêtement traditionnel de Corée. Une fois que tout est prêt, la famille se rassemble pour rendre hommage à ses ancêtres en leur offrant de la nourriture. Selon les croyances coréennes, les esprits des défunts se joignent à la table pour savourer la nourriture de la fête traditionnelle. Un autre rituel consiste à placer une tablette ancestrale sur la table avec tous les plats et boissons. Les rites ancestraux représentent une sorte de prière pour se souhaiter la bonne année.

 

Récemment, lorsque certaines familles se retrouvent pour le Seollal, elles sautent la case « cérémonie pour les ancêtres », et préfèrent à la place passer des vacances dans une station thermale ou aller aux sports d'hiver. Les familles se rendent également dans les palais et les villages folkloriques pour jouer à des jeux coréens traditionnels et assister à des spectacles. Enfin, les familles peuvent aussi aller s’amuser dans les parcs d'attractions pour faire plaisir aux plus petits.

 

Le saviez-vous ? Cette année est placée sous le signe du coq !

 

Source : Office national du tourisme coréen

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CULTURE« La Corée, un Orient autrement extrême »

11/01/2017

“ FRÉDÉRIC BOULESTEIX, UN AMOUREUX DE LA CORÉE AU SAVOIR ENCYCLOPÉDIQUE ” Cet ouvrage inédit représente un moment de transition inachevée dans le parcours de Frédéric Boulesteix (1959-2004). Après avoir déve...

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“ FRÉDÉRIC BOULESTEIX, UN AMOUREUX DE LA CORÉE AU SAVOIR ENCYCLOPÉDIQUE ”


Cet ouvrage inédit représente un moment de transition inachevée dans le parcours de Frédéric Boulesteix (1959-2004).

Après avoir développé pendant près de quinze ans une expertise unique concernant les représentations françaises de la Corée, Frédéric, sa thèse soutenue brillamment en 1999 (Paris III), entrait dans une nouvelle période de sa vie intellectuelle. Fort des acquis de sa spécialisation et de la légitimité qu’elle lui conférait, il commençait à regarder son champ d’étude d’un regard plus englobant, qui s’autorisait de passer de la littérature comparée à la géopoétique, voire la géopolitique.

On le voit dans les articles proposés dans notre recueil, qui nous amènent de l’imagologie stricte et limitée à la Corée, à une réflexion aux horizons plus larges sur la rencontre de l’Autre. Après la publication en 2001 de son livre en coréen qui reprenait l’essentiel de sa thèse de doctorat, Frédéric avait goûté au plaisir d’être un auteur à son tour — lui qui fut si longtemps le plus zélé des lecteurs.

Il était, je m’en souviens, porté par cette euphorie juvénile des nouveaux débuts, et rentrait dans une ère de productivité et de créativité que la maladie écourta. Il nous avait parlé, à ses amis du groupe des Cahiers de Corée, de ses nouveaux projets, qui évoluaient rapidement, au rythme de ses lectures et des rencontres.

En particulier, ce projet-ci, que nous avons récemment retrouvé dans ses archives avec un sommaire détaillé accompagné d’une préface et d’une postface et que nous avons décidé de publier à l’Atelier en juin 2015 pour ouvrir l’Année France-Corée. Mais à côté, il y avait des projets qui nous semblaient n’exister pour l’heure que dans son esprit bouillonnant. Ainsi, cet ouvrage, dont la seconde postface du présent volume annonce le plan : mêler dans un livre tripartite des essais déjà écrits sur les représentations anciennes françaises de la Corée, à des parties plus personnelles sur les photographes coréens, son autre grande passion, et sur d’autres arts plastiques.


Source : Centre Culturel Coréen 

 

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INFORMATIONDécouvrir la vague hallyu à Séoul

08/11/2016

Découvrir la vague hallyu à Séoul   Vous aimez tout ce qui touche à la hallyu et aux dramas coréens ? Alors nous vous conseillons un parcours entièrement dédié à la hallyu dès cet automne ! Il existe à Séoul d...

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Découvrir la vague hallyu à Séoul

 

Vous aimez tout ce qui touche à la hallyu et aux dramas coréens ? Alors nous vous conseillons un parcours entièrement dédié à la hallyu dès cet automne ! Il existe à Séoul de nombreux sites de tournage de programmes télévisés ou de drama dans des endroits uniques consacrés au thème de la hallyu.

Parmi ces différents endroits, nous vous recommandons notamment le parc thématique de l’émission de MBC World et la structure Klive. Le premier constitue un endroit idéal pour réaliser diverses activités ou prendre des photos souvenirs alors que le Klive est lui consacré aux spectacles. Grâce notamment au tournage du film , le parc thématique de MBC est devenu un endroit prisé notamment parmi le jeune public.

● Guide pour la visite du parc thématique de l’émission de MBC World

Le parc thématique de l’émission MBC World désigne un complexe consacré à la hallyu qui permet d’apprécier des dramas et des programmes télévisés connus et ce d’un seul coup d’oeil. Le bâtiment en lui-même sert également de zone pour photos souvenirs.

http://french.visitkorea.or.kr/fre/SI/SI_FR_4_2_1_1.jsp?cid=2434617

●Prise de photos interdite dans le théâtre holographique (‘hologram theater’) et dans la salle des renseignments

Il est possible de prendre des photos dans la majeure partie du parc, cependant les photos restent interdites au sein de la salle des renseignements ainsi que dans le théâtre holographique. Cette restriction a été mise en place afin d’éviter tout dérangement lors des concerts ou pendant les horaires de travail des employés du service de renseignements.

● Activité autour des dramas historiques

La zone des activités des dramas historiques (zone M) reproduit l’ambiance traditionnelle de la culture en Corée. Divers dramas réputés comme , et sont ainsi exposés via différentes couloirs d’environ 50 mètres de longueur.

●Visite de la boutique des souvenirs

Lorsque les spectacles se terminent, nous vous conseillons de visiter la boutique ‘Klive GIFT SHOP’. Vous y trouverez divers produits à l’effigie des chanteurs connus de la hallyu. Vous pouvez ainsi choisir un ou des articles selon votre goût parmi les vêtements, les coussins, les sacs et tous les produits vendus par le magasin. Le mascotte de la société YG, ‘Krunk’ et ses différentes expressions, est un incontournable du magasin. Krunk constitue un cadeau de choix pour vous-même ou votre entourage.

 

Source : ONTC

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CULTUREDanse coréenne

27/10/2016

L'origine de la danse traditionnelle remonte aux rites religieux de la préhistoire. Les tribus organisaient des cérémonies religieuses en l'honneur de leurs dieux et exprimaient leur ferveur en chantant et en dansant. La danse traditionnelle telle qu’on la connaît au...

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L'origine de la danse traditionnelle remonte aux rites religieux de la préhistoire. Les tribus organisaient des cérémonies religieuses en l'honneur de leurs dieux et exprimaient leur ferveur en chantant et en dansant. La danse traditionnelle telle qu’on la connaît aujourd’hui est donc une évolution des cérémonies ancestrales, mais elle aurait réellement commencé à se structurer durant la période des Trois Royaumes (57B.C. -A.D.676).

Un grand nombre de peintures murales découvertes dans des tombes anciennes représentent des personnages dansants. Durant la dynastie Goryeo, les danses étaient exécutées pendant les cérémonies officielles, telles que « Yeondeunghoe » (cérémonie nationale bouddhiste) et « Palgwanhoe » (prières aux dieux pour la prospérité de la nation).

Durant la dynastie Joseon (1392-1910), deux danses se sont distinguées: la danse destinée à la cour royale et un autre style beaucoup plus populaire qui se développa vers la fin de la dynastie. Les danses égayaient tous les banquets de la cour. Les chorégraphies de l’époque ne manqueiant jamais de faire l’éloge du pouvoir en place et de magnifier la dignité de la cour, pour ce,on apportait un soin particulier aux costumes, qui étaient raffinés et hauts en couleurs. Les danses royales les plus populaire de cette époque sont le « geommu », « hakmu » et « cheoyongmu ».

De son coté, la danse folklorique se développait à mesure que le qualité de vie du peuple s’améliorait, grâce au progrès dans le domaine de l’agriculture et à l’essor du commerce. La danse folklorique exprimait de manière explicite la vie quotidienne du peuple et les sentiments d’injustice éprouvés par le plus grand nombre dans une société souvent oppressive. Les danses folkloriques les plus connues sont le « talchum », « sandaenori », « seungmu », « musokchum », « kkokdugaksi nori », « taepyeongmu », « hannyangmu », « salpurichum ».

Le « talchum » et le « sandaenori » sont des danses où les danseurs évoluent masqués, c’est ainsi que les artistes pouvaient mettre en scène plus librement leurs satyres de la société, en traitant souvent de la corruption entretenue par les « Yangban » (aristocrates de l’époque) et les moines.

Enfin les danses collectives telles que le « janggunchum » et le « buchaechum », font parties des danses dites traditionnelles, mais elles sont cependant assez récentes et ne remontent qu’aux années trente à soixante. Le « barachum », le « cheopgochum » et le « nabichum » étaient exécutés durant les cérémonies bouddhistes et la danse « ilmu » était réservée aux cérémonies appelées « Jongmyojerye » (culte rendu à la famille royale).

 

Source : Centre Culturel Coréen 

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CULTURE Chuseok, la fête des moissons coréennes

09/09/2016

Chuseok est l’une des fêtes les plus importantes de Corée. C’est le jour où les membres d’une même famille se réunissent pour partager un repas et des histoires, et rendre grâce à leurs ancêtres. En 2016, le jour de Chuseok tombe...

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Chuseok est l’une des fêtes les plus importantes de Corée. C’est le jour où les membres d’une même famille se réunissent pour partager un repas et des histoires, et rendre grâce à leurs ancêtres.

En 2016, le jour de Chuseok tombe le jeudi 15 septembre. La veille et le lendemain sont également fériés, ce qui offre 4 jours de congé pour les Coréens (du 14 au 16 septembre). Durant cette période, la plupart des Coréens se déplacent afin de passer Chuseok en famille. Les touristes peuvent donc profiter de la culture coréenne et des activités traditionnelles en toute tranquilité.

Avant de vous présenter les manifestations du Chuseok, regardons de plus près ce que signifie Chuseok pour les Coréens.

Signification de Chuseok

Hangawi(한가위)
Chuseok est l’une des trois principales fêtes coréennes avec Seollal (le nouvel an lunaire) et Dano (le 5ème jour du 5ème mois selon le calendrier lunaire). On l’appelle également Hangawi, ce qui signifie « la grande moitié (de l’automne) » et a lieu le 15 août du calendrier lunaire, jour de la plus grande pleine lune.

Coutumes du Chuseok

Hanbok(한복)
Le Hanbok est le nom donné au nouveau costume qui se porte lors de fêtes coréennes (Seollal et Chuseok) et qui embelli le corps. Autrefois, ces Hanboks étaient toujours portées mais récemment, les habitudes ont changé et les Coréens achètent seulement des vêtements classiques.

Plats du Chuseok

Songpyeon (송편)
Le Songpyeon est un plat emblématique du Chuseok. Ces gâteaux de riz sont préparés avec de la poudre de riz malaxée pour former la portion idéale (un peu plus petit qu’une balle de golf), et fourrés de graines de sésame, haricots, haricots rouge, marrons et bien d’autres délicieux ingrédients. Lorsqu’ils sont cuits à la vapeur, les Songpyeon sont disposés sur une couche d’aiguilles de pin ajoutant un agréable parfum. La veille du Chuseok, toute la famille se rassemble pour préparer des Songpyeon. Un vieux proverbe coréen dit que la personne qui fait le plus joli Songpyeon aura le plus joli bébé. Par conséquent, tous les membres de la famille tentent de se surpasser pour faire le meilleur Songpyeon !

 

Source : Korea Tourism Organization 

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SPORTLes Arts Martiaux Coréens

30/08/2016

Le Taekwondo 태권도 Art martial traditionnel, le taekwondo, est un exercice de mise en forme qui a désormais trouvé sa place en tant que sport dans la compétition internationale. C’est aussi un spectacle en relation directe avec l’esprit coréen. La beaut&e...

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Le Taekwondo 태권도

Art martial traditionnel, le taekwondo, est un exercice de mise en forme qui a désormais trouvé sa place en tant que sport dans la compétition internationale. C’est aussi un spectacle en relation directe avec l’esprit coréen. La beauté de cet art se trouve à deux niveaux : stabilité et dynamisme. La stabilité que l'on trouve dans la contemplation, base mentale de l’entraînement au taekwondo mettant l’accent sur le calme et la sérénité. Plus que dans tout autre sport ou art martial, le style des mouvements du taekwondo place l’entraînement mental au-dessus de l’habileté. C’est bien moins un rapport à l’attaque et à la défense que la recherche d’une certaine unité entre le corps et l’esprit, que l’on peut trouver dans le mouvement lui-même. Parvenir à cette réalisation permet d’atteindre le repos de l’âme. Quand le corps exprime toute la profondeur de l’esprit, on atteint alors un principe similaire à celui de la danse. La tenue du taekwondo consiste en une veste blanche et un pantalon retenu par une ceinture. Celle-ci existe en cinq couleurs, indiquant chacune un niveau : blanche, jaune, bleue, rouge et noire. Les poings et les bras sont utilisés pour bloquer, frapper, pousse et couper, alors que les pieds servent à frapper, chaque fois dans des positions différentes.

 

Le Taekgyeon 택견

Avec une tradition qui remonte à 2 000 ans, à l’époque du royaume de Goguryeo (37 av. J. C. 668), le taekgyeon peut être considéré comme étant à l’origine des arts martiaux coréens. Ses mouvements gracieux et tranquilles reposent sur des balancements, des coups et des prises qui déséquilibrent l’adversaire afin de le faire tomber. Le style des mouvements met en avant un côté paisible tout en souplesse, dans lequel l’attaque et la défense apparaissent simultanément. A l’aide de cris ponctuant les efforts et les coups, les pieds des combattants sont aussi agiles que des papillons en vol. Le travail peu commun qu’ils exercent ainsi que les mouvements larges et balancés, permettent de faire perdre l’équilibre à l’adversaire et d’affaiblir sa capacité d’attaque, alors que la fluidité, assouplissant les mouvements du corps, diminue l’impact des coups. Toutes ces caractéristiques font du taekgyeon un art martial traditionnel coréen unique en son genre.

 

Le Subakdo 수박도

Art martial coréen traditionnel tout à fait particulier. Pendant la période Goryeo (918-1392) il était appelé subak, coup porté à la main , alors que dans la période Joseon (1392-1910) qui lui succéda, le caractère chinois exprimant l’idée de porter un coup (bak) fut également lu avec une autre prononciation (byeok) ou encore remplacé par un caractère différent, prononcé byeok et signifiant accumulation ou habitude . Le subyeok chigi était une forme d’exercices d’entraînement ou de combat dans laquelle l’adversaire était principalement attaqué avec les mains. Pendant la dynastie Joseon, cela devint l’une des qualifications nécessaires des guerriers. Le concept du subyeok chigi implique que le corps adopte une position droite et que les paumes soient rassemblées naturellement, sans plier les bras, la ligne centrale est alors parfaitement formée et l’énergie du corps peut ainsi reposer sur elle. L’aspect le plus important de l’entraînement, dans le subyeok chigi, est l’attitude du corps et de l’esprit. Premièrement, une attitude molle doit être corrigée pour adopter une position plus souple tout en étant plus droite. Deuxièmement, la respiration doit être calme et régulière, ni violente ni trop lourde. Troisièmement, l’esprit doit être en paix.

 


Source : Centre Culturel Coréen

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CULTUREBeaux-Arts

13/07/2016

Bien que la péninsule coréenne ait été habitée dès l’âge paléolithique, les vestiges retrouvés y font remonter l’origine des beaux-arts à l’âge néolithique (6 000 - 1 000 av. J.-C.). Parmi ces oeuvres...

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Bien que la péninsule coréenne ait été habitée dès l’âge paléolithique, les vestiges retrouvés y font remonter l’origine des beaux-arts à l’âge néolithique (6 000 - 1 000 av. J.-C.). Parmi ces oeuvres artistiques préhistoriques notables, on citera les gravures sur rochers, au flanc d’une falaise située en bord de la rivière Bangudae, près d’Ulsan, sur la côte sud-est. Elles sont un exemple de vitalité montrant des descriptions saisissantes d’animaux. Le sens esthétique de cette époque se retrouve également dans les motifs en dents de peigne reproduits sur des poteries alors utilisées quotidiennement. A l’âge du bronze (1 000 - 300 av. J.-C.) une variété d’articles de cet alliage ont été confectionnés dont des cadres de miroirs, des cloches et des pendentifs, la plupart desquels ayant pour fonction présumée de montrer l’autorité, de glorifier une religion ou d’inspirer la terreur.

Durant la période des Trois Royaumes, Goguryeo (37 av. J.-C.-668), Baekje (18 av. J.-C.-660) et Silla (57 av. J.-C.-935) un style différent a été développé par chacun selon leurs particularités géographiques, politiques et sociales.

On a souvent dit que les peintures murales des tumulus de Goguryeo, retrouvées pour la plupart dans les régions de Jiban et Pyongyang, illustrent l’art de ce royaume. Exécutées sur les quatre murs et sur le plafond des chambres funéraires, elles dévoilent des figures aux couleurs éclatantes, nées de mouvements énergiques et dynamiques et nous renseignent sur le concept de la vie sur terre et de l’au-delà des Goguryiens.

L’art de Baekje se caractérise quant à lui par un traitement doux des surfaces et des sourires chaleureux, comme on peut le constater dans la triade de bouddhas gravée sur un rocher, à Seosan. Les archéologues ont découvert sur le site de riches collections d’accessoires en or, dont des couronnes, des boucles d’oreille, des colliers et des ceintures de défunts du royaume Silla, sont une expression visible de l’autorité. Les fils et granules d’or retrouvés dans des tombes aux côtés d’autres articles splendides attestent de techniques artistiques hautement raffinées. En même temps, la reconnaissance officielle du bouddhisme durant les Trois Royaumes s’est soldée par la confection de nombreuses statues de bouddhas, l’un des plus beaux exemples étant celle de Maitreya, le Bouddha de l’avenir, assis et en méditation avec un doigt sur le menton.

Silla unifié (676 - 935) a lui-aussi développé une culture raffinée, montrant une ouverture sur l’extérieur prononcée liée aux échanges avec la dynastie chinoise des Tang (618 - 907), et au bouddhisme qui a principalement alimenté son développement culturel. La grotte Seokguram, quintessence des beaux-arts du royaume, est un chef-d’oeuvre en termes de figures majestueuses, d’expressions réalistes et de caractéristiques uniques propres aux arts de Silla. Les artisans ont, du reste, excellé dans la production de cloches de temples. Celles en bronze, telle que la Cloche divine du roi Seongdeok fabriquée à la fin du huitième siècle, sont également connues pour leurs motifs élégants, leurs sons agréables et leurs dimensions imposantes.

Le talent artistique de Goryeo (918 - 1392) s’apprécie le plus par ses céladons : une couleur vert de jade, un contour élégant et une grande variété leuur donnent une beauté profonde et les distinguent nettement des porcelaines chinoises de la même époque. La seconde moitié de ce siècle a, quant à elle, vu naître et se répandre à l’échelle nationale une nouvelle technique consistant, pour les potiers, à inciser des motifs dans l’argile puis à remplir les interstices d’un engobe blanc ou noir.On trouve la plus vieille construction de bois à Yeongju, dans la région Gyeongsangbukdo, dans le temple Buseoksa : le Muryangsujeon, Hall de la vie infinie, peut-être bâti au treizième siècle. Les motifs architecturaux en bois de la période concernée peuvent être classés en deux principaux types, à savoir les jusimpo, corbeaux en colonne destinés à supporter le toit, et les dapo, corbeaux multiples placés sur les linteaux, entre les piliers, ainsi que sur les colonnes. Jusimpo et dapo ont constitué les bases architecturales de bois jusqu’à la dynastie Joseon (1392 - 1910), les seconds ayant surtout été installés pour soutenir les structures plus larges et donc plus splendides.

Les buncheong, céramiques de type céladon décorées d’un engobe blanc et recouvertes d’un enduit gris-bleu, sont des pièces typiques de la dynastie Joseon, comme l’ont été, aussi, les porcelaines blanches et bleu-blanc. Utilisées par les gens ordinaires, les buncheong ont été décorées librement. Les porcelaines blanches, dont les courbes et les teintes subtiles montrent une parfaite harmonie, exposent une beauté qui a atteint son paroxisme. Fabriquées depuis le milieu du quinzième siècle, les porcelaines bleu-blanc se caractérisent par un sens esthétique éclatant, grâce aux motifs pittoresques peints en pigment bleu cobalte sur leur surface.

La construction traditionnelle, en quête d’harmonie avec le paysage naturel, a fleuri de façon fort variée et sophistiquée, durant cette même dynastie Joseon qui a vu la cons truction et la restauration de nombreux bâtiments et temples. Sungnyemun, la Porte du Sud, située dans le centre-ville de Séoul, a constitué un exemple architectural dans les années 1,500.

L’architecture occidentale fut introduite en Corée à la fin du XIXe siècle, lorsque des églises et des bâtiments destinés aux légations étrangères furent construits par des architectes et des ingénieurs venus d’Occident.

A partir des années 1960, dans l’élan de l’industrialisation et de l’urbanisation du pays, le gouvernement mit en avant des plans de développement et plusieurs beaux bâtiments anciens furent démolis et remplacés par des structures modernes relativement disgracieuses.

Pourtant, depuis quelques années, ce sujet entraîne des discussions très vives, alors que certains réhabilitent les anciens concepts d’harmonisation des bâtiments avec leurs éléments naturels.

Les peintures coréennes des Trois Royaumes que nous connaissons témoignent de techniques accumulées. Mais de nombreuses oeuvres picturales ont été perdues, étant donné qu’elles furent exécutées sur du papier ordinaire. Par conséquent, il n’est possible d’apprécier qu’un nombre limité de réalisations, celles-murales-de tombes étant souvent citées. Les tuiles décorées de Baekje et la peinture du Cheval céleste de Silla nous offrent également un aperçu sur les particularités et la qualité des productions de l’époque, affichant des lignes audacieuses et énergiques dans un ensemble bien composé, soit une caractéristique distinctive.

Rares sont les peintures de Silla unifié à nous être parvenues. Néanmoins, les illustrations peintes des enseignements du sutra Avatamsaka, le sutra des guirlandes de fleurs, attestent d’un haut niveau de raffinement marqué par des lignes exquises pleines de vitalité.

Les peintures décoratives et bouddhistes ont atteint leur paroxisme durant la dynastie Goryeo, laquelle a connu une grande variété de productions picturales. Les oeuvres qui ont survécu sont principalement des réalisations bouddhistes des treizième et quatorzième siècles. Leurs principaux traits distinctifs comprennent des postures élégantes ainsi que des plis délicats et exquis associés à des teintes raffinées pour les vêtements, c’est-à-dire des éléments insistant sur l’épanouissement du bouddhisme à l’époque.

Les plus grands accomplissements se retrouvent dans les oeuvres de la dynastie Joseon. Des peintres professionnels et des artistes-lettrés ont joué un rôle primordial dans le développement de la peinture. La croissance économique, la stabilité politique et le brassage des idées du dix-huitième siècle ont particulièrement servi de catalyseurs en vue de la prédominance de styles typiquement coréens. Cette tendance se vérifie dans les scènes réelles de la peinture paysagère exhibant les montagnes et les ruisseaux de Corée, ainsi que dans les peintures de moeurs véhiculant des thèmes séculaires. Jeong Seon (1676 - 1758) et Kim Hong-do (1745 - 1816) sont considérés comme les deux principaux peintres de la période Joseon. Tout en suivant les enseignements de l’Ecole du Sud, celle de la peinture chinoise, Jeong Seon a rempli ses toiles de paysages pittoresques où les montagnes de Corée sont omniprésentes, créant ainsi un propre style national et exerçant une très forte influence sur les autres peintres coréens ainsi que sur le développement des goûts artistiques des lettrés de l’époque, influence qui a perduré jusqu’à aujourd’hui. Son tableau intitulé Vue panoramique des monts Geumgang est d’ailleurs l’un de ses plus beaux chef-d’oeuvres, pour ne citer que celui-ci.

Quant aux peintures de Kim Hong-do, elles sont hautement estimées dans le sens où elles ont repris la vie prosaïque des agriculteurs, des artisans et des marchands, avec certes un coup de pinceau donnant dans la précision mais cependant assorti d’une note fort humoristique. Aussi, à la fin de la dynastie Joseon, profitant de la diversification des styles picturaux, des artistes se sont autoformés et ont émergé en tant que producteurs actifs de peintures de moeurs pour satisfaire la demande des roturiers. Leurs oeuvres folkloriques se caractérisent par une utilisation libre de couleurs vives et des motifs audacieusement simplifiés ou stylisés.

A la suite de l’annexion forcée de la Corée par le Japon, en 1910, les styles traditionnels furent de plus en plus éclipsés par la peinture à l’huile de style occidental, qui fut alors introduite et domina plus tard. Après la libération, en 1945, la tradition fut ravivée par un certain nombre d’artistes exceptionnels, alors que de nombreux peintres coréens formés en Europe et aux Etats-Unis contribuèrent à introduire en Corée les tendances étrangères.

En 1950, une institution gouvernementale, l’Exposition nationale, joua un rôle de premier plan dans le développement des arts coréens. Elle était plutôt animée par un esprit formel et académique, et eut ainsi tendance à ne privilégier que les oeuvres réalistes. De jeunes artistes surent de leur côté poursuivre des recherches créatives et souhaitèrent donc créer un art en relation avec le monde contemporain. A partir de la fin des années 1960, la peinture moderne commença à changer de direction et à explorer les tendances de l’abstraction géométrique et de la peinture optique. Un autre groupe de créateurs s’intéressa à des thèmes qui traduisaient l’unité innée entre l’homme et la nature.

La peinture coréenne des années 1980 s’imposa largement comme une réaction au modernisme des années 1970. Pendant cette période, les artistes sentirent de manière très vive le fait que l’art se devait d’exprimer un message qui témoignerait des problèmes sociaux du moment. C’est depuis cette période que s’est développé l’intérêt pour les problèmes soulevés par la modernité et la post-modernité.

En 1995, une Biennale internationale fut organisée par la ville de Gwangju. Cet événement offrit la possibilité aux artistes coréens contemporains d’exposer collectivement en un même lieu, à côté des grands noms du monde international de l’art. Les installations vidéos de Paik Nam-june furent à cette occasion l’une des expositions les plus appréciées.

On enseigne et on pratique aujourd’hui en Corée à la fois la peinture traditionnelle et la peinture occidentale, ce qui en fait l’une des communautés artistiques les plus diverses au niveau des beaux-arts à travers le monde. Un grand nombre de peintres coréens sont aujourd’hui actifs à New York, à Paris et dans bien d’autres centres de l’art contemporain.

 

 Source : Centre Culturel Coréen 

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EVENEMENT Visite d’Etat en France de la Présidente de la République de Corée

30/05/2016

La présidente Park Geun-hye a embarqué ce matin pour se rendre en visite d’Etat dans trois pays d’Afrique de l’Est, l’Ethiopie, l’Ouganda et le Keyna, puis en France pendant 10 nuits et 12 jours. Elle compte par cette visite établir la base du part...

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La présidente Park Geun-hye a embarqué ce matin pour se rendre en visite d’Etat dans trois pays d’Afrique de l’Est, l’Ethiopie, l’Ouganda et le Keyna, puis en France pendant 10 nuits et 12 jours.

Elle compte par cette visite établir la base du partenariat pour le co-développement et la co-existence avec ces trois pays, qui sont les plus grandes économies d’Afrique de l’Est.

Elle assistera notamment à l’inauguration de « Korea Aid », une nouvelle composante de l’APD qui a greffé la diplomatie culturelle à la collaboration au développement, et elle rendra visite à l’Union Africaine en Ethiopie pour la première fois en tant que chef d’état coréen.

Cette visite de la présidente Park aura pour ambition de coopérer au développement socio-économique de ces pays d’Afrique et d’y établir un point d’ancrage pour nos entreprises, avec comme principe le renforcement de la relation de réciprocité et de co-existence. Ce sera également l’occasion d’obtenir des soutiens sur le problème de la Corée du Nord et de sa puissance nucléaire.

Après cette visite en Afrique, la présidente Park Geun-hye se rendra en France en visite d’Etat à l’invitation du président français François Hollande dans le cadre des 130 ans des relations diplomatiques franco-coréennes.

La présidente Park tiendra un sommet Corée-France afin de renforcer la coopération effective entre les deux pays dans différents domaines comme l’économie créative, la culture, l’éducation ou le tourisme, et d’avoir une discussion approfondie sur l’entraide quant aux problèmes du nucléaire nord-coréen et de la Corée du Nord, ainsi que sur l’actualité mondiale.

La visite de la présidente Park en France sera la première d’un chef d’état coréen depuis 16 ans. Elle aura pour objet d’approfondir et de développer le Partenariat global franco-coréen au XXIème siècle, pour une collaboration idéale dans les domaines de l’économie créative et de la prospérité culturelle.

Une délégation économique de 166 entreprises et 169 hommes d’affaires, la deuxième plus grande après celle de l’Iran et la plus grande jamais constituée pour l’Afrique et la France, participe à cette visite d’Etat.


Source : Centre Culturel Coréen 

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EXPOSITIONLa Corée invitée d’honneur de Livre Paris 2016

20/04/2016

La Corée invitée d’honneur de Livre Paris 2016 Dans le cadre de l’Année France-Corée 2015-2016, Livre Paris, le Salon du livre de Paris, met pour la première fois à l’honneur, la littérature sud-coréenne, l’une des litt...

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La Corée invitée d’honneur de Livre Paris 2016

Dans le cadre de l’Année France-Corée 2015-2016, Livre Paris, le Salon du livre de Paris, met pour la première fois à l’honneur, la littérature sud-coréenne, l’une des littératures majeures du continent asiatique, en recevant une délégation de 30 écrivains, éminents représentants de la production éditoriale actuelle sud-coréenne ; fascinante, variée, reflet de la tradition ou emblème de la modernité. Ils seront ainsi 12 femmes et 18 hommes issus de toutes les générations, s’adressant à tous les publics. S’illustrant aussi bien dans le roman, la poésie, l’essai, la nouvelle, le manhwa (le manga coréen) ou encore en littérature jeunesse. Le public français pourra donc découvrir en cette occasion toute une pléiade d’écrivains talentueux emblématiques de la littérature sud-coréenne d’aujourd’hui et dont les œuvres se vendent et se lisent partout dans le monde. Une vingtaine d’éditeurs sud-coréens accompagnera cette délégation.

 

Liste officielle des 30 auteurs coréens invités

ANCCO (Bande dessinée), Eun Hee-kyung (Fiction), Han Kang (Fiction), Han Sung-ok (Jeunesse), Hong Yeon-sik (Bande dessinée), Hwang Sok-yong (Fiction), Jeong Myeong-kyo (Essai), Jeong Yu-jeong (Fiction), Kim Ae-ran (Fiction), Kim Hyesoon (Poésie), Kim Jaehong (Jeunesse, Illustration), Kim Jin-kyeong (Jeunesse), Kim Jung-hyuk (Fiction,), Kim Jung-gi (Bande dessinée), Kim Un-su (Fiction), Kim Young-ha (Fiction), Lee Jung-mo (Essai), Lee Sang-soo (Essai), Lee SeungU (Fiction), Lee Suzy (Jeunesse, Illustration), Lim Chulwoo (Fiction), Mah Chong-gi (Poésie), Moon Chung hee (Poésie), Oh Jung-hi (Fiction), Oh Yeong-jin (Bande dessinée), Park Kun-woong (Bande dessinée), Park Sang-hoon (Essai), Puuung (Bande dessinée), Yi Inseong (Fiction), Yun Suk-nam (Jeunesse) 

 

Source : Centre Culturel Coréen 

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CULTURETalchum

02/03/2016

La danse théâtrale masquée, qui était populaire pendant la dynastie Joseon (1392-1910), représente sans aucun doute la forme la plus achevée de la culture populaire coréenne. Comme l’indique son nom coréen, talchum, signifie une forme de ...

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La danse théâtrale masquée, qui était populaire pendant la dynastie Joseon (1392-1910), représente sans aucun doute la forme la plus achevée de la culture populaire coréenne.

Comme l’indique son nom coréen, talchum, signifie une forme de danse (chum) représentée en portant des masques (tal). C’est également un moyen de libérer les frustrations intériorisées en se dissimulant derrière un masque.

En revêtant le costume d’un noble ou d’un chaman, d’une épouse, d’une concubine ou d’une servante, les gens du peuple pouvaient trouver à s’amuser par eux-mêmes des situations tendues rencontrées dans la vie quotidienne. Il en résultait qu’il n’y avait aucune demande pour de véritables acteurs professionnels, comme en Chine ou au Japon.

La danse dramatique masquée coréenne est également différente des pièces masquées des autres pays, lesquels font une distinction claire entre la scène et la salle. En Corée, il s'agit de spectacles d’extérieur dans lesquels acteurs et spectateurs peuvent se mêler librement les uns aux autres et communiquer.

Ainsi, les danses théâtrales masquées, sous la forme de divertissements, expriment les pensées intimes du peuple. Avec des personnages comme Malddugi, modeste servante qui se moque impitoyablement des mensonges et de l’hypocrisie de son maître par des gestes expressifs et beaucoup d’humour, ou encore avec le moine débauché, engagé dans une aventure amoureuse, ces pièces reposent sur la conscience critique des gens du peuple.

Les danses masquées ont connu un très large regain d’intérêt en 1980 en relation avec le mouvement démocratique populaire, qui s’est répandu sur les campus des universités coréennes. Aujourd’hui elles ont été largement popularisées en tant que divertissements folkloriques appréciés de tous. Des programmes d’initiation sont ainsi proposés, dans lesquels chacun peut essayer de faire des masques ou peut apprendre à danser. Le but de ces programmes n’est pas de former des spécialistes de danse théâtrale masquée, mais d’offrir aux gens ordinaires le goût des traditions coréennes.

C’est désormais facile de trouver des lieux de représentation de danses masquées, comme le Nori Madang de Séoul. Si la longue tradition des spectacles de masques était presque perdue, elle occupe aujourd’hui une position importante en tant qu’art populaire apprécié de tous.

Les danses théâtrales masquées ont été transmises dans toutes les régions du pays. Les genres régionaux les plus connus sont : le rite chamaniste local du Hahoe, le byeolsingut talnori de Andong ; le Gwannogamyeongeuk de Gangneung (danse théâtrale masquée des fonctionnaires) ; les Byeol sandae nori de Songpa et de Yangju, joués par des troupes itinérantes ; les danses masquées de Bongsan, de Gangnyeong, et de Eunyul; les danses Yayu (danse pour les champs) et Ogwangdae (danses des cinq pitres).

Le Byeol sandae nori de Hahoe était représenté dans le village du même nom, devant le sanctuaire des esprits tutélaires, après que ceux-ci aient été invoqués par les villageois, lors de la première lune de l’année lunaire.

Les pièces masquées de Yayu et d’Ogwangdae étaient quant à elles moins en relation avec les pratiques chamanistes et dépendaient plutôt du répertoire des troupes itinérantes appellées Daegwangdaepae, qui se produisaient le long du fleuve Nakdong

Les danses théâtrales masquées de la côte ouest, dans la province du Hwanghae (actuellement en Corée du Nord) diffèrent légèrement mêmes si les personnages et les scènes sont semblables.

Les masques pour le Byeol singut tallori de Hahoe sont taillés dans du bois d’aulne séché à l’ombre. Le style distinctif de ces masques réside dans le fait que le menton est séparé du reste du visage. L’expression du visage des masques de Hahoe semble souvent changée en fonction de leur mouvement et de notre angle de vision. Le masque du noble présente des sourcils et des pommettes exagérément soulignés, ce qui change ses expressions lorsque le masque bouge, alors que le masque du serviteur, Choraengi, possède une bouche qui va du sourire aux grimaces lorsqu’il se tourne d’un côté ou de l’autre.

Les masques d’Ogwangdae et de Yayu sont différents, imitant les traits humains de manière très réaliste leurs lignes sont grossières, simples et vivantes, ce qui donne un style très caricatural.

Ils sont à la fois symboliques et satiriques. Les nobles sont toujours représentés avec des traits déformés,

Le masque noir indique que le personnage est né d’une mère adultère. Le masque de Malddugi est exceptionnellement larges et le nez a une forme de pénis.

Le fait que les masques les plus grands soient donnés à des personnages dont le rôle est de critiquer l’aristocratie suggère combien était profond le ressentiment du peuple envers la classe dirigeante.

Les masques de la côte ouest sont assez particuliers, au sens où ils sont principalement faits de papier. Cela leur donne une qualité spéciale en termes de couleur et de forme.

A Hahoe les neuf personnages sont la mariée, le noble, la concubine, le moine, le serviteur, le lettré, l’indiscret, le boucher et la grand-mère. A l’origine il y en avait trois de plus: l’étudiant, Ddeokdari et Byeolchae, mais ils ont été perdus pendant la colonisation japonaise.

Avec les deux masques d’oiseau de type Juji et les deux sortes de masques de type Byeongsan, les neuf masques de Hahoe ont été désignés ensemble Trésor national.

 

 

source : Centre Culturel Coréen

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INFORMATIONUNE AMITIÉ TOUJOURS RENOUVELÉE

07/01/2016

« AVEC L’ANNÉE FRANCE-CORÉE, NOUS CÉLÉBRERONS DIGNEMENT NOTRE AMITIÉ, DANS LA DIVERSITÉ DE NOS CULTURES ET DE NOS DIFFÉRENCES. » Il est impossible de présenter ici tout le programme ! Mais il me faut signaler une autre mani...

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« AVEC L’ANNÉE FRANCE-CORÉE, NOUS CÉLÉBRERONS DIGNEMENT NOTRE AMITIÉ, DANS LA DIVERSITÉ DE NOS CULTURES ET DE NOS DIFFÉRENCES. »


Il est impossible de présenter ici tout le programme ! Mais il me faut signaler une autre manière, fort agréable, de rencontrer l’Autre dans ce qu’il a de plus quotidien et profond : la gastronomie. En France, le Carreau du Temple dresse un jujeom (bar coréen) et met en place des ateliers de kimbab, kimchi, jeon ou encore hotteok, cupbab, ainsi qu’une épicerie fine. Tandis qu’à Séoul, les Meilleurs Ouvriers de France feront déguster au grand public des produits français avec So French Délices ! Manifestation savamment taillée avec conférences, master-classes et rencontres professionnelles. Vous l’aurez compris, l’Année France-Corée illustrera tous les échanges culturels, économiques, scientifiques, diplomatiques qui se développent entre les deux pays dans une relation bilatérale de plus en plus fructueuse et dynamique.

Si les événements prévus par la France en Corée en 2016 sont encore en cours de programmation, ils seront résolument tournés vers l’avenir : que ce soit à Robotworld, le salon de référence pour la robotique en Corée, ou les French Tech Days, véritables plateformes réunissant les startups françaises les plus tournées vers l’innovation dans les secteurs clés partagés par nos deux pays (industries/ services professionnels, santé, technologies liées à la ville…). Sans omettre l’enseignement supérieur avec le Study Tour qui permettra à des étudiants des deux nationalités de se rendre dans les deux pays, la signature de nombreux partenariats universitaires et, en 2016, la pose de la première pierre d’une Maison de la Corée à la Cité Universitaire internationale de Paris.

Des expositions scientifiques, des rencontres autour des technologies marines ou des « smart cities» permettront également de confronter les expériences entre nos pays, tous deux attachés à préserver leur environnement et la nature, grande inspiratrice des arts et de la poésie en Corée comme en France. Enjeux qui questionnent toujours la création contemporaine ; en atteste le mouvement « Dansae hwa » auquel se rattachent les artistes Lee Ufan, Kwon Young-woo ou encore Lee Bae qui créera une œuvre au Musée Guimet.

 

Source ; Centre Culturel Coréen

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INFORMATIONFrance-Corée, un avenir durable

30/11/2015

L’Année croisée France - Corée 2015-2016 a lancé le 18 septembre 2015 ! Elle invite tous les Français et les Coréens à un voyage extraordinaire. Un voyage qui permettra de mieux nous connaître encore, de célébrer nos culture...

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L’Année croisée France - Corée 2015-2016 a lancé le 18 septembre 2015 ! Elle invite tous les Français et les Coréens à un voyage extraordinaire. Un voyage qui permettra de mieux nous connaître encore, de célébrer nos cultures, de les personnifier, remodelant au passage les singularités et les particularités de chacun de nos deux pays. Un voyage placé sous le signe de la coopération, fait d’allers et retours avec des manifestations « miroirs » présentées en France puis en Corée. C’est en tout cas de cette manière que les différents comités mixtes ont travaillé, avec l’expertise de l’Institut français qui met en œuvre des Saisons culturelles depuis 1985.

" POURQUOI CETTE ANNÉE CROISÉE ? "

Premièrement, pour célébrer le 130e anniversaire du Traité d’amitié, de commerce et de navigation entre la France et la Corée, signé en 1886 par Georges Cogordan, et qui a permis l’établissement de nos relations diplomatiques.

Deuxièmement pour renforcer toutes les formes de coopération avec « une attention première à la création et à l’innovation », selon les mots du Président Henri Loyrette. Ces deux valeurs de la modernité, création et innovation, renforcent un intérêt soutenu et marqué pour la tradition par les nouvelles générations.

Troisièmement parce que la France est le pays d’Occident présentant le plus grand nombre de sources et de témoignages sur la Corée dans le temps (avant 1950), et parce que ces documents sont les plus anciens (depuis 1254).

Depuis Victor Collin de Plancy, emblématique premier consul de France en Corée qui fit connaître en France cette culture ancienne et raffinée, nombre de personnalités françaises ont des relations soutenues avec la Corée, des écrivains d’hier, Pierre Loti, Paul Claudel…à nos contemporains. Daniel Buren, Sophie Calle, Orlan, Jean-Charles de Castelbajac y ont récemment exposé. L’écrivain Yann Moix prépare son premier film documentaire “Korea”. Le footballeur Patrice Evra ou l’athlète franco-coréenne de patinage de vitesse Choi Min-kyung y entretiennent des liens ténus. Cette jolie suite ne serait pas tout à fait complète si l’on ne citait pas le nom de quelques grands architectes qui ont bâti des projets remarquables : Rudy Riciotti qui a érigé la Passerelle de la Paix à Séoul ; Dominique Perrault, Grand Prix 2010 de l’Association des architectes français à l’export (AFEX) pour l’édifice qu’il a conçu au coeur de l’université fé- minine d’Ewha ; le musée Leeum Séoul construit par Jean Nouvel ; la Galerie d’art Gana réalisée par Jean-Michel Wilmotte, designer de l’aménagement de l’aéroport d’Inchon ou encore Christian de Portzamparc qui vient de livrer l’écrin de la plus grande boutique Dior au monde.

Cette Année croisée encouragera les échanges autour de projets artistiques, culturels, économiques, scientifiques et universitaires : ce dont la programmation, avec ses 250 événements, rend bien compte. Tous accueillis en des lieux prestigieux aussi bien en France qu’en Corée et répartis sur tout le territoire des deux pays, dans les capitales comme en régions. Comme l’a précisé mon homologue coréen, Choe Junho, « Jamais, au cours de sa longue histoire, la Corée n’avait consacré « Avec un luxe de détails, création et luxe à la française : du Moyen-Âge à nos jours ». Réalisée sous la direction scientifique d’Olivier Gabet, directeur du Musée des Arts décoratifs, en partenariat avec le Comité Colbert, elle présentera près de 200 chefs-d’œuvre issus des collections nationales historiques, des fonds patrimoniaux et des créations contemporaines des Maisons du Comité Colbert. Une année entière à des échanges avec un pays. C’est donc une année exceptionnelle pour que se diffuse la culture coréenne dans l’Hexagone. » Peinture, art contemporain, musique, littérature, danse, opéra, design, cinéma, arts et musique traditionnels etc. tous les champs artistiques seront représentés.

 

Par Agnès BENAYER, commissaire générale du Comité français de l’Année France-Corée 2015-2016

 

Source : Centre Culturel Coréen 

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TOURISMELe tourisme coréen en France

20/10/2015

Le tourisme et le voyage à l’étranger représentent une part de plus en plus importante dans les loisirs et le budget des ménages coréens. Mihye Blin, présidente de l’agencede voyage Entre Paris et Séoul (www.eparisseoul.com), exprime son p...

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Le tourisme et le voyage à l’étranger représentent une part de plus en plus importante dans les loisirs et le budget des ménages coréens. Mihye Blin, présidente de l’agencede voyage Entre Paris et Séoul (www.eparisseoul.com), exprime son point de vue dans Corée Affaires.

 

  • Quelles évolutions du tourisme coréen en France avez-vous pu observer?

Les Coréens n’ont commencé à voyager à l’étranger librement qu’en 1988. Au début, ils voyageaient en groupe avec un forfait tout compris et une prise en charge complète. Avec ce type de voyage éclair, ils restaient à Paris 2-3 jours, une semaine en Europe. Cela a pas mal évolué au fil du temps, un peu moins de 30 ans après. Cette forme de voyage « package» existe toujours encore aujourd’hui mais à hauteur de 35% du marché seulement et ce sont souvent des voyages « low-cost». Le mode de voyage des Coréens est devenu beaucoup plus individuel, autonome, libre et donc leur demande est maintenant diversifiée et exigeante. Très curieux et bien informés sur leur destination grâce à internet, ils commencent à composer leur voyage eux-mêmes selon leurs goûts et leurs moyens. Egalement, je constate une augmentation de « voyage sur mesure de grand luxe» pour les Coréens aisés à travers la France et sur différents thèmes.

 

  • Quelles sont les attentes des touristes coréens ? Leurs déceptions et difficultés ? Leurs activités et destinations favorites ?

 

Ils visitent non seulement la capitale et ses sites touristiques, mais aussi maintenant les diverses régions de France et aiment le style de vie à la française. Leur intérêt se porte aussi vers les manifestations culturelles, les activités sportives pratiquées dans le magnifique paysage français comme le golf et le ski. Ils se passionnent aussi pour la gastronomie et le vin français. La mode française, ses grands couturiers font rêver bien évidemment les Coréens. Ainsi ils apprécient les « fashion weeks» et ils viennent chercher les produits dernier cri ou des endroits tendance à Paris. Sans oublier leur goût du shopping dans les grands magasins, les concepts stores, les pharmacies pour les produits de beautés ou même au « Marché aux puces» parisien. Leur grande déception du moment est liée à l’insécurité surtout dans Paris et dans sa périphérie. Souvent les touristes asiatiques sont la cible des pick- pockets ou ils subissent des agressions. Les autorités françaises devraient vraiment faire des efforts. L’autre déception est plus classique ; ces Coréens habitués à un certain niveau de service dans leur propre pays, trouvent souvent les Parisiens pas très souriants ni très accueillants dans les commerces. Certains disent avoir le sentiment d’être presque désolés de les déranger.

 

  • Quelles opportunités pour les entreprises et entrepreneurs français voyez-vous, en ce qui concerne le tourisme coréen ?

 

Les loisirs étaient un tabou pour les Coréens, attachés au travail et au mérite, mais incontestablement bons vivants comme les Français. Aujourd’hui voyager à l’étranger est devenu un plaisir indispensable que les Coréens cachent à peine. L’an dernier près de 15 millions de Coréens ont voyagé à l’étranger. La France leur destination favorite et leur première destination européenne - a plein de facettes à offrir sur le plan touristique, historique et culturel aux 300,000 Coréens qui visitent la France chaque année. Dans une société très numérisée, les Coréens sont connectés constamment donc il est important d’être présents en ligne. Egalement ils sont très sensibles à la communication et aux services en coréen. Les récents accords d’Orange, du Musée Grévin et de Pierre & Vacance avec leurs partenaires coréens attestent des possibilités de développement bilatéral. A plus petite échelle, les succès de et de la Pharmacie Monge montrent qu’un marketing ciblé et une attention portée aux visiteurs coréens donnent des résultats plus que satisfaisants.

 

Source : FKCCI Chambre de commerce franco-coréenne

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La Corée et les CoréensJiho IM

31/08/2015

« Il paraît que, contrairement aux Coréens, aux Chinois ou aux Japonais, les Occidentaux ne peuvent pas sentir le goût de l’aminoacide qui se trouve dans la sauce de soja. Cela ne les empêche cependant pas d’apprécier les plats asiatiques, sans doute...

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« Il paraît que, contrairement aux Coréens, aux Chinois ou aux Japonais, les Occidentaux ne peuvent pas sentir le goût de l’aminoacide qui se trouve dans la sauce de soja. Cela ne les empêche cependant pas d’apprécier les plats asiatiques, sans doute grâce à l’harmonie qui les caractérise. La cuisine coréenne est l’exemple même de cette harmonie. » Un jour, à New York, Im Jiho a dû improviser un repas pour une personnalité importante et ses convives. Il a couru à Central Park pour cueillir des herbes. Une fois rentré, il les a cuisinées et le résultat a ravi des convives pourtant difficiles à satisfaire. Le talent d’Im Jiho est mondialement connu. Il a même déjà fait la couverture du magazine américain Food Art. Au salon du Tourisme de Stuttgart en 2005, les gens faisaient deux ou trois heures de queue pour goûter aux plats qu’il préparait. Le plus étonnant, c’est que cet homme n’a aucune formation professionnelle. Après avoir quitté tôt le giron familial, il a erré, « comme le vent », savourant les joies de la nature. Il allait travailler dans un restaurant chaque fois qu’il avait besoin d’argent et c’est sur le tas qu’il a acquis son savoir-faire culinaire. Il a été responsable d’une cantine pour deux cents ouvriers sur un chantier de construction au MoyenOrient. Il a surtout appris au cours de son existence nomade à faire avec ce qu’il trouvait. « Naturaliste », c’est ainsi qu’il se qualifie. Il emploie tout autant des ingrédients naturels – fruits, racines, herbes, graines – que des condiments tels que différentes sortes de pâtes et de sauces de soja, et des fruits et légumes fermentés. « Le point fort de la cuisine coréenne, c’est qu’elle est née de la rencontre entre les énergies de la nature -c'est-à-dire du soleil, du vent et de l’air-, et de l’homme. » Selon Im Jiho, le secret de la cuisine coréenne se trouverait par exemple dans la jarre contenant des condiments que pendant des années notre mère enterre, dé- terre, expose pour l’enterrer à nouveau. Et c’est de cette manière qu’il fabrique ses sauces et ses légumes marinés. Le restaurant coréen Sandang, qu’il a ouvert, n’affiche pas comme il est d’usage la carte sur un mur du restaurant, mais seulement des mots comme « nature », « ciel », « eau ». « Celui qui mange est heureux, mais celui qui cuisine le repas l’est aussi. Il n’y a pas de différence entre eux. Quand je prépare un plat, je m’identifie quasiment à celui qui va le consommer. » La cuisine est pour Im Jiho un art qui consiste à créer avec amour une harmonie.

 

Source :Centre Culturel Coréen

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EXPOSITIONL’amour du plus lointain

16/06/2015

« L’amour du plus lointain » 13e Biennale internationale des poètes en Val-de-Marne La 13e Biennale internationale des Poètes en Val-de-Marne se tiendra dans plusieurs villes du Val-de Marne et à Paris. Avec des poètes venant de Chine, de Corée, ...

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« L’amour du plus lointain » 13e Biennale internationale des poètes en Val-de-Marne

La 13e Biennale internationale des Poètes en Val-de-Marne se tiendra dans plusieurs villes du Val-de Marne et à Paris. Avec des poètes venant de Chine, de Corée, d’Australie et du Grand-Nord canadien, le public sera invité à faire un long voyage, à découvrir des poésies différentes mais surtout à accueillir l’Autre, le plus lointain et peut-être aussi le plus proche. Faire découvrir la diversité des écritures et des pratiques actuelles de la poésie pour une meilleure compréhension réciproque, tel est l’objectif de ce festival de poésie.

En avant-première de l’Année de la Corée en France qui débutera en septembre 2015, cette édition sera l’occasion de découvrir la richesse de la poésie coréenne actuelle avec quelques-uns de ses plus importants représentants. Une poésie empreinte d’une grande sensibilité qui fait écho à la société coréenne contemporaine.

Le programme de la Biennale est en cours de finalisation au moment où nous mettons sous presse. Quelques grands poètes coréens sont néanmoins annoncés : Hwang Ji-U, Choi Seung-ho, Kim Yi-deum, Shim Bo-seon.

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La Corée et les CoréensVivre à Séoul Mr Jean-Noël JUTTET

20/05/2015

En Corée, j’ai retrouvé les grands courants de la terre, l’or massif, les montagnes d’une substance définitive, les grands Coréens mélancoliques comme des hérons, écrivait Paul Claudel dans son Journal au cours d’un voyage qu'i...

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En Corée, j’ai retrouvé les grands courants de la terre, l’or massif, les montagnes d’une substance définitive, les grands Coréens mélancoliques comme des hérons, écrivait Paul Claudel dans son Journal au cours d’un voyage qu'il fit en 1924 de Pusan à Séoul. L’air de Séoul aujourd’hui a perdu beaucoup de sa fraîcheur et de sa légèreté, mais il n’a rien à envier à celui de Paris. Les touristes chinois qui aujourd’hui envahissent Séoul attestent, entre deux razzias dans les centres commerciaux, à quel point il leur semble léger puisqu’ils paient pour venir le respirer en toute saison et non seulement pendant les radieuses et limpides journées d’automne. En revanche, l’image des « grands Coréens mélancoliques comme des hérons » est totalement non pertinente. Que les Coréens soient grands, soit, cela est encore plus vrai aujourd’hui. Mais « mélancoliques », certainement pas ! Bouillants, loquaces, gouailleurs, ils sont l’exact contraire du patient échassier.

Vivre parmi eux est une expérience qui ne pose aucune difficulté particulière tant se sont rapprochés nos modes de vie. Tant, même, la Corée nous a aujourd’hui dépassés, nous Français, sur bien des points : la modernité, l’efficacité ou encore la propreté des espaces publics. Le jeu des comparaisons est souvent cruel pour la France. Nul besoin ici de rappeler les succès de Samsung, de Hyundai ou de Kia, ou ceux du ciné- ma coréen, ou ceux encore de la K-pop, dont nos médias nous abreuvent quotidiennement. Il suffit, pour prendre la mesure du retard français, de comparer l’arrivée dans l’un et l’autre de ces deux aéroports modernes que sont Incheon et Roissy : d’un côté, une signalétique claire, des sols impeccables, des accès commodes aux moyens de transport, un personnel toujours présent à son poste et aimablement efficace, de l’autre des complications, des attentes, des voitures encombrant les accès, et un personnel peu motivé, pas avenant, toujours occupé à autre chose que ce pourquoi il est là.

D’abord, la générosité. La pingrerie, la lésine sont des péchés qui n’ont pas cours en Corée. Un Coréen avare, cela n’existe pas. Jamais un repas entre amis ne se termine par le partage de la facture entre les convives ; soit un plus malin se sera débrouillé pour aller payer à l’insu des autres en prétextant un détour par les toilettes, soit la soirée se terminera par une jolie bousculade à la caisse. Parler argent n’est pas un problème, c’est même un sujet de conversation favori, mais nul ne songerait à se montrer chiche quand il s’agit d’ouvrir son porte-monnaie.

Autre point gagnant, la sécurité. Où que ce soit, à quelque heure que ce soit, on se sent en sécurité dans les rues de Séoul. Dans les self-services, l’usage est de déposer son smartphone ou sa tablette sur une table pour marquer qu’elle est occupée pendant qu’on s’éloigne pour aller passer commande. Les sacs suspendus grands ouverts au bras des voyageuses du métro toujours bondé feraient le bonheur de nos pickpockets parisiens. Et dans les modestes restaurants de quartier, la caisse est parfois une simple boîte à chaussures sans couvercle à proximité immédiate de la porte. La confiance : puisse cette caractéristique de la société coréenne perdurer ! Il est si désagréable, à Paris, de devoir serrer précautionneusement son portemonnaie ou de voir le regard soupçonneux que portent les commerçants sur le billet de vingt euros que vous lui tendez.

 

* Jean-Noël Juttet a travaillé dans le réseau culturel français à l’étranger. Aujourd’hui retraité, il effectue de longs séjours en Corée. Il a traduit, en collaboration avec Choi Mikyung, plusieurs romans contemporains (de Hwang Sok-yong, Lee Seung-U, etc.) et deux classiques : Le chant de la fidèle Chunhyang et Histoire de Byon Gangsoe. Récemment parus, Le regard de midi de Lee Seung-U (Decrescenzo éditeurs) et une anthologie de nouvelles coréennes dans la revue Brèves.


Source : Centre Culturel Coréen 


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POLITIQUE ECONOMIQUEContre la déprime française, trois idées venues d'Asie

21/04/2015

INTERVIEW Selon Philippe Li, les Français devraient s'inspirer des pays d'Asie pour sortir de leur morosité. Philippe Li, avocat franco-coréen, suggère aux Français de s'inspirer de l'Asie pour sortir de leur morosité DR. En quoi les Français pou...

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INTERVIEW Selon Philippe Li, les Français devraient s'inspirer des pays d'Asie pour sortir de leur morosité. Philippe Li, avocat franco-coréen, suggère aux Français de s'inspirer de l'Asie pour sortir de leur morosité DR.


  • En quoi les Français pourraient-ils s'inspirer de l'Asie pendant cette période morose?

 

Tout d'abord, comme cela est le cas en Asie, être davantage à l'écoute et s'adapter au mouvement et à la vitesse du monde, ce qui implique de se placer sur un mode d'action plus volontariste et réactif, de montrer plus de souplesse dans le fonctionnement. C'est souvent en avançant qu'on trouve.

Sur le plan politique, les grands plans économiques des puissances asiatiques, que ce soit les 3 flèches d'Abe, le Make in India de Modi, l'économie créative de Park ou les réformes de Xi Jinping, ont le mérite de fixer le cap et contribuent à la lisibilité de l'action économique. Partant de là, il est plus facile de se doter d'une ambition.

 

  • D'où vous est venue l'idée d'en faire un livre?

 

C'était de participer au débat d'idées sur la compétitivité en restituant un peu du souffle de l'Asie, en livrant des clés de lecture de la prise d'action telle qu'elle se déroule, mais vue de l'intérieur, avec la description de certains ressorts psychologiques, mentaux et spirituels. En passant, l'idée était également d'aller au delà des poncifs qui voudraient que la réussite des pays et des entreprises asiatiques repose sur des procédés commerciaux déloyaux et des employés travaillant comme des robots, alors que c'est le sens de l'organisation et la recherche de l'innovation qui les caractérisent.

 

  • Que peut-on faire individuellement et collectivement?

 

Individuellement, c'est impulser, lancer des idées et prendre des initiatives, mais c'est là que réside la difficulté en France. Je suis frappé par la force des carcans qu'on y trouve, qu'il s'agisse d'inertie dans les comportements ou de process trop lourds et complexes. Tout cela conduit au cloisonnement et à placer des bornes devant chacun.

Par ailleurs, on manque cruellement de sens collectif. Un exemple très révélateur, c'est la manière dont les gens occupent l'espace dans le métro à Paris. Je ne parle pas ici de discipline ou de morale mais d'un minimum de sens pratique, afin que les gens puissent entrer et sortir plus facilement des wagons. La vision collective et la capacité à faire des choses avec d'autres, c'est la clé de tout, afin de sortir de la défiance et des carcans. C'est en cela que l'Asie nous montre le chemin.

 

  • La grande maladie française, c'est le pessimisme ou l'individualisme?

 

Un peu des deux, car le système éducatif français enseigne l'analyse et la critique. Je ne peux toutefois m'empêcher de penser qu'il s'agit là de fausses excuses. Rien n'empêche d'être pessimiste et d'agir, mais pour cela, il faudrait être plus constructif et moins s'embarrasser des contraintes. Il me semble également que contrairement à ce que l'on pourrait croire, il y a une aspiration profonde des Français à se retrouver autour de grandes causes. Il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé le 11 janvier, ou l'engagement de nombreuses personnes dans le monde associatif. Ce sont les catalyseurs qui manquent aujourd'hui.

 

  • Vous expliquez la notion de "ki" dans votre livre. C'est un peu mystérieux, presque ésotérique. Comment le trouver et l'exploiter?

 

Au contraire, c'est très concret. En Corée, on dit dans le langage courant qu'on transmet son son "ki", c'est à dire son énergie aux autres. Transmettre son énergie, c'est accepter de la partager, ce qui implique de recevoir en retour celle des autres. De cet échange résulte le déclenchement de la confiance, qui se traduit par la création d'opportunités et au final par l'action, le "Delivery". La confiance ne se décrète pas, elle découle de la transmission de l'énergie et je suis convaincu que c'est en cela que réside l'explication du dynamisme en Asie.

Ce qui est frappant, c'est que l'énergie de Séoul, on la retrouve à Londres ou à New York. Ce n'est pas seulement le caractère trépidant de ces villes qui confère l'énergie mais le fait que les gens s'y soient placés sur un mode de communication positive, qui favorise la circulation de l'énergie. Vous avez une double culture coréenne et française, mais vous avez choisi de vivre à Paris. Avouez, on est mieux ici qu'à Séoul?

Pour tous ceux qui ont vécu en Asie et reviennent en France, il y a un double sentiment de ravissement et d'effarement. Ravissement quand on considère l'accès illimité à la culture et la liberté de ton et d'esprit qu'on ne retrouve nulle part ailleurs. Effarement face à la lenteur, à l'inaction et aux blocages.

La France offre un spectacle contrasté, avec une profusion d'atouts et de ressources, mais aussi une grande difficulté à exprimer tout son potentiel. Quand on vit en France, il faut néanmoins être conscient qu'on jouit d'une grande qualité de vie et d'un modèle social, qui, même s'il doit maintenant être ajusté, offre beaucoup de privilèges.

 

Par Jean-François Arnaud

 

Source : Challenges

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INFORMATIQUEUn partenariat universitaire inédit

08/04/2015

Qu’est-ce que la Korea Univer­sity Business School ? Korea University, fondée en 1905, est la première université en Corée. Elle a été créée pendant l’oc­cupation japonaise, afin de protéger l’identit&eacut...

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  • Qu’est-ce que la Korea Univer­sity Business School ?

Korea University, fondée en 1905, est la première université en Corée. Elle a été créée pendant l’oc­cupation japonaise, afin de protéger l’identité nationale par l’éducation. Tout au long de l’histoire moderne de la Corée, Korea University a ain­si symbolisé l’esprit de liberté et de justice, représentant la conscience de la nation. Korea University Business School est l’un des départements de Korea University, et constitue au­jourd’hui la première école de com­merce en Corée. Nous formons les dirigeants de demain : de nombreuses figures importantes de la vie politique et économique de la Corée, comme Myung Bak LEE, l’ancien président de Corée, sont diplômés de Korea Uni­versity. La recherche de KUBS est re­connue dans le monde et selon le clas­sement de l’Université du Texas publié en avril 2014, KUBS se place aussi en première position parmi les univer­sités de Corée, Chine et Japon et en 89e position mondialement. Au-delà de notre implication nationale, nous sommes déterminés à devenir un acteur international, en nous plaçant dans le top 50 mondial des meilleures universités d’ici 2018 ; tournés vers le monde, nous avons à ce jour plus de 200 partenariats avec des universités internationales.

  • KUBS a récemment signé un partenariat avec KEDGE Business School afin de créer un MBA Eurasia. De quoi relève-t-il ?

Tout d’abord, dans l’ouverture d’antennes locales : nous venons d’ouvrir un bureau de liaison à Bor­deaux, et KEDGE fera de même sur notre campus. Outre des échanges universitaires classiques, l’objectif est de développer conjointement une offre de MBA Eurasia, de doubles di­plômes et de collaborer sur des pro­jets de recherche. Le MBA Eurasia dont le programme, prévu sur deux ans, est en cours de définition, de­vraient commencer à la rentrée 2015. Avec ce partenariat, nous voulons sensibiliser les étudiants européens au monde de l’entreprise en Asie afin de faciliter leur adaptation, et inver­sement.

  • Pourquoi choisir la France ?

La France est l’une des desti­nations les plus prisées parmi les étudiants coréens qui apprécient sa culture et son niveau d’éducation. Si j’ai un intérêt particulier pour la France, pour sa culture et son art du vin, je pense aussi que les domaines où la France et la Corée peuvent collaborer sont nombreux et justi- fi ent ce partenariat universitaire : la gastronomie, les sciences et l’inno- vation, où la France est à la pointe, par exemple. Qui plus est, nous re- marquons un intérêt croissant des étudiants européens pour la Corée et l’Asie et de plus en plus d’opportuni- tés en termes d’éducation devraient se présenter. Nous sommes donc très heureux de ce partenariat avec KEDGE, et par son biais, avec la France.

 

A l’occasion du partenariat universitaire signé entre Korea University University Business School (KUBS) et KEDGE Business School (issue de la fusion de Bordeaux EM et d’EUROMED), Doo Hee LEE, doyen de KUBS, a accepté de répondre aux questions de Corée Affaires.

 

Source : FKCCI

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CULTURELe nouveau grand succès du cinéma coréen

05/02/2015

« SORTI LE 30 JUILLET 2014 SUR LES ÉCRANS CORÉENS, ROARING CURRENTS EST AUJOURD’HUI LE FILM DE TOUS LES RECORDS. » "Roaring Currents" 17,6 millions de spectateurs et plus de 135,7 milliards de wons de recettes, soit environ 100,9 millions d’euros (source Kobis)...

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« SORTI LE 30 JUILLET 2014 SUR LES ÉCRANS CORÉENS, ROARING CURRENTS EST AUJOURD’HUI LE FILM DE TOUS LES RECORDS. »

"Roaring Currents" 17,6 millions de spectateurs et plus de 135,7 milliards de wons de recettes, soit environ 100,9 millions d’euros (source Kobis) au 31 octobre ! Roaring Currents détient officiellement aujourd’hui le titre envié du plus grand succès de tous les temps, toutes nationalités confondues, au box-office cinématographique coréen.

Il bat ainsi largement le précédent record établi par l’américain Avatar sorti en décembre 2009 en Corée et ayant attiré 13,62 millions de spectateurs. Mais il pulvérise également le score de The Thieves, considéré auparavant comme le plus gros succès en langue coréenne au box-office local avec 12,9 millions de spectateurs.

Ce résultat extraordinaire a d’ailleurs été accompli en peu de temps puisque seulement dix jours après sa sortie, le film dépassait déjà les dix millions de spectateurs.

Dans l’absolu, aujourd’hui, près d’un sud-coréen sur trois a donc vu le film du réalisateur Kim Han-min ! Et cet immense succès ne s’arrête pas là puisque, Roaring Currents est sorti aux États-Unis le 15 août dernier et y a déjà récolté pas moins de 2,5 millions de dollars de recettes. Ce qui lui vaut le titre de plus gros succès de tous les temps au box-office américain pour un film en langue coréenne. Vendu à l’international pour l’instant dans treize pays, dont l’Australie, l’Inde, la NouvelleZélande ou encore le Vietnam et la Thaï- lande, le long métrage s’est exporté aussi en Chine où il devrait sortir à la fin de cette année 2014 sur pas moins de trois mille écrans (dans une version raccourcie se focalisant davantage sur l’action).

«UN ESPOIR RETROUVÉ»

Beaucoup plus inattendu est le contexte dans lequel Roaring Currents est sorti sur les écrans. En effet, le 16 avril 2014, la Corée du Sud a connu une des plus importantes tragédies de son histoire avec le naufrage du ferry Sewol, ayant entraîné la mort de plus de trois cent personnes dont une majorité de jeunes lycéens.

Cet accident a plongé le pays tout entier dans une tristesse infinie et un profond désarroi. Les chaînes de télévision nationales ont même bouleversé leurs programmes et cessé de diffuser les émissions de divertissement pendant plusieurs jours. Le moral des Coréens était donc encore bas lorsqu’est sorti le long métrage de Kim Han-min, dont les producteurs, considérant que la catastrophe du Sewol était trop proche, avaient instinctivement choisi de repousser la date de sortie, de mai à juillet. Le message véhiculé par le film a sonné toutefois comme une lueur d’espoir aux yeux des spectateurs : même quand tout semble perdu, il faut savoir garder foi en l’avenir et se redresser fièrement pour affronter l’adversité et continuer à avancer.

À l’image de l’extraordinaire victoire de Yi Sun-shin sur ses opposants vingt fois plus nombreux, rien n’est impossible. Soudainement, pour vaincre la peur et le désespoir, la nation coréenne tout entière a donc semblé faire corps, à l’écran comme dans la réalité. Cette leçon de courage et d’abnégation donnée par Yi, quatre cent dix-sept ans plus tôt, paraît avoir été assimilée dans la société coréenne contemporaine, comme un remède transgéné- rationnel — peut-être temporaire mais néanmoins probant — au malheur ambiant. À tel point d’ailleurs que pour prolonger cet état d’esprit, « soigner » le moral de tout un chacun et redonner au public l’affection qu’il a témoignée au film, producteurs et distributeur ont organisé à la mi-septembre une série de projections gratuites de Roaring Currents à destination des plus démunis. Plusieurs milliers de personnes de condition très modeste ont ainsi pu voir le film. Comme un médicament contre la morosité. 


Source : Centre Culturel Coréen 

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TOURISMELes spectacles à ne pas manquer en Corée

06/01/2015

En Corée, l’hiver arrive et, avec lui, de nombreux festivals de plein air permettant de profiter des magnifiques paysages enneigés du pays. Mais pour les visiteurs étrangers, qui sont un peu frileux et n’aiment pas sortir lorsqu’il fait froid, la scène c...

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En Corée, l’hiver arrive et, avec lui, de nombreux festivals de plein air permettant de profiter des magnifiques paysages enneigés du pays. Mais pour les visiteurs étrangers, qui sont un peu frileux et n’aiment pas sortir lorsqu’il fait froid, la scène coréenne offre toute une myriade de divertissements. De spectacles très attrayants de nature non verbale, pour lesquels nul n’est besoin de comprendre la langue coréenne et qui permettent de divertir un maximum de touristes.

Parmi les spectacles traditionnels à Séoul, la Korea House offre aux visiteurs de magnifiques représentations de danses et musiques traditionnelles qui se déroulent dans un majestueux décor. Plus loin, au Jongdeong Theater, les spectateurs seront charmés par Miso, la version contemporaine d’une histoire d’amour coréenne classique sur fond de pansori, de samulnori ou encore de gayageum.

Pour ce qui est des choses plus modernes, Nanta fait, depuis des années, salle comble. Cet étonnant spectacle, purement instrumental, est très spectaculaire et impressionnant. Il reprend les rythmes des percussions traditionnelles coréennes, les musiciens évoluant dans un décor de cuisine et utilisant divers ustensiles : casseroles, couteaux, cuillers, etc. Le spectacle Bibap aborde également le thème de la nourriture et plus particulièrement le plat emblématique coréen bibimbap. Quant à Jump c’est un vrai show d’arts martiaux, avec démonstrations de Taekwondo et de Taekkyeon, et scènes plutôt virevoltantes. Fanta-Stick est, à n’en pas douter, un spectacle mettant de l’ambiance. Sons et images, roulements de tambours, musiques à cordes mélodiques, samulnori et breakdance, s’y entremêlent et engendrent un mélange décoiffant.

Bien d’autres spectacles sont proposés aux visiteurs : Sachoom qui englobe différents genres de danse tels que hiphop, jazz, techno, break-dance, pop dance et danse contemporaine, The Painters : Hero, un spectacle innovant mettant en scène des artistes qui réalisent...en dessinant... des effets spéciaux incroyables.

Bref un vaste choix que ne manqueront pas d’apprécier les visiteurs étrangers.

 

Source : Centre Culturel Coréen 


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La Corée et les CoréensHan Mook_à la recherche de l’absolu

01/12/2014

Doyen des peintres coréens en France, Han Mook, qui a célébré le 15 avril 2012 son 100e  anniversaire, jouit dans la communauté artistique coréenne d’un très grand respect. Il vit et travaille à Paris depuis 1961, tout en exposant en...

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Doyen des peintres coréens en France, Han Mook, qui a célébré le 15 avril 2012 son 100e  anniversaire, jouit dans la communauté artistique coréenne d’un très grand respect. Il vit et travaille à Paris depuis 1961, tout en exposant en parallèle beaucoup en Corée et aussi dans nombre d’autres pays : Japon, Suède, Angleterre, Etats-Unis, Mexique, Brésil, etc.

Il a exposé en Corée dans les lieux les plus renommés : Musée national d’art moderne, galerie Hyundai, galerie Hoam... En France, ses œuvres ont aussi été présentées, dans le cadre d’expositions personnelles ou de groupe, dans divers lieux et manifestations : Festival international de peinture de Cagnes sur Mer, Bateau Lavoir, Centre Culturel Coréen, OCDE, Galerie Lumen, Maison du Japon, etc.

Les œuvres de Han Mook se trouvent dans plusieurs collections et lieux prestigieux, entre autres au Siège de l’UNESCO et à la Bibliothèque Nationale de France, à Paris, et au Musée National d’Art moderne et au Musée Leeum-Samsung, à Séoul.

Il a reçu dans son pays, au long de sa riche carrière, de nombreux prix et distinctions et vient de se voir décerner en France le Prix Culturel France Corée 2012.

« Je vois dans la réalité, une infinité d’ondulations, de rythmes »

Han Mook emploie des éléments qui semblent plus fantastiques mais toujours avec une géométrie centrale. Souvent les mêmes motifs sont traduits différemment au fur et à mesure de sa réflexion sur l’espace universel. C’est pour cela que, plus il avance dans cette réflexion et plus ses tableaux, de grand format, se trouvent animés de vibrations et de résonances musicales : « Des vibrations presque intangibles nous permettent de sentir la respiration de l’univers et ses rythmes ; et ces rythmes, à leur tour, nous révèlent l’essence de l’univers régie par la règle de purification ».

Toujours en mouvement, les œuvres de Han Mook luttent contre l’immobilité linéaire. à ce propos, il écrit : « L’’immobilité est de l’espace mort, de l’espace fermé. La configuration vivante sans cesse ouverte au monde serait seule digne de son nom. à la moindre vibration, l’univers respire ». C’est cette idée qui fascine Han Mook et qui lui permet de témoigner du rythme de l’espace dans lequel il découvre la vraie figure de l’univers, la loi de circularité : « Toute la configuration vivante de l’espace y demeure. »


Source : Centre Culturel Coréen 

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ECONOMIESongdo,ville du future, chantre de l'économie créative?

06/11/2014

Imaginez en 2020 une ville sortie tout droit de film de science-fiction, écologique, ultraconnectée ouverte sur le monde et possédant sa propre zone franche pour les investisseurs étrangers. Cette ville, Songdo, Située au Sud-Ouest de Séoul à une soix...

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Imaginez en 2020 une ville sortie tout droit de film de science-fiction, écologique, ultraconnectée ouverte sur le monde et possédant sa propre zone franche pour les investisseurs étrangers.
Cette ville, Songdo, Située au Sud-Ouest de Séoul à une soixantaine de kilomètres de la capitale, à proximité de l’aéroport international d’Incheon, Songdo est un projet fou qui se veut l’exemple de la transformation de la Corée du Sud. Devenir le cerveau de l’économie “intelligente et créative” face à une Chine industrielle et un Japon vieillissant. Cette cité du futur supposée offrir le meilleur de Hong Kong, de Singapour et de la Corée accueillera plus de 300 000 personnes d’ici dix ans dans des tours encore en construction, sortant de terrains gagnés sur la mer. Biotechnologie, industrie culturelle, high-tech etc… l’avenir sera-t-il à Songdo ?
Où est la place de l’économie créative dans cette ville nouvelle ? Un grand plan écologique via l’utilisation de dernières nouveautés technologiques est en marche. 40% de la cité est composée d’espaces verts, 75% des matériaux de construction utilisés sont recyclés, 99% des stationnements de la ville sont souterrains, et un imposant système de collecte et de filtration de l’eau de pluie est situé sous un terrain de golf. Ainsi pour que cette politique ‘’verte’’ puisse tourner à plein régime la ville fonctionnerait déjà avec la 5G. Chaque mètre carré de Songdo est parcouru par des câbles numériques. Toute information pourra être traitée, collectée et utilisée au service de la population.
Songdo deviendra une ville intelligente. De chez eux, l’ultra connectivité va permettre aux citoyens de Songdo de vivre une expérience digitale et technologique encore plus poussée que par le passé. Quand connectivité rime avec confort de vie, les possibilités d’ouvrir de nouveaux marchés dans des secteurs à fort potentiel (applications smartphones, technologies écologiques) pourraient donner un nouveau souffle à l’économie coréenne.
La Présidente PARK le souhaite et l’annonce à chacune de ses sorties comme le 13 septembre dernier : « Dans le contexte économique actuel, le concept d’économie créative repose tout d’abord sur le fait de résoudre le problème d’une croissance faible et d’un taux de chômage élevé. Pour instaurer la croissance, nous devons veiller à former des ressources humaines de talent aux idées innovantes.» Mais entre rêve et réalité, l’addition pourrait être très salée pour les coréens. Si Songdo ne trouve pas assez d’investisseurs et d’habitants, elle risquerait de se transformer en Brasilia, la capitale du Brésil, ville futuriste des années 60 où le Président de l’époque Juscelino KUBITSCHEK avait assuré aux Brésiliens « 50 ans de progrès en 5 ans ». Malheureusement l’histoire lui donne à moitié raison puisque en 2013, Rio de Janeiro et Sao Paulo sont toujours les villes les plus dynamiques et attractives du pays.

 

Par Philippe PRIEUR

 

Source : Chambre de Commerce et d'industrie Franco-Coréenne (Corée Affaires) 

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© Spc

CULTUREMorning of Owl : le hip-hop coréen sous haute tension

07/10/2014

« BATTLE APRÈS BATTLE, SHOW APRÈS SHOW, LES MORNING OF OWL RÉCOLTENT DES TITRES DE GLOIRE EN VEUX-TU EN VOILÀ. » Ils ont entre 18 et 27 ans, et s’illustrent depuis quelques années sur les scènes hip-hop du monde entier. Battle après...

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« BATTLE APRÈS BATTLE, SHOW APRÈS SHOW, LES MORNING OF OWL RÉCOLTENT DES TITRES DE GLOIRE EN VEUX-TU EN VOILÀ. »

Ils ont entre 18 et 27 ans, et s’illustrent depuis quelques années sur les scènes hip-hop du monde entier. Battle après battle, show après show, les Morning of Owl suscitent des ovations en chaîne, des vocations à la pelle, et récoltent des titres de gloire en veux-tu en voilà. Alors, quand les programmatrices du festival Hautes Tensions, consacré depuis 2011 aux danses urbaines et créations de cirque contemporain, ont imaginé un plateau international qui donnerait au public de La Villette un aperçu de l’art et la manière dont le hip-hop se renouvelle hors de l’Hexagone, les invités d’honneur étaient tout trouvés.

Ce 4 avril 2014, les voilà donc sur le plateau Charlie Parker de la Grande Halle, au milieu de danseurs russes et anglais, et de bboys italiens en costumes de King-Kong synthétiques. A l’heure de la répétition générale, les Sud-coréens venus de Suwon, ville située (à 35 km) au sud de Séoul, donnent plutôt dans la sobriété. Et ne bronchent pas quand il s’agit de débattre de la bande-son qui réunira tout ce petit monde sur un final de type « free-style ». Seul « Pocket », 1m 50 à tout casser, détonne un tantinet avec ses baskets rose fluo. Sa mythologie le précède. Breaker depuis l’âge de 10ans, il a longtemps dansé pieds nus, et reste le roi de la toupie ; quand il se met à tourner sur la tête à toute vitesse, il en faut beaucoup pour l’arrêter. Dans le collectif Morning of Owl, Pocket fait partie de la « jeune génération ». De ceux, à peine majeurs, qui tuent le temps avant d’entrer sur scène en jouant à qui va sauter le plus loin à pieds joints sur les pavés du parc de La Villette.

Ce 4 avril à La Villette, les Coréens enchaînent, sur des bandes-son proprement électrisantes, signées Birdy Nam Nam (The parachute Ending) ou Justice (Phantom Part 2). Un festival de sauts, équilibres, et roulés-boulés synchronisés, entre deux ballets organiques, faits de corps qui n’en forment plus qu’un, d’étonnants portés qui se déploient autant à l’horizontale qu’à la verticale, d’électrons gravitant autour d’un même noyau d’énergie pure, de solos transformées en manipulations marionnettiques du groupe.

Encadrant les performances de formations russes et italiennes qui misent clairement sur l’humour, et d’un crew anglais jouant la puissance tribale, les prestations des bboys coréens semblent traversées d’une métronomique légèreté. Une légèreté poussée à son paroxysme pour clôturer le plateau partagé du festival Hautes-Tensions, sur des choix musicaux pour le moins inhabituels. Avec A gentleman’s honor (Philip Glass), et Dust Motes (Paul Hartnold), les Morning of Owl réaffirment avec force la singularité d’une écriture fondée sur la recherche d’une harmonie collective. Sans sacrifier un gramme d’énergie, le crew de Suwon se fait définitivement corps de ballet, tandis que ses danseurs finissent par envoyer valser des milliers de bouts de papiers immaculés, évocateurs des splendeurs des cerisiers en fleurs.

 

Par Cathy BLISSON (Journaliste)

Source : Centre Culturel Coréen 

 

 

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FESTIVAL INTERNATIONAL Le Festival international du Film de Busan,

18/09/2014

Un festival pour les cinéphiles et les cinéastes Ouvrant ses places aux spectateurs, pour la plupart des Ouvrant ses places aux spectateurs, pour la plupart des, Busan a toujours refusé d’être un festival destiné à une élite Ceux-ci d&eacu...

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Un festival pour les cinéphiles et les cinéastes

Ouvrant ses places aux spectateurs, pour la plupart des Ouvrant ses places aux spectateurs, pour la plupart des, Busan a toujours refusé d’être un festival destiné à une élite Ceux-ci découvraient en chair et en os les acteurs qu’il était rare de croiser dans les rues de Séoul, ou bien des stars de Hong Kong comme Tony Leung venu présenter Happy Together (1997) avec Wong Kar-wai. Les films japonais, alors interdits suscitaient également un vif intérêt : la venue de Shunji Iwai, dont Love Letter (1995) avait connu un grand Claire Denis a situé en Corée quelques scènes de L’Intrus (où joue par ailleurs Kim Dong-ho) ; Hong Sang-soo a offert à Isabelle Huppert le rôle principal de

I'Another Country. Cette année, un des évènements les plus jubilatoires fut, dans le cadre des Open Talks, une

discussion publique entre Quentin Tarantino et Bong Joon-ho.

 

Construire le cinéma coréen

Ces échanges, qui font l’intérêt et la vivacité d’un festival, témoignent de la place qu’a pris le BIFF dans l’industrie du

ciné ma asiatique. Il ne s’agit pas seulement d’ouvrir un marché du film (l’Asian Film Market créé en 2006) mais

d’initier des projets. En 1997 fut mis en place le PPP (Pusan Promotion Plan), inspiré du Cinemart de Rotterdam. Ce

« pré-marché » était destiné aux réalisateurs asiatiques en quête de producteurs et de fonds étrangers. La première

année, 16 réalisateurs furent sélectionnés, parmi eux 5 coréens. Les projets furent envoyés à 290 représentants de

sociétés telles que la Fox, Miramax ou Dutch Fortissimo et aboutirent à 180 consultations personnelles. En 2011, le

PPP laisse place à l’APM (Asian Project Market). Parmi les projets mis en avant pour l’édition 2013 : Jin-Roh,

adaptation d’un animé japonais mythique par Kim Jee-woon et While the Women are Sleeping de Wayne Wang.

Asian Cinema Fund est quant à lui un système d’aide aux cinéastes indépendants, finançant l’écriture du scénario et

la post-production. Un fonds spécial est également dévolu aux documentaires.

 

Par Stéphane du MESNILDOT

 

Source Centre Culturel Coréen 

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L’ACTUALITÉ CULTURELLELe public français des “ dramas ” coréens

27/08/2014

Depuis quelques années, la culture populaire coréenne se fait de plus en plus présente en Europe et dans l'Hexagone. Le nombre de fans des séries télévisées coréennes et de musique K-pop qui sont généralement les mê...

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Depuis quelques années, la culture populaire coréenne se fait de plus en plus présente en Europe et dans l'Hexagone. Le nombre de fans des séries télévisées coréennes et de musique K-pop qui sont généralement les mêmes se trouve en augmentation  constante (le chanteur PSY et sa vidéo "Gangnam Style" détient d'alleurs aujourd'hui le record monial du nombre de vues sur le site d'hébergement de vidéos Youtube, avec plu de deux milliards).

Lors de la manifestation parisienne "Drama Party", qui s'est déroulée à l'Espace Pierre Cardin le 3 novembre 2013, à l'occasion de la visite en France de Madame Park Geun-hye Présidente de la République de Corée, le Centre Culturel Coréen- en Collaboration avec le site intedrnet Drama Passion et l'association Bonjour Corée- avait invité le public à visionner plusieurs épisodes de séries coréennes.

Internet se révèle donc le moyen désormais incontournable pour les fans désireux d'accéder à leurs séries télévisées étrangères favorites. Comme l'indique Seok-kyong Hong-Mercier dans son article "Découvrir les séries télé de l'Asie de l'Est en France : le drama et la contre culture féminine à l'ère numérique", issu de la revue Anthoropologie et Société (2012), de nombreux fans français de "dramas" ont découvert le feuilleton coréen par extension, à travers la culture populaire japonaise et le séries nipponnes.

Au départ  plutôt confidentielle en France, la consommation de "dramas" s'est démocratisée petit à petitn en passant d'abord par le réseaux parallèles au sein de la coomunaité asiatique, puis par l'intermédiaire d'internet dès les années 2006/2007, période où les feuilletons japonais ont perdu leur rayonnement, supplantés par les coréens. 

 

Source : Centre Culturel Coréen

Par Olivier LEHMANN 

Journaliste

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La Corée et les CoréensYoun Sun Nah, voyage au pays des silences fulgurants

11/08/2014

De battre, mon cœur s’est arrêté ! C’était la première fois où j’allais voir chanter Youn Sun Nah, dans un club de jazz parisien, vers la fin des années 1990. J’en étais resté en apesanteur. Elle était l&agra...

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De battre, mon cœur s’est arrêté ! C’était la première fois où j’allais voir chanter Youn Sun Nah, dans un club de jazz parisien, vers la fin des années 1990. J’en étais resté en apesanteur. Elle était là, à l’avantscène, le visage d’une lune pâle, yeux clos, immobile, totalement habitée par la musique qui l’entourait. Une invitation à entrer dans son monde intérieur, un recueillement accueillant…Une manière d’aborder la musique par le silence et le feeling. Une voix limpide d’une justesse absolue parce qu’on sent bien que chez elle, l’intention est juste, avant même l’émission vocale. Au début des années 2000, par le bouche-à-oreille s’est ainsi construit un public de fidèles d’autant plus enthousiastes que ses apparitions parisiennes se déroulaient par éclipses. À cette époque, elle vivait six mois par an à Séoul, où elle menait une carrière ostensiblement pop et six mois par an à Paris où elle avait rencontré le jazz.

Youn Sun Nah gagne ainsi le prix de soliste au Concours national de jazz de La Défense  en 1999, distinction d’autant plus remarquable que les vocalistes n’y sont que rarement distingués. L’entrée dans la dimension des festivals se déclenchera à la suite de la publication du premier album du quintet de Youn, « Light For The People », enregistré en février 2002. Deux ans plus tard exactement, l’étape suivante sera le remplacement du pianiste Guillaume Naud par Benjamin Moussay pour l’enregistrement de « So I Am… ». Une centaine de concerts s’ensuivent, en France, en Australie et en Asie. À chaque fois sur des chansons aux harmonies délicates, limpides comme de la rosée, où l’on s’imagine comprendre le coréen tant l’émotion est communicative. Tournées, festivals, clubs… Au passage, en 2005, elle reçoit le Prix de la Meilleure Jeune Artiste de l’année en Corée, ainsi que le Grand Prix du concours Jazz Révélations à Juan-les-Pins. « En 2006, raconte-t-elle, on m’a passé une commande en Corée pour un album de pop un peu jazzy, avec un répertoire original composé par des stars de la pop coréenne. J’ai pensé qu’il fallait le faire. La Corée me manquait. J’ai travaillé avec le pianiste danois Nils Lan Doky pour cet album. Ça m’a donné une autre vision de la musique. Par Nils, j’ai rencontré plein de musiciens d’Europe du Nord. J’ai eu envie d’essayer d’autres pistes. J’ai dit au quintet « on va faire une pause », J’ai donc enregistré cet album au Danemark, «Memory Lane », Nils a fait les arrangements avec moi… L’album a été un succès  à l’échelle du jazz en Corée, puisqu’on en a  vendu plus de 50 000. »

Les étapes suivantes se sont enchaînées avec une évidence déconcertante. D’abord « Same Girl », enregistré au printemps 2010 dans la continuité du groupe, mais avec une évolution du répertoire, picorant du côté de la pop anglo-saxonne, des standards du jazz et de la chanson française. Un carton : Prix du Jazz Vocal de l’Académie du Jazz en France, Korean Music Award et en Allemagne un Echo Award en tant que meilleure chanteuse internationale de jazz en 2011 ! Vient enfin « Lento », mis en boîte en décembre 2012, juste après que le gouvernement coréen lui décerne un prix spécial pour sa contribution à la  culture populaire et aux arts.

Un public qui l’ovationne sur tous les continents, du festival de Montréal au Lincoln Center de New York ou à la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi. En janvier 2014, le CICI (Corea Image Communication Institute) lui remet le Korea Image Flower  Stone Award pour l’accomplissement de sa carrière en Europe. Au mois de mai dernier, le Ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme lui décerne le Sejong Munhwasang pour sa contribution aux arts et à la culture coréenne et à Paris elle se voit décerner le Prix Culturel France-Corée 2013 pour sa contribution à la découverte, par le public français, des qualités artistiques des musiciens coréens. Une pluie de prix ? Elle les accepte avec la modestie et la sagesse de ceux qui savent que tout se joue ailleurs. En partageant la scène avec des funambules de jazz et en nous laissant écouter le silence qui l’habite. J’ai hâte de la retrouver dans les frissons d’un concert.


Par Alex DUTILH

Journaliste à Open Jazz, France Musique

Source : Centre Culturel Coréen

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ECONOMIELes Coréens, Grands adeptes du shopping en ligne.

28/07/2014

Ae-ran utilise souvent sa pause-déjeuner pour faire des emplettes depuis son ordinateur au bureau. Vêtements, réfrigérateurs ou courses alimentaires : pour cette Coréenne de 31 ans, comme pour plus de deux tiers des Coréens, consommer sur Internet est devenu ...

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Ae-ran utilise souvent sa pause-déjeuner pour faire des emplettes depuis son ordinateur au bureau. Vêtements, réfrigérateurs ou courses alimentaires : pour cette Coréenne de 31 ans, comme pour plus de deux tiers des Coréens, consommer sur Internet est devenu un réflexe. Comment expliquer cet engouement?

Par la qualité du service, d’une part. « Tout est plus efficace, des délais de livraison aux frais de port », répond Karim Khouider, Français installé à Séoul et fondateur de la société Direct Optic, qui achète quasi quotidiennement du matériel sur des sites web coréens. « Les compagnies privées de livraison sont présentes dans tous les quartiers de la ville, ce qui permet généralement aux consommateurs d’être livrés dans la journée s’ils commandent le matin », explique Kim Yun-tai, vice-président de la KOLSA, la fédération des commerces en ligne. S’ajoutent à cela la qualité et la rapidité de la connexion Internet, un enthousiasme pour les nouvelles technologies et un usage généralisé des cartes de crédit. Pour toutes ces raisons, le web est devenu un mode de consommation comme un autre. « Contrairement aux Français, les Coréens n’ont pas de méfiance envers les achats en ligne », constate Karim Khouider. Depuis l’an dernier, la loi sud-coréenne est particulièrement contraignante quant au descriptif des produits vendus en ligne. Si elle rend la tâche difficile aux vendeurs, elle est très utile pour les consommateurs.

C’est en 1996 que les premiers sites de vente coréens, Interpark et Lotte, ont vu le jour, un an seulement après les Américains eBay et Amazon. Aujourd’hui, Gmarket (racheté par eBay en 2009), Auction, 11th Street font partie des plus grands. Face à la concurrence, Interpark a décidé de se spécialiser dans la vente de tickets (voyages, concerts…).

Une stratégie qui s’est avérée gagnante : il est aujourd’hui le leader du secteur. Les grands groupes ont également leur version en ligne : GS Shop, Hyundai, Lotte ou CJ O Shopping.« Nous sommes un canal de distribution et un support marketing pour les marques. Notre modèle commercial repose sur un système de distribution facilité et des coûts réduits grâce à une production en masse », explique Choi Young-won, du site CJ Mall. Pour l’instant, 60 % du chiffre d’affaires de CJ O Shopping provient du téléachat. Mais les ventes en ligne et sur mobiles sont en constante progression. Sachant que près de deux Sud-Coréens sur trois possèdent un smartphone, cet outil offre des perspectives prometteuses. En 2012, les ventes sur téléphone portable se sont chiffrées à 700 millions d’euros. C’est certes huit fois moins que les ventes par téléachat, mais la KOLSA prédit une croissance de 150 % cette année. Autre nouvelle tendance: les ventes événementielles sous forme d’achats groupés. A Séoul, les sites les plus populaires sont les Coréens Coupang et Ticketmonster, ainsi que l’Américain Groupon.

En 2012, le secteur de l’elearning a enregistré un chiffre d’affaires de 1,93 milliard d’euros. 53,3 % des sud- Coréens ont utilisé ce genre de services l’an dernier, et ce dès l’âge de 3 ans! 86 % des écoles sud-coréennes ont mis en place un système d’apprentissage électronique.

Quelles perspectives pour les entreprises françaises ? « Pour se faire une place, c’est comme dans la distribution classique : il faut faire ses preuves en termes de ventes », répond Hubert Paré, directeur d’Euro H&J, qui distribue en Corée des produits gourmets et cosmétiques importés de France. La vente en ligne représente une partie importante de son activité. C’est aussi le seul moyen pour lui de toucher une clientèle en province pour certaines catégories de produits. « Les sites coréens font un travail remarquable de mise en avant des produits. Leur marketing, notamment par le biais de listes de diffusion, est efficace », explique-t-il. Revers de la médaille : « Les clients, habitués à des services de qualité quel que soit le montant d’achat, sont exigeants et peuvent parfois faire preuve d’une certaine impatience ». Une multitude de e-services au quotidien.

Au-delà du shopping, Internet s’est immiscé dans de nombreux domaines de la vie des sud-Coréens.

E-gouvernement : dans l’un des pays les plus connectés au monde, le gouvernement a fait de l’administration en ligne une priorité. Chaque année, la Corée du Sud se place en tête d’un classement établi par l’ONU pour la qualité de ses services.

Cyber éducation : la plupart des grandes universités proposent des cours en ligne au sein de leur « cybercampus ». Par ailleurs, une dizaine d’universités reconnues n’existent qu’en ligne. Leur diplôme n’a évidemment pas le prestige des grands établissements, mais les frais d’inscriptions sont beaucoup moins élevés.

Smart finance : les banques sud-coréennes proposent des offres avantageuses aux utilisateurs de smartphones. Un client peut bénéficier d’intérêts allant jusqu’à 3,88 % à la Shinhan Bank s’il s’enregistre en ligne, contre 2 % seulement s’il souscrit au guichet de la banque, rapporte le quotidien Joongang. Seule ombre au tableau : la population âgée ou non-diplômée, moins connectée, ne peut bénéficier de ces avantages.


Source : Chambre de comerce et d'industruie Franco-Coréen 

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GEOGRAPHIEDokdo, la belle île de la Corée

20/05/2014

Dokdo, la belle île de la Corée Position de base du gouvernement de la République de Corée sur Dokdo Dokdo, qui est située en Mer de l’Est, appartient au territoire coréen, que ce soit géographiquement ou au regard du droit international. Les t...

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Dokdo, la belle île de la Corée

Position de base du gouvernement de la République de Corée sur Dokdo

Dokdo, qui est située en Mer de l’Est, appartient au territoire coréen, que ce soit géographiquement ou au regard du droit international. Les tentatives du Japon pour s’emparer de Dokdo reviennent à nier les documents historiques.

Dokdo est historiquement, géographiquement et au regard du droit international de toute évidence notre propre territoire. Il n’existe aucun conflit territorial sur Dokdo et ces îles ne peuvent faire l’objet d’aucune négociation diplomatique ou d’aucun règlement judiciaire.

Le gouvernement de la République de Corée exerce la souveraineté territoriale ferme sur Dokdo. Le gouvernement coréen réagit avec fermeté et sévérité à toute provocation concernant Dokdo et défendra continuellement sa souveraineté sur Dokdo.

Plus d’informations sur Dokdo en anglais et en français,

visitez le site de Dokdo et celui de la Mer de l’Est.

 

Télécharger le document, Dokdo_francais_mobile.pdf (PDF : 4.5 Mo)

 

Source : Centre Culturel Coréen 

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HISTOIRELa DMZ démystifié

18/03/2014

(Circuit réalisé par Edward Ahn, un américain d’origine coréenne)   La Zone Démilitarisée ou DMZ divise la péninsule coréenne en Corée du Nord et Corée du Sud. Elle s’étend sur deux kilomètres de p...

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(Circuit réalisé par Edward Ahn, un américain d’origine coréenne)

 

La Zone Démilitarisée ou DMZ divise la péninsule coréenne en Corée du Nord et Corée du Sud. Elle s’étend sur deux kilomètres de part et d’autres de la ligne de démarcation. Aucun équipement militaire ou troupe ne peut pénétrer dans cette zone. Le seul point de communication entre le Nord et le Sud au sein de la DMZ est Panmunjeom. C’est ici que fut signé le cessez le feu entre les forces de l’ONU et la Corée du Nord en 1953 après deux ans de réunions. La zone s’appelle depuis officiellement JSA ou Joint Security Area. Elle est reconnue comme un secteur spécial hors de la jurisdiction du Nord et du Sud. Rappel amer de la guerre de Corée, Panmunjeom témoigne de la triste séparation du people coréen. Les gens visitent l’endroit pour se rappeler de la tragédie de la guerre et pour apporter un message de paix et d’espoir. Panmunjeom est ouvert aux détenteurs d’un passeport étranger et aux touristes coréens visitant en groupe (30 à 43 personnes) dont l’identité a été contrôlée (les touristes coréens ayant passé la vérification d’identité pourront visiter Panmunjeom trois à quatre mois après leur candidature).

Le 3e Tunnel (제 3 땅굴)
Il existe au total quatre tunnels creusés par la Corée du Nord pour envahir le Sud. Parmis ceux-ci le troisième tunnel a été découvert à Paju en 1978 à 52km de Séoul. Long de 1635m, large et haut de 2m, il permettrait de faire passer dix mille soldats armés en une heure. Il s’agit du plus grand tunnel découvert jusqu’à présent. A côté du tunnel vous pourrez trouver un centre audiovisuel, un monument symbole du site, ainsi qu’une boutique de souvenirs à la disposition des visiteurs. Les visiteurs une fois munis d’un casque de sécurité pénetrent dans le tunnel via un mini-train pouvant contenir 45 personnes. Il existe une source naturelle appelée « L’eau de source de la réunification » dans le tunnel, bonne pour la santé n’hésitez pas à goûter sa saveur particulière. Lorsqu’à été découvert le troisième tunnel la Corée du Nord a annoncé qu’il s’agissait d’un tunnel creusé par la Corée du Sud pour envahir le Nord. Toutefois il existe des traces d’explosion qui mettent en évidence que le creusement du tunnel a été effectué du nord vers le sud.

Le Centre de Projection de la DMZ (DMZ 상영관)
A proximité du troisième tunnel, se trouve le centre audiovisuel de la DMZ qui se partage en une partie projection et une partie exposition. Dans la partie projection est proposé un documentaire de sept minutes sur l’histoire de la Corée à travers la guerre, accompagné d’un service de traduction en anglais, japonais et chinois selon les visiteurs. Une fois la projection terminée vous visiterez la salle d’exposition dans laquelle vous trouverez des documents concernant la DMZ, la guerre de Corée, les tunnels. Si les explications du guide vous en apprendrons beaucoup, ce sont par les documents du centre audiovisuel que vous aurez l’approche la plus systématique du sujet.

L’observatoire de Dora (도라 전망대)
Dora, l’observatoire le plus avancé au nord de la Corée du Sud, offre la vue la plus rapprochée du Nord. La partie nord de l’observatoire etant équipée d’une baie vitrée, on peut y observer la Corée du Nord tout en écoutant les explications des militaires. A l’exterieur de l’observatoire des jumelles permettent de voir le Nord d’encore plus prés. On peut voir entre autre la ville de Kaeseong ainsi que la statue en bronze de Kim Il Sung. Les militaires du site offrent des explications sur la Corée du Nord directement en anglais ou en Japonais Vous pouvez librement poser des questions et ainsi satisfaire votre curiosité sans attendre.

La Station de Dorasan (도라산 역)
Il s’agit de la station de Corée du Sud la plus au nord de la ligne de chemin de fer Gyeonghee qui relie Séoul à la ville de Shinuiju en Corée du Nord. Elle se trouve à 205 km de Pyeongyang. Le président américain G.W.Bush a eu l’occasion de la visiter en compagnie du Président Kim Dae Jung. Dans le futur cela deviendra le point de passage du traffic nord-sud si la connection de la ligne se réalise.

Le site touristique de Imjingak (임진각 관광지)
Vous trouverez sur ce site, le bâtiment commémoratif de Imjingak, le pont de la liberté ainsi que Mangbaedan un autel de recueillement. Le site de Imjingak a été édifié en 1972 à la mémoire des réfugiés venu du Nord qui ont dû abandonner leur village natal durant la guerre de Corée. Divers documents sur la Corée du Nord ainsi que différents équipements militaires parmis lesquels, tanks et avions de l’époque y sont exposés. Face au bâtiment principal du site a été élevé un autel de recueillement Mangbaedan, derrière celui-ci se trouve le pont de la liberté construit en 1953. Suite à l’accord d’armistice ce pont a été nommé ainsi alors que les prisonniers de guerre rappatriés retrouvaient leur liberté.

 

QUESTIONS / REPONSES en compagnie d'un guide sur place :

Qu’appelle-t’on la DMZ ?
DMZ est l’abréviation utilisée pour désigner la zone démilitarisée. Suite à la signature de l’armistice a été mise en place une zone de sécurité de deux kilomètres de chaque côté de la ligne de partage.
Est-ce que ce n’est pas dangereux pour les touristes ?
Puisqu’on est en période d’armistice ça n’est pas dangereux, cependant puisque nous visitons une zone sous contrôle militaire il faut absolument être muni de son passeport afin que l’on puisse vérifier notre identité. Les soldats postés en sentinelle sont là pour assurer votre sécurité donc il faut éviter tout comportement interdit.
Un comportement interdit ?
Quitter le groupe et partir de son côté ou bien prendre des photos n’importe où. Il faut donc bien faire attention à ce que dit le guide.
Je crois que ce circuit DMZ nous rappelle la situation de division de la Corée.
Oui, c’est une situation déplorable. Ce circuit souligne une réalité que l’on retrouve difficilement ailleurs et c’ est pour cela que beaucoup de touristes y participent.

 

Quelques points importants si vous décidez de faire ce circuit :

  • Passeport : Si vous n’avez pas votre passeport le jour du circuit, vous ne pourrez pas y participer.
  • Photos : Les photos sont limités à certains endroits lors de cette visite pour des questions de sécurité militaire. Vous ne devrez prendre des photos qu’aux endroits autorisés à cet usage.
  • Brochures et carnet de notes : Ce circuit est différent d’une simple visite touristique, il vous sera beaucoup plus profitable si vous vous renseignez sur le contexte historique et la situation de partition nord-sud avant de venir. Nous vous recommandons de prendre des notes lors de votre visite.

 

 

 

 

Source : KNTO

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ECONOMIELa Révolution Start-Up; Ces jeunes entrepreneurs qui percent au Matin Calme

24/02/2014

Small is beautiful…   Pendant longtemps, ce slogan n’a guère fait recette au royaume des Chaebols. Mais depuis quelques années il devient enfin à la mode en particulier dans le secteur high tech grâce à des start up qui accèdent à l...

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Small is beautiful…

 

Pendant longtemps, ce slogan n’a guère fait recette au royaume des Chaebols. Mais depuis quelques années il devient enfin à la mode en particulier dans le secteur high tech grâce à des start up qui accèdent à la notoriété en Corée du sud et partent même à la conquête du monde. Au point d’attirer l’attention et les convoitises des conglomérats géants, avec un doux parfum de revanche. A lui tout seul, le petit Kakaotalk a bouleversé à jamais le mode de vie des Coréens et le marché des télécoms du pays avant de jouer un rôle clé dans la révolte du printemps arabe. Le petit poucet jaune a misé sur un modèle plus proche de la Silicon Valley que celui qui a fait le Miracle du Fleuve Han. Et il affiche désormais ses ambitions mondiales. La messagerie en ligne gratuite a connu une croissance fulgurante et entamé les juteux profits des grands opérateurs de télécoms. Cette révolution se traduit également dans le domaine politique avec un nouveau discours offensif en faveur du soutien aux PME qui a dominé la dernière campagne présidentielle et fait partie des priorités du programme de la nouvelle présidente Park Guen Hye.

Entre 2007 et 2011, le nombre de start up sud-coréennes dans le secteur technologique a bondi de 83% selon la Korea Business Venture Association, un organisme privé qui promeut l’entrepreneuriat. Cette transformation est récente et a été déclenchée par une mutation technologique. « L’arrivée du smartphone sur le marché Coréen a été un tournant décisif. Lorsque Samsung a misé sur le système Android, une foule de développeurs coréens se sont rué dans la brèche en proposant des applications. Et de fait il se sont retrouvé à servir un marché mondial » explique Loic Sadoulet, enseignant à l’INSEAD, et qui accompagne les grands groupes français à la découverte du pays du matin calme. « Il y a toujours eu beaucoup d’entrepreneur dans le pays mais jusqu’ici leur horizon était cantonné à fournir le marché local» explique ce spécialiste du high-tech.

L’arrivée du smartphone sur le marché Coréen a été un tournant décisif. Lorsque Samsung a misé sur le système Android, une foule de développeurs coréens se sont rué dans la brèche en proposant des applications. Et de fait il se sont retrouvé à servir un marché mondial

Cette nouvelle vague a également été favorisée par le « retour au pays » de nombreux jeune entrepreneurs américains d’origine coréenne, en quête de débouché suite à la crise de Wall Street. Cette nouvelle génération, ouverte sur l’international a donné un coup de fouet à la création sur la scène high tech. A l’exemple de Richard Min, ancien consultant pour Google, et l’un des fondateurs de Seoul Space, un incubateur à start ups unique dans la capitale sud-coréenne. Une initiative couvée par Samsung, qui espère profiter de cette pépinière de talents. « Pendant longtemps, les Coréens ont copié ce qui se faisait ailleurs. Aujourd’hui, ils sont devenus créatifs, c’est une mutation fondamentale » explique Sadoulet. A l’image d’Enswer, cette start up spécialisée dans la vidéo qui a offert une nouvelle application révolutionnaire en matière de reconnaissance d’images. Un succès fulgurant qui a conduit à son rachat par l’opérateur télécom KT pour 40 millions de dollars, l’un des plus grands deal de l’histoire du high-tech coréen. Le destin d’Enswer illustre néanmoins les difficultés et les défis qui pèsent sur l’avenir des start up en Corée du sud. Est il possible un jour de voir un Mark Zuckerberg local emerger puis résister aux sirènes du rachat, selon le modèle de la Silicon Valley ? Ou bien le destin et le rêve des jeunes entrepreneurs coréen reste-t-il de décrocher un gros chèque d’un chaebols ? Car les conglomérats, avec leur puissance de feu financière, sont à l’affût des jeunes pousses novatrices. D’autant que leurs structures hiérarchiques traditionnelles ne les aide pas à sortir des sentiers battus. KT affirme qu’il laissera l’autonomie de création à Enswer. Un autre écueil menace l’éclosion des jeunes entrepreneurs : le regard social. Dans une société où l’emploi salarié dans un grand groupe reste le symbole de la réussite sociale et professionnelle, il peut être difficile de porters sur les épaules l’étiquette « d’employé indépendant ». Surtout si les revenus peinent à suivre, comme par exemple dans le cas de Kakaotalk. L’évolution du regard familial et social sera indispensable pour permettre aux jeunes pousses de la génération « start up » d’éclore pleinement.

 
CES JEUNES ENTREPRENEURS QUI PERCENT AU MATIN CALME

La mode est à l’exode chez les jeunes entrepreneurs français. Pour fuir la morosité économique européenne, un nombre croissant de PME lorgne sur les nouveaux marchés émergents, et la Corée du sud fait désormais partie de ces pôles magnétiques qui attirent les convoitises des jeunes créateurs d’entreprises. Une croissance encore dynamique, des consommateurs assoiffés de nouveauté high-tech, un marché qui s’ouvre sur le monde et des grands groupes riches. Autant d’ingrédients favorables qui ont attiré récemment une batterie de jeunes pousses high-tech française comme Pragmaty, ou IT Concept. Ou des PME industrielles comme Arkamys, spécialisé dans l’équipement audio automobile et qui travaille pour le constructeur automobile Hyundai.

Quelles sont les clés de la réussite et les conseils à prodiguer aux entrepreneurs français attirés par le marché Coréen ? Pour Sylvère Smoliga, fondateur à Séoul d’IT Concept, le secret réside dans la différentiation. « Il faut offrir de la valeur ajouté technologique aux clients. Quelque chose que les Coréens ne font pas déjà ». Ainsi, son entreprise prestataire de service informatique sur le modèle SSII française offre à ses clients des logiciels ainsi qu’un suivi de service que les concurrents locaux n’avaient pas dans leur arsenal. Avec pour atout clé, la compétence technique, la qualité du service. « C’est sur le savoir-faire technologique qu’on peut faire la différence, pas sur la quantité. Car un Français ne pourra jamais rivaliser avec ses concurrents coréens en matière de disponibilité » explique ce jeune entrepreneur. Face à la culture du « pali-pali » (vite-vite) 24h sur 24h, il est indispensable d’être plus pointu. Une stratégie payante pour IT Concept qui a désormais des entreprises clientes coréennes alors qu’à l’origine, il ne ciblait que les firmes étrangères établies en Corée du sud.

Pour réussir cette percée, une compréhension de certains codes spécifiques à la culture coréenne est indispensable “ 

Autre règle d’or, la persévérance, pour percer un marché réputé difficile pour les acteurs étrangers. Un exercice difficile, dans un contexte culturel aux antipodes de l’Europe mais qui se révèle souvent payant sur la durée. « Au départ, les clients vous testent. Pendant un an ou deux, il faut serrer les dents. Mais, une fois que la confiance est établie les relations deviennent solides et durables » explique Smoliga. Et les contrats peuvent venir bien plus vite qu’en Europe. Pour réussir cette percée, le respect de certaines règles est indispensable comme le souligne LEE Chung Mook directeur du département international de la Kbiz. « La législation coréenne est très spécifique en matière d’investissements étrangers, c’est pourquoi les entrepreneurs désireux de s’installer en Corée doivent en avoir une connaissance préalable. Les autorités locales en charge de l’enregistrement des entreprises, seront très regardantes sur les garanties financières apportées et sur la viabilité du projet. » Une compréhension de certains codes spécifiques à la culture coréenne est donc indispensable et une immersion préalable d’au moins quelques mois ou un an est jugée souhaitable, comme le conseillait l’un des fondateurs du Cercle des entrepreneurs francophones de Corée, lors d’un récent séminaire à Séoul. Cette association fondée en 2006 est en pleine croissance et compte désormais plus de 30 membres, reflétant la nouvelle vague d’entrepreneurs arrivant au pays du matin calme. Consciente de cette nouvelle demande, la chambre de Commerce franco-coréenne (FKCCI) offre depuis l’automne dernier des locaux pour les PME dans son nouveau siège de Gangnam.

C’est sur le savoir-faire technologique qu’on peut faire la différence, pas sur la quantité. Car un Français ne pourra jamais rivaliser avec ses concurrents coréens en matière de disponibilité

Travailler avec au moins un partenaire coréen est fortement recommandé afin d’ouvrir certaines portes, franchir la barrière de la langue et déjouer des écueils d’ordre culturel. Car les règles du business diffèrent des normes occidentales et la socialisation joue un rôle clé. Ici, on doit se connaître avant de faire des affaires. Et souvent, une soirée arrosée déclenchera un contrat plutôt que de le couronner. Dans le secteur high-tech, le jeu en vaut la chandelle tant la Corée du sud est en pointe sur certaines technologies tel le haut débit ou la robotique. Un investissement sur ce marché d’avant garde peut offrir des expériences et un savoir-faire avantageux pour ensuite s’attaquer à d’autres marchés. « La Corée du sud est laboratoire du futur. Ici on teste les modes de vie de demain. Et il y a une demande de partenariat industriel » juge Loic Sadoulet, professeur à l’INSEAD. Un pari tenté par Awabot Korea (anciennement Robopolis), spécialisée dans le développement du contenu et des applications robotiques, qui a ouvert une filiale à Séoul, un marché pionnier de la robotique

 

Par Sébastien Falletti.

via le magasine Corée Affaires

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CULTUREPatrimoine Mondial de l'UNESCO

17/02/2014

Le Patrimoine Mondial de l'UNESCO et la Corée Le patrimoine mondial de l'UNESCO comprend à la fois les sites culturels et naturels d'un pays. L'UNESCO adopta en novembre 1972 la “Convention Concernant la Protection de l'Héritage Culturel et Naturel” lors de la 17&eg...

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Le Patrimoine Mondial de l'UNESCO et la Corée

Le patrimoine mondial de l'UNESCO comprend à la fois les sites culturels et naturels d'un pays. L'UNESCO adopta en novembre 1972 la “Convention Concernant la Protection de l'Héritage Culturel et Naturel” lors de la 17ème session de la Conférence Générale. Sous cette convention, le comité du patrimoine mondial établit la Liste du Patrimoine Mondial qui comprend les sites culturels et naturels à la valeur exceptionnelle, et dont la conservation est dans l'intérêt de tous. A compter d'octobre 2009, la Corée possède huit sites culturels et un site naturel inscrits à l'UNESCO.
Mis à part cela, l'UNESCO possède aussi des programmes séparés appelés ‘Mémoire du Monde’ et ‘Patrimoine Intangible de l'Humanité’. En Corée, on en trouve sept et huit respectivement.

Sites Inscrits au Patrimoine Culturel Mondial
Le patrimoine culturel coréen est varié, allant des vestiges des temps anciens comme les dolmens à ceux plus récents de la dynastie Joseon. Les sites représentent une grande variété de valeurs, de l'esprit artistique au rationalisme scientifique, comme le démontrent les palais royaux ou les temples.
Huit sites culturels font partie du Patrimoine Culturel Mondial: le sanctuaire Jongmyo (1995), le Hall Janggyeong Panjeon du Temple Haeinsa (1995), le temple Bulguksa et la grotte Seokguram (1995), la forteresse Hwaseong (1997), le palais Changdeokgung (1997), les environs historiques de Gyeongju (2000), les sites de dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa (2000) et enfin les 40 tombes royales de la dynastie Joseon (2009).

Sites Inscrits au Patrimoine Naturel Mondial
L'UNESCO choisit les sites du Patrimoine Naturel Mondial en fonction de leur valeur historique et académique et contribue à leur préservation une fois choisis.
L'île volcanique de Jeju possède un environnement naturel superbe d'une valeur importante du point de vue géologique et écologique. L'île fut ajoutée en 2007 au Patrimoine Naturel de l'UNESCO sous le nom de “Ile volcanique de Jeju et tubes de lave”. Cette appelation englobe la réserve naturelle du Mont Hallasan, le système de tubes de lave Geomunoreum et le pic Seongsan Ilchulbong.

Liste du Patrimoine Intangible de l'Humanité
Un comité d'évaluation nommé par le Secrétaire Général de l'UNESCO évalue la liste du Patrimoine Intangible de l'Humanité tous les deux ans dans le but de protéger le patrimoine intangible de la planète comme le langage, la culture, la musique, la danse, les jeux, les mythes, les rituels et les traditions. Un total de huit patrimoines coréens figurent sur cette liste: le rite ancestral royal du sanctuaire Jongmyo et sa musique (2001), le chant Pansori (2003), le festival Gangneung Danoje (2005), la danse Ganggangsullae (2009), le spectacle Namsadang-nori (2009), le rituel bouddhique Yeongsanjae (2009), le rituel chamane Chilmeoridang-yeongdeung-gut de Jeju (2009) et la danse Cheoyongmu (2009).

Registre de la Mémoire du Monde
La Corée possède de nombreuses annales historiques détaillées qui se sont révélées très précieuses pour la sauvegarde des traditions et pour comprendre la société coréenne du passé. La plupart de ces documents ont été bien conservés et sont d'une grande valeur.
Les documents coréens figurant au Registre de la Mémoire du Monde sont : le manuscrit Hunminjeongeum (1997), Joseonwangjosillok, les annales de la dynastie Joseon (1997), Seungjeongwon Ilgi, les journaux du secrétariat royal (2001), Jikji Simche Yojeol, le deuxième volume de “l'Anthologie des Enseignements des Grands Moines Bouddhistes” (2001), les blocs d'impression en bois de la Tripitaka Koreana et autres textes sacrés (2007), Uigwe, les protocoles royaux de la dynastie Joseon (2007), et Donguibogam, les principes et pratique de la médecine orientale (2009).

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ARTS DE LA SCENEThéâtre

27/01/2014

Le théâtre coréen trouve ses origines dans les rites religieux préhistoriques ; c’est la raison pour laquelle la musique et la danse font partie intégrante de toutes les représentations de théâtre traditionnel. Un bon exemple de cette form...

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Le théâtre coréen trouve ses origines dans les rites religieux préhistoriques ; c’est la raison pour laquelle la musique et la danse font partie intégrante de toutes les représentations de théâtre traditionnel.

Un bon exemple de cette forme théâtrale classique est la danse masquée nommée sandaenori ou talchum, une combinaison de danses, de chants et de parties narratives ponctuées de moments de satire et d’humour. Légèrement différent d’une région à l’autre au niveau des styles, des dialogues et des costumes, ce genre remporta un remarquable succès populaire auprès des communautés rurales jusqu’au début du XXe siècle. Le pansori, long chant narratif basé sur des histoires populaires, ainsi que le kkokdukkaksi noreum, théâtre de marionnettes, tous deux interprétés par des artistes ambulants, remportèrent également un grand succès. Le rite chamanique connu sous le nom de gut fut une autre forme de théâtre religieux populaire. Bien qu’ils ne soient pas très courants, tous ces types de spectacles sont encore représentés aujourd’hui.

Il y a en effet un petit nombre d’institutions qui offrent des représentations de spectacles variés, comme par exemple le Théâtre Jeong-dong, au centre de la capitale, qui propose un ensemble de spectacles traditionnels, de pièces de théâtres et de concerts.

La première représentation de singeuk (nouveau théâtre), qui s’inspirait des danses masquées et d’autres formes anciennes de théâtre, eut lieu en décembre 1902. Le théâtre moderne commença véritablement dans les années 1910 à la suite de l’ouverture de la première salle à l’occidentale, à Séoul, en 1908. Ce théâtre, le Wongaksa, fonctionna jusqu’en novembre 1909.
Les troupes Hyeoksindan et Munsuseong furent fondées par ceux qui rentraient en Corée à la suite de leurs études au Japon. Elles créèrent ce que l’on appela alors le théâtre sinpa (nouvelle vague). Il s’agissait d’un concept qui s’opposait au théâtre gupa (vieille vague) représenté au Japon par le kabuki. Les premières pièces traitèrent de thèmes politiques et militaires, puis se diversifièrent en jouant des histoires policières, des drames et des tragédies.
Alors que le genre sinpa souffrait avec le temps d’un manque d’engouement, une véritable nouvelle vague théâtrale démarra autour des artistes ralliés au Wongaksa, qui ouvrirent la voie au théâtre moderne. En 1922 fut formé Towolhoe, un club qui rallia les principales figures du monde du théâtre. Il orienta le mouvement théâtral à travers le pays, jouant plus de 87 fois. Le théâtre resta populaire jusque dans les années 1930, mais eut du mal à subsister dans la tempête des deux décennies suivantes. Les années 1960 furent également difficiles, à la suite de l’engouement populaire pour le cinéma et la télévision.
Dans les années 1970, un certain nombre de jeunes artistes commencèrent à étudier et à adopter le style et les thèmes des formes traditionnelles comme les danses masquées, les rituels chamaniques et le pansori. La Fondation coréenne des Arts et de la Culture organisa alors un festival annuel, dans le but d’encourager le développement des représentations théâtrales. A présent, un grand nombre de troupes sont actives tout au long de l’année, représentant tous les styles et les genres, depuis la comédie jusqu’aux drames historiques épiques, dans de petites salles le long de l’avenue Daehangno, au centre de Séoul. Certaines représentations ont connu un énorme succès et ont tenu l’affiche pendant longtemps.

 

 

 

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CINEMALe Cinéma Coréen

14/01/2014

Aujourd’hui, la Corée est l’un des rares pays dans lequel le marché national n'est pas dominé par les productions Hollywoodiennes. Depuis 1999, année charnière qui a vu la sortie du film Shiri, considéré comme le premier film coréen...

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Aujourd’hui, la Corée est l’un des rares pays dans lequel le marché national n'est pas dominé par les productions Hollywoodiennes. Depuis 1999, année charnière qui a vu la sortie du film Shiri, considéré comme le premier film coréen à gros budget de style hollywoodien, l’industrie coréenne du film a enchaîné les succès au box-office, tant sur le plan national, qu’à l’étranger.

La façon dont les réalisateurs coréens ont intégré la technologie et le style cinématographique occidentaux à l’originalité coréenne si particulière, pour créer une sensibilité et une expression émotionnelle singulière, a attiré l’attention des réalisateurs, du public et des critiques dans le monde entier. Plutôt que d’éprouver du ressentiment à leur égard, les publics asiatiques considèrent d’un œil favorable les films coréens dont le succès dépasse ceux des films hollywoodiens sur leurs marchés, tandis que le public occidental apprécie les coups de théâtre inattendus, l’humour, ainsi que l’éthique des films coréens qu’il juge innovateur.

Une nouvelle génération de talentueux réalisateurs, apparue à la fin des années 1990, a conféré une nouvelle dimension à ce cinéma grâce à une identité et une touche coréenne contemporaine, de même qu’à des reconstitutions et des réinterprétations historiques. Le réalisateur acclamé par la critique, Kim Ki-duk, ainsi que d’autres cinéastes renommés, tels que Lee Chang-dong, Im Kwon-taek et Hong Sangsoo, ont innové en proposant de nouvelles idées de scénario et de techniques pour produire une cinématographie couronnée de succès sur le plan commercial et artistique.

Les films coréens sont fréquemment sélectionnés dans festivals cinématographiques mondiaux majeurs. Les réalisateurs, les acteurs, ainsi que les actrices, gagnent en renommée et reçoivent des récompenses internationales. Davantage de sociétés de production coréennes se sont internationalisées, s’associant avec leurs homologues à Hollywood pour des projets de plusieurs millions de dollars.

Suite au succès phénoménal du film Old Boy de Park Chang-wook, l’intérêt pour les films coréens n’a fait que croître à travers le monde. Scriptes et célébrités sont très demandées par les réalisateurs étrangers, et Hollywood choisit de plus en plus de films coréens pour en faire des remake, achetant les droits des grands succès cinématographiques coréens, tels que My sassy girl, Deux sœurs, Old Boy, Phone, Ma femme est un gangster et the Chaser.

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CULTURELe Jeryeak de Jongmyo

12/12/2013

               Le Jongmyo Jerye et le Jongmyo Jeryeak qui l’accompagne sont des termes qui désignent la musique, le chant et la danse interprétés pendant les rites rendus en l’honneur des générations de rois de la...

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               Le Jongmyo Jerye et le Jongmyo Jeryeak qui l’accompagne sont des termes qui désignent la musique, le chant et la danse interprétés pendant les rites rendus en l’honneur des générations de rois de la dynastie Joseon (1392-1910), qui ont lieu dans le sanctuaire royal de Jongmyo, à Séoul.

Le Jongmyo Jerye, cérémonie des ancêtres royaux, est un rite solennel. Reposant sur un protocole stricte et accompagné d’une musique des plus harmonieuses, il fait l’éloge des réalisations accomplies par les anciens souverains, les invoquant auprès des dieux et priant pour une postérité faite de richesse et de bonheur.

Reconnu comme Trésor national culturel iimmatériel n˚ 1, le Jongmyo Jeryeak est constitué de deux morceaux présentés sous la forme de suites : le Botaepyeong et le Jeongdaeeop.

Le premier loue les accomplissements civils des monarques, alors que le second évoque leurs exploits militaires.

Le Botaepyeong est joué pendant le premier service , lorsque la première coupe de vin de riz est offerte, alors que le Jeongdaeeop accompagne l’offrande de la seconde et de la troisième coupe.

Le Botaepyeong et le Jeongdaeeop ont été tous deux composés par le roi Sejong en 1449, sur la base de pièces pré existantes. D’abord utilisée à l’occasion de diverses cérémonies et banquets organisés par la cour, la musique fut adaptée pour être jouée dans le cadre de rites aux ancêtres royaux en 1463. Elle commença à être interprétée dans le sanctuaire de Jongmyo l’année suivante.

Ensemble, le Botaepyeonget et le Jeongdaeeop forment un spectacle de cérémoniel complet, combinant le chant, la danse et l’interprétation d’instruments spécialement destinés à cette occasion.

Suivant le principe du yin et du yang, l’ensemble se divise en un orchestre situé sur la terrasse, qui joue dans la partie surélevée du sanctuaire, où se situent les chambres contenant les tablettes mortuaires royales, et en un orchestre placé dans la cour, qui joue dans la partie basse, sous la terrasse.

Le début et la fin de la musique ainsi que la forme des mouvements sont basés sur l’ancienne musique cérémonielle d’origine chinoise, l’aak (yayue en chinois), alors que la partie principale de chaque morceau, la mélodie, a été créée en adaptant les tonalités originelles de la musique coréenne, comme les chansons datant de la précédente dynastie, Goryeo.

Les deux orchestres jouent séparément et diffèrent par les instruments utilisés.

Tous deux comprennent le pyeonjong (carillon de cloches), le pyeongyeong (carillon de pierre en forme de L ), le banghyang (carillon en métal), le daegeum (flûte en bambou), le dangpiri (genre de hautbois), le janggu (tambour sablier), le chuk (cloche de bois), le bak (battant de bois) et le chant.

En plus de ces instruments, l’orchestre de la terrasse comprend l’ajaeng (cithare courbe) et le jeolgo (tambour en forme de tonneau), alors que l’orchestre de la cour, lui, utilise le taepyeongso (chalumeau), le haegeum (violon à deux cordes), le jing (gong) et le jingo (type différent de tambour).

Le Jongmyo Jeryeak est finalement remarquable par l’élégance de ses rythmes et de ses tons imposants, mais aussi par le fait que des instruments coréens traditionnels, comme la flûte en bambou, jouent avec des instruments de la musique ancienne, produisant des mélodies solennelles et dignes, enrichies avec les attaques vives et percutantes des cloches du pyeonjong et du carillon de pierre, le pyeongyeong.

 

Les danses qui accompagnent cette noble musique sont : la danse civile avec le Botaepyeong et la danse militaire avec le Jeongdaeeop.

Toutes deux sont exécutées par des danseurs qui portent dans leur mains des objets symboliques : pour la danse civile , il y a deux sortes de flûtes, yak et jeok (cette dernière est faite de plumes de faisans), et pour la danse militaire un sabre de bois et une lance.

Ces deux danses évoquent la fondation de la dynastie Joseon à travers des mouvements stylisés.

La tradition du Jongmyo Jeryeak a été maintenue par différentes institutions nationales au cours de l’histoire : le Jangagwon de la dynastie Joseon, le Yi Wangik Aakbu pendant la période du pouvoir colonial japonais et aujourd’hui par le Centre national pour les Arts traditionnels du Spectacle. Mais le Jongmyo Jeryeak est largement connu, non seulement pour sa musique mais aussi pour l’architecture unique du sanctuaire de Jongmyo où il est interprété. Bien que les salles individuelles du bâtiment principal soient relativement simples dans leur construction, chaque chambre accueille la tablette d’un roi, si bien que la façade est extrêmement longue et donne à l’ensemble une forme peu commune, mettant l’accent sur la dimension horizontale. La structure de base est composée d’un autel contenant une tablette royale et occupant l’une des nombreuses pièces ménagées dans la structure. Toutes ces chambres sont en apparence identiques et de conception très simple. La même unité est répétée dix-neuf fois. C’est là le secret de cette architecture et de l’impression formelle qui se dégage du sanctuaire de Jongmyo. La grande esplanade qui conduit au bâtiment principal fait également beaucoup pour l’atmosphère de paix et de solennité de l’endroit.

Lorsque le sanctuaire de Jongmyo fut construit, il ne contenait que sept chambres. Plus tard, lorsqu’il fallut révérer un plus grand nombre d’ancêtres, une annexe séparée, appelée Yeongnyeongjeon, fut construite à l’ouest du bâtiment principal. Elle accueille quatre générations d’ancêtres du premier roi de la dynastie, aussi bien que certains des descendants directs qui ne montèrent jamais sur le trône.

Afin de la distinguer de l’annexe, la structure originale est appelée Jeongjeon, ou bâtiment principal . Elle est dédiée au fondateur de la dynastie, le roi Taejo, ainsi qu’à ses descendants directs qui ont accompli de grandes choses au cours de leur règne. L’annexe contient les tablettes des ancêtres de Taejo dans les quatre compartiments du centre, alors que les autres chambres accueillent les tablettes en fonction de l’âge des souverains, depuis l’ouest jusqu’à l’est.

Le bâtiment principal du sanctuaire de Jongmyo est une structure en bois d’un seul tenant, située sur le côté d’une grande terrasse carrée. Celle-ci est nommée Woldae, le socle de la lune , et chacun de ses côtés fait plus de 100 mètres de long.

Le sol de cette terrasse est formé de pierres rectangulaires qui ont délibérément été laissées dans leur état brut avec une surface irrégulière et sans être parfaitement alignées. C’est cette rudesse qui donne à la terrasse son aspect vivant. Dans le sanctuaire de Jongmyo, l’atmosphère antique revit au cœur même de Séoul. Il est difficile de croire qu’un bâtiment datant de 600 ans puisse ainsi coexister avec des gratte-ciel, au cœur d’une métropole de plus de 10 millions d’habitants.

Le fait que le rite, également vieux de 600 ans, puisse encore être perpétué aujourd’hui sans avoir été modifié, est certainement un exploit culturel.

Ce sanctuaire, dédié aux ancêtres royaux de la dynastie Joseon, a été désigné en 1995 pour figurer sur la Liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO et en 2001, le Jongmyo Jeryeaka été désigné par cette même organisation comme témoignage du Patrimoine humain oral.

Le rite est reproduit chaque année , le premier dimanche de mai, au sanctuaire de Jongmyo, alors que la musique du Jongmyo Jeryeak peut être écoutée à l’occasion de concerts et dans des enregistrements du Centre national pour les Arts traditionnels du Spectacle

 

 

Source : Centre Culturel Coréen

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GASTRONOMIELe Ginseng coréen (insam)

21/11/2013

   Le ginseng est une racine dont la forme ressemble au corps humain et dont le nom (prononcé insam en coréen) contient le caractère chinois signifiant homme. Le ginseng de Corée est aussi connu par les noms des deux dernières dynasties royales de la p&ea...

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   Le ginseng est une racine dont la forme ressemble au corps humain et dont le nom (prononcé insam en coréen) contient le caractère chinois signifiant homme. Le ginseng de Corée est aussi connu par les noms des deux dernières dynasties royales de la péninsule : le ginseng de Goryeo ou de Joseon. Son nom scientifique est Panax ginseng C. A. Meyer. Panax étant un terme composé formé à partir des racines grecques pan (tout) et axos (médecine), qui donnent également le mot français panacée.
Même si le ginseng de Corée provient de la même origine botanique que ceux qui poussent au Japon, en Chine, en Amérique du Nord et en Russie, on peut relever d’importantes différences de qualité et d’efficacité qui font du ginseng coréen l’un des meilleurs au monde.
Le ginseng a été mentionné pour la première fois dans des archives il y a environ 1 500 ans. Les opinions diffèrent quand à la date où il fut cultivé pour la première fois, mais il semble que les premières tentatives remontent à l’époque Goryeo (918-1392) ou au tout début de la période Joseon (1392-1910).
Le ginseng coréen a été introduit pour la première fois en Occident par les commerçants hollandais en 1610 et l’on sait qu’il fut aussi rapporté en Angleterre par des agents de la Compagnie des Indes orientales.
   Lorsque les effets du ginseng sauvage furent connus, les Européens commencèrent à l’évoquer en tant que racine pouvant guérir de nombreuses maladies. En 1711, le jésuite français Pierre Jartoux (1668-1720) publia une illustration représentant le ginseng coréen sauvage et dans le livre Joseon, écrit par le Belge Goshen, en 1902, ce même ginseng coréen est présenté comme un produit rare et précieux, qui a même été offert comme cadeau au roi Louis XIV (règne : 1643-1715). Le philosophe français Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), fait référence au ginseng coréen dans ses œuvres. En France encore, en 1996, lorsque le Président François Mitterrand est mort, le journal "Le Monde" rapporta le fait que même si les médecins ne lui avaient donné que trois mois à vivre, il resta en vie sept mois grâce à la consommation de ginseng de Corée.
   Il ne s’agit là que de quelques-uns des très nombreux exemples, qui montrent combien cette merveille médicinale qu’est le ginseng coréen, est connue dans le monde entier.
L’ancien traité chinois de médecine : Nouveau manuel d’agriculture , compilé autour du Ve siècle, explique que le ginseng renforce les cinq viscères, stabilise l’esprit, clarifie l’œil et rend le corps plus agile, tout en prolongeant la longévité . Des recherches récentes ont surpris le monde médical en montrant que le ginseng pouvait être efficace contre divers problèmes de santé tels la fatigue, le stress, l’artériosclérose, la tension artérielle trop élevée, le diabète, le vieillissement, l’impotence, l’alcoolisme et les problèmes de peau comme les boutons, les taches et l’eczéma.

Les variétés de ginseng et ses différentes recettes
Depuis que le ginseng est apparu sur le marché mondial, l’erreur est commune de croire que les deux variétés d’insam coréen, le blanc et le rouge (hongsam), proviennent de plantes différentes.
Le ginseng est bien sûr connu sous des noms différents, mais qui dépendent essentiellement de la méthode par laquelle il a été traité puis conservé. Sous sa forme naturelle, tel qu’il est récolté, il est nommé susam. Lorsque le susam est séché, on l’appelle alors baeksam. S’il est trempé 10 ou 20 minutes dans de l’eau chaude (80˚ 90˚) puis ensuite séché, on l’appelle taegeuksam. S’il est cuit à la vapeur puis séché on le nomme alors hongsam. Du fait de ses 75 % d’eau environ, le susam ne peut pas se conserver longtemps et peut facilement se gâter pendant le transport. C’est la raison pour laquelle il est traité de différentes manières. Lorsqu’on transforme le susam en baeksam ou en hongsam, la composition est inévitablement modifiée, mais les changements sont très légers et les propriétés médicales ne sont pas affectées. Le baeksam et le hongsam gardent ainsi parfaitement l’efficacité du ginseng frais.

Le ginseng est utilisé en tant qu’ingrédient dans différents plats et boissons. Le ginseng en poudre est ajouté à de l’eau chaude afin de faire du thé. On peut aussi en laisser tremper dans du vin de riz afin de faire de la liqueur de ginseng. Ensemble avec du jujube et du riz gluant, il peut être utilisé pour farcir un jeune poulet que l’on cuisine ensuite longtemps pour faire un ragoût de poulet au ginseng samgyetang. Mais avant d’en arriver là, les produits les plus connus qui sont faits à base de ginseng sont : le thé, les extraits, les capsules, le porridge, le mélange avec du miel, les bonbons ou encore le ginseng en poudre.

Les variétés de ginseng
Baeksam : Lorsque le susam est séché sans être pour autant cuisiné, juste en étant déposé au soleil, à l’air chaud ou traité par d’autres méthodes, on l’appelle alors baeksam. Suivant la forme qu’il prendra après le séchage, il pourra ensuite être classé en ginseng droit (jiksam), ginseng en partie replié (ban-goksam) ou ginseng replié (goksam). Le ginseng droit est le baeksam de base, qui a été pelé et séché dans sa forme droite originale. Le ginseng en partie replié présente une racine où les jambes ont été rapprochées du corps avant le séchage. Pour le ginseng replié la racine est séchée alors que les membres et le corps sont enroulés autour d’elle.

Hongsam : Lorsque le susam est cuit à la vapeur ou préparé d’une autre manière sans être pelé, mais ensuite séché, on le connaît alors sous le nom de hongsam. Celui-ci est classé suivant ses différentes qualités, en fonction de la forme de la racine séchée. Il y a ainsi la première qualité (cheonsam), la seconde (jisam) et la troisième (yangsam). Le procédé de cuisson à la vapeur développe les agents médicinaux qui font du hongsam la forme de ginseng la plus efficacement conservée. De récentes recherches ont démontré que le hongsam lutte efficacement les dioxines , ennemis des temps modernes.

Taegeuksam : Cette variété est réalisée en cuisant à la vapeur ou en faisant cuire à demi du susam, avant de le faire sécher. En réduisant l’humidité du ginseng en dessous de 44 %, on obtient un produit très ferme, que l’on peut conserver pendant longtemps.

Préparations à base de ginseng
Le ginseng rouge au miel : Sous cette forme de friandise, le ginseng peut être facilement apprécié partout et à tout moment. Il est spécialement bien venu après le sport, en voyage ou en cas de fatigue.

Porridge de ginseng : Pour 1 verre de riz, ajoutez 2 racines de susam, 10 jujubes et 10 châtaignes séchées. Réduire en purée et garnir de quelques pignons de pin et de petit morceaux de racines de ginseng. Servez avec du sucre ou du miel.

Ginseng grillé : Coupez des tranches épaisses de racines de ginseng en diagonale afin qu’elles fassent 5 cm de long, puis laissez-les mariner dans de l’huile de sésame et du sel. Faites-les griller et assaisonnez-les avec de la pâte de piment et d’autres épices, puis faites-les à nouveau griller. Servez en saupoudrant de grains de sésame.

Punch de ginseng : Faites bouillir deux racines de ginseng afin d’obtenir un liquide que vous mélangez ensuite avec du jus de gingembre et de canelle. Ajoutez des kakis séchés et des tranches de ginseng.

Kimchi de ginseng : Mélangez du ginseng salé avec de l’ail râpé, de la ciboule hachée, de la poudre de piment, des anchoix salés et de la pâte de riz gluant. Ajoutez un peu de liquide d’un kimchi et laissez reposer un jour ou deux.

Plat de ginseng et de chou : Cuisez deux racines de susam avec 500 g de chou, 200 g d’huitre et 3 cuillères à soupe de sauce de soja. Laissez reposer. Mélanger ensuite avec de l’ail râpé et de la ciboule

 

 

 

Source : Centre Culturel Coréen

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ARCHITECTURELe Chef d'oeuvre de Seokguram

05/11/2013

Seokguram, l’apogée de la sculpture bouddhiste en pierre de l’époque Silla, fut commencée sous la direction du Premier Ministre Kim Dae-seon en 751, pendant le règne du roi Gyeongdeok, pour être achevée en 774. La grotte de Seokguram est enfouie...

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Seokguram, l’apogée de la sculpture bouddhiste en pierre de l’époque Silla, fut commencée sous la direction du Premier Ministre Kim Dae-seon en 751, pendant le règne du roi Gyeongdeok, pour être achevée en 774.
La grotte de Seokguram est enfouie près du sommet du Mont Toham, sur une pente retirée faisant face à l’est. Cette construction, réalisée à la main, est un assemblage de centaines de blocs de granit blanc de tailles et de formes variées. Elle consiste en une antichambre rectangulaire symbolisant la terre et une rotonde principale sous un plafond en dôme représentant le ciel. Entre les deux un couloir s’impose comme le passage entre l’un et l’autre élément.
La grotte contient environ 39 divinités, le grand Bouddha assis compris,.Elle a été conçue comme s’il s’agissait d’abandonner toutes les choses vivant sur la terre pour parvenir au royaume du Nirvana. L’antichambre de Seokguram contient des bas-reliefs représentant huit déités gardiennes et deux Vajrapanis. Le couloir, assez court, est confié à quatre redoutables rois-gardiens du ciel, deux disposés de chaque côté. 

La rotonde est centrée sur le grand Bouddha assis, Sakyamuni Tathagata, l’Incarnation de la Vérité. L’antichambre, qui évoque la terre, est un parfait rectangle. Huit déités masculines la gardent, disposées sur les murs, à gauche et à droite. Un couple de Vajrapanis, chacun disposé de chaque côté de l’entrée du couloir, a été sculpté de manière à en accentuer le relief. Avec robustesse, le torse nu sur une jupe leur couvrant les genoux, les deux mains serrant les poings, l’une d’entre elles levée, roulant des yeux écarquillés et furieux, ils semblent prêts à repousser les démons qui tenteraient l’approche.

Le moine chinois Cizhuang écrivit dans son Daitang Xiyuji( Récit d’un voyage depuis la Chine vers l’Asie centrale ), que le temple de l’Illumination était construit non loin de l’endroit où Sakyamuni avait atteint cette révélation divine. Le temple possédait une sculpture en pierre représentant un Bouddha assis faisant face à l’est. La base était de 123 cm de hauteur et large de 75 cm. La statue faisait 345 cm de haut. L’envergure d’un genou à l’autre était de 264 cm et de 183 cm d’une épaule à l’autre. La statue décrite par Cizhuang n’existe plus dans ce temple, mais étrangement la description qu’il en donne rappelle très exactement le grand Bouddha de la rotonde de Seokguram.
Sous la voûte du plafond de pierre de la rotonde, qui représente le ciel, la figure majestueuse de ce Bouddha Sakyamuni Tathagata est assise face à la Mer de l’Est. Incarnation mystérieuse de l’être suprême, il est représenté les yeux demi clos, les sourcils doucement courbés et le nez parfaitement dessiné, les oreilles longues et les lèvres pleines.
Offrant un sourire exprimant la bienveillance sereine, il est assis les jambes croisées et les mains posées dans un mudra (position des mains) touchant la terre, alors que la robe est repliée sous les jambes croisées. C’est comme si le Bouddha était en train de prier pour les hommes et d’éveiller la nature humaine vertueuse endormie au fond de nous.

Dans la partie basse du mur circulaire sont représentées des images en bas-relief d’un Avalokitesvara à douze faces, de dix disciples, d’un Manjusri, d’un Sakradevanam Indra, d’une Mahabrahmandah et d’un Samantabhadra. Au-dessus, à hauteur des yeux, se trouvent dix niches contenant dix bodhisattvas.
Situé sur le mur, près du grand Bouddha, l’Avalokitesvara à douze faces, Bodhisattva de la Compassion, est saisissant de resplendissement. Alors que les disciples se présentent de travers, cBodhisattva se tient bien droit, le flot soyeux de sa robe décorée de bijoux éblouissants, la face gracieuse sous une couronne composée des têtes de dix bodhisattvas et d’un Amitabha central, le Bouddha de l’Infinie Lumière, la main gauche portant un vase avec une mince fleur de lotus et la main droite tenant légèrement un long collier. Le sculpteur a dû prendre un grand plaisir en rendant chaque détail de cette splendide figure. Les niches dans le mur, au niveau des yeux du Bouddha principal, sont symboliquement placées au centre, entre le ciel et la terre, et représentent donc une place idéale pour les bodhisattvas, lesquels sont des intermédiaires entre les êtres divins et les humains. La grotte de Seokguram nous propose une image raffinée du bouddhisme coréen du milieu du VIIIe siècle.

Ce sanctuaire de granit incarne donc l’apogée de la foi bouddhiste, de l’architecture, de l’esthétique et de la géométrie, des sciences avancées et de l’artisanatméticuleux développé durant l’âge d’or de l’art bouddhiste coréen. Il représente le sommet absolu de la réalisation artistique et humaine dans l’art de la pierre

 


Source : Centre Culturel Coréen

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LITTERATURELittérature coréenne

31/10/2013

On considère généralement que la littérature coréenne se partage chronologiquement entre une période classique et une époque moderne. La littérature classique s’est développée sur fond de croyances populaires. Elle a é...

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On considère généralement que la littérature coréenne se partage chronologiquement entre une période classique et une époque moderne. La littérature classique s’est développée sur fond de croyances populaires. Elle a également été influencée par le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme. Parmi eux, cette dernière religion exerça l’influence la plus déterminante et fut suivi par l’apport du confucianisme pendant l’époque Joseon. La littérature moderne fut d’autre part développée au contact de la culture étrangère qui a accompagné le processus de modernisation du pays. La pensée chrétienne, mais aussi différentes tendances et influences artistiques, furent en effet importées d’Occident. Alors que se développait l’idée d’une « nouvelle éducation » parallèlement à un « mouvement pour la défense de la langue et de la littérature nationales », le système d’utilisation des caractères chinois, lesquels représentait traditionnellement la culture de la classe dominante, perdit de son importance socio-culturelle de jadis.

La poésie hyangga de la période Silla marqua le début d’une forme poétique unique dans la littérature du pays. Ces oeuvres étaient composées dans le système d’écriture hyangchal, par lequel la langue coréenne pouvait être écrite en utilisant les sons et le sens des caractères chinois. Quatorze poèmes de style hyangga datant de l’époque Silla ont été conservés dans le Samgungnyusa (Mémoire des Trois Royaumes).

La littérature de la période Goryeo est marquée, quant à elle, par l’influence des lettres chinoises, la disparition des hyangga et l’émergence des Goryeo gayo (chants de Goryeo), lesquels ont continué d’être transmis sous forme de littérature orale jusqu’à la période Joseon.

La création de l’alphabet coréen, le hangeul, au tout début de l’époque Joseon, marqua un tournant important dans l’histoire de la littérature coréenne. Les akjang (traités musicaux) furent écrits grâce à ce nouveau système, tout comme les Yongbieocheonga (Chants des dragons dans les cieux).

Le sijo (air nouveau) est représentatif de la poésie de la période Joseon. Sa forme poétique fut établie à la fin de la dynastie Goryeo, mais elle fleurit et se répandit sous l’influence de l’époque suivante, marquée par le néo-confucianisme des Song. Autre forme de littérature datant de Joseon, le gasa fait partie de la catégorie des poésies en vers, mais son contenu ne se limite pas à l’expression des sentiments individuels, puisqu’il peut également se présenter sous la forme d’admonitions morales.

La Honggildongjeon (L’Histoire de Hong Gildong, premier roman publié en Hangeul) est une oeuvre critiquant ouvertement les inégalités de la société joseonienne, avec ses traitements discriminatoires à l’égard des enfants illégitimes et ses différences basées sur la richesse.

Les premières apparitions de la fiction de forme classique en Corée furent d’une part Geumosinhwa (histoire de Geumo) de Kim Si-seup, qui fut écrit en caractère chinois, et Hong Gil-dong Jeon (histoire de Hong Gil-dong) de Heo Gyun, écrit en hangeul. Avec le temps, cette dernière forme d’écriture fut de plus en plus souvent utilisée, du fait de la croissance et du développement de la langue coréenne et des études littéraires. La littérature coréenne moderne se forma dans l’effondrement de la société féodale représentée par la dynastie Joseon, grâce à l’importation d’idées nouvelles venues d’Occident. Dans la littérature moderne, le changga (chant nouveau) et le sinchesi (poésie nouvelle) furent salués comme nouvelles formes poétiques.

 

 

Source : Centre Culturel Coréen

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GASTRONOMIELe KIMCHI

10/10/2013

LE KIMCHI - une nourriture pour le corps et l'esprit.   La Corée possède ses arômes propres.Les senteurs d’un pays ou d’une région proviennent le plus souvent de la cuisine locale, laquelle développe ses saveurs uniques à partir d’&ea...

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LE KIMCHI - une nourriture pour le corps et l'esprit.

 

La Corée possède ses arômes propres.Les senteurs d’un pays ou d’une région proviennent le plus souvent de la cuisine locale, laquelle développe ses saveurs uniques à partir d’épices particulières, d’aliments ou de boissons fermentées, mais aussi à partir des différentes manières de les accomoder. Les plats qui donnent à la Corée ses parfums si originaux sont principalement des préparations fermentées, plus particulièrement les différentes variétés de kimchi, réalisées avec des légumes ainsi que plusieurs sortes de pâtes à base de haricots, également fermentées. Par-dessus tout, l’odeur relevée du kimchi est la première à surprendre l’odorat et le goût des visiteurs.

Ceux qui se sont habitués aux parfums très marqués du kimchi découvrent rapidement qu’ils ne peuvent plus guère s’en passer ensuite. Qui plus est, le kimchi est partout devenu un accompagnement populaire, du fait des recherches scientifiques effectuées sur cet aliment, il nous est permis de mieux comprendre la valeur de ses propriétés pour la santé ainsi que l’efficacité du kimchi dans la prévention des maladies du vieillissement. De même la grande quantité de fibres que contiennent ses principaux ingrédients : légumes et piments rouges, permet d’éviter l’obésité.

Il y a plus de variétés de kimchi en Corée qu’il y a de fromages en France! Il existe ainsi tellement de styles que personne ne peut les connaître tous. Un professeur d’université a identifier plus de 100 ingrédients différents utilisés pour la composition des kimchi, 36 d’entre eux étant des ingrédients principaux.

Le fait que ces produits soient tous combinés et préparés différemment selon les kimchi, ainsi que suivant les traditions familiales particulières, il est impossible de dire combien de variétés existent aujourd’hui.

La culture d’une région se développe en fonction de l’adaptation à l’environnement naturel des personnes qui y vivent, spécialement à la suite de l’introduction des pratiques agricoles. Contrairement aux cuisines occidentales ou africaines, la cuisine coréenne fait clairement la différence entre les plats principaux et les plats d’accompagnement. Le riz et les autres céréales forment la base des plats principaux, que l’on apprécie en les accompagnant de petites préparations de légumes, de fruits de mer, de poisson ou de viande. Afin de pouvoir assurer les besoins en nourriture pendant les longs hivers coréens, les légumes et le poisson ont été d’abord conservés par la méthode du séchage. Il était également possible, dans le passé, de conserver les légumes dans de l’eau de mer salée, méthode qui a pu permettre aux gens de comprendre qu’il était possible, grâce au sel, de conserver longtemps des légumes frais. Le plus ancien document mentionnant ce fait a été découvert dans la première anthologie chinoise de poésie : le Livre des odes, que l’on dit avoir été compilé il y a 2 600 ou même 3 000 ans. Dans cet ouvrage apparaît un caractère chinois signifiant salé qui montre bien qu’un ancêtre du kimchi existait déjà à cette époque. Toutefois, l’alchimie permettant la réalisation du kimchi lui-même a été par la suite bien mieux développée en Corée qu’en Chine, pour des raisons très fortement liées à des problèmes d’environnement.

Les visiteurs qui viennent en Corée ne peuvent manquer d’être impressionnés par les larges terres fertiles et marécageuses qui s’étendent tout au long de la côte sud-ouest du pays. Abondantes de vie tout au long de l’année et, sauf en plein cœur de l’hiver, elles fournissent une source naturelle de nourriture, qui peut être récoltée sans aucun équipement moderne.
Même si la base du kimchi repose sur la fermentation lacto acide de légumes conservés dans du sel, l’ajout à volonté de poisson et de fruits de mer peut jouer un rôle important dans le processus de fermentation et fournir en plus des éléments nutritifs qui seraient autrement très rares en hiver, comme les protéines et le calcium.

Les Coréens ayant beaucoup souffert du manque de nourriture jusqu’au milieu des années 1960. Depuis lors, le développement incroyable de l’économie a permis d’atteindre un produit national brut (PNB) s’élevant à 10 000 dollars, mais comparé aux autres pays ayant un PNB similaire, il est surprenant de voir le nombre très réduit de Coréens souffrant d’obésité. Nombreux sont ceux qui croient que la raison en est justement la grande quantité de kimchi que l’on mange en Corée.

En effet, le kimchi contient une proportion importante de fibres , de la capsine, connue pour consumer les graisses, une grande quantité de calcium, une bonne quantité de protéines et un grand nombre de vitamines. Ils s’inquiètent également de l’augmentation de l’obésité parmi les jeunes générations, qui tendent à remplacer le kimchi par des nourritures instantanées, généralement importées.


En ce qui concerne la préparation rien n’est plus facile au monde que de faire du kimchi, mais rien n’est
plus difficile également. Un débutant peut rincer les légumes pour les laver, les saler, les rincer de
nouveau le jour suivant, y ajouter de l’ail et disposer le tout dans un endroit frais à reposer un
jour ou deux, afin de permettre une fermentation naturelle, puis les déguster ensuite comme ils
sont. C’est tout ce qu’il faut faire. Pourtant, réussir le kimchi le meilleur et le plus nutritif est
un art uniquement accessible aux artistes de l’assaisonnement. Parmi toutes les Coréennes qui
disent savoir faire le kimchi, rares sont celles qui peuvent se vanter de réussir à faire l’un des meilleurs.
Vous trouverez ci-joint la recette permettant de réaliser l’assaisonnement populaire à base de chou, que
l’on appelle tong kimchi, l’une des variétés d’hiver les plus souvent consommées en Corée.

Ingrédients et recette


2 choux chinois

1 radis blanc de taille moyenne
60 g de feuilles de moutarde
80 g de cresson de fontaine
70 g de ciboule
40 g d’algues collantes de type cheonggak
2 gousses d’ail pelées
1/2 racine de gingembre (du gingembre coréenou japonais)
1/2 poire d’Asie1 châtaigne
120 g d’huîtres crues
1/3 d’un verre de crevettes en saumure

1/2 ombrine saumurée ou 1/2 merlan frais (on peut remplacer ces poissons par 1/4 de morue)
2/3 d’un verre de farine de piment (il est préférable de ne pas utiliser les piments troppiquants provenant d’Asie du Sud-Est, mais siaucune autre variété n’est disponible, alors réduisez la quantité de 1/10)
2 cuillères à soupe de piments séchés râpés
1 verre de sel
L’assaisonnement présenté ci-dessus est l’un des meilleurs, mais quelques ingrédients peuvent être difficiles à trouver en dehors de la saison. Il est possible de ne pas mettre les feuilles de moutarde, le cresson de fontaine, l’algue, la poire, la châtaigne, l’ombrine saumurée ou le merlan frais. Les autres ingrédients sont en revanche indispensables.

 

1. Dissoudre le sel dans l’équivalent de 5 verres d’eau.
2. Retirer (sans les jeter) les feuilles extérieures des choux. Rincez-les abondamment et coupez-les.
3. Le soir, plongez les choux dans l’eau salée, puis empilez-les dans une jarre ou dans un récipient en plastique. Trois ou quatre heures plus tard retirez-les. Tôt le matin, rincez-les et coupez-les en deux.
4. Le même soir, rincez et coupez le radis blanc, la ciboule, les feuilles de moutarde et les algues (cheonggak). Plongez le cresson de fontaine dans de l’eau. Coupez la moitié du radis en le râpant et l’autre moitié en morceau de 6 cm de long et de 1 cm d’épaisseur, afin de l’utiliser comme garniture.
5. Mélanger cette dernière partie du radis avec un peu de sel et de la poudre de piment, puis mettez-le de côté.
6. Rincez les huîtres crues dans de l’eau légèrement salée. Coupez le cresson et les feuilles de moutarde en morceaux de 4 cm de long. Finalement émincez le blanc de la ciboule.
7. Hacher l’ail et le gingembre.
8. Râpez la châtaigne et la poire.
9. Mélangez la poudre de piment avec le radis blanc râpé dans un grand récipient. Ajoutez les crevettes en saumure et les autres ingrédients que vous avez préparés précédemment. Mélangez-les bien.
10. Etalez ce mélange entre les feuilles de chou que vous enroulez sur elles-mêmes pour les replier sur la préparation.

11. Ajoutez à la moitié du radis, conservé àl’étape n˚ 4, l’ail hachée, le gingembre, le cresson de fontaine, les feuilles de moutarde et un peu de liquide contenu dans le pot de crevettes saumurées ou d’un autre poissonsalé. Mélangez le tout.
12. Déposez un peu de cette préparation dans le fond d’un pot et superposez le chou farci par dessus. Ajoutez un peu de préparation après 42 43 chaque couche de chou. Répétez cette combinaison jusqu’à ce que la jarre soit pleine à 80 %, puis terminez en couvrant le tout avec les feuilles extérieures des choux conservées. Couvrez finalement le kimchid’une lourde pierre plate.

 

 

Source : Centre Culture Coréen

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ARTS & CULTUREBeaux-Arts

26/09/2013

Bien que la péninsule coréenne ait été habitée dès l’âge paléolithique, les vestiges retrouvés y font remonter l’origine des beaux-arts à l’âge néolithique (6 000 - 1 000 av. J.-C.). Parmi ces oeuvres...

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Bien que la péninsule coréenne ait été habitée dès l’âge paléolithique, les vestiges retrouvés y font remonter l’origine des beaux-arts à l’âge néolithique (6 000 - 1 000 av. J.-C.). Parmi ces oeuvres artistiques préhistoriques notables, on citera les gravures sur rochers, au flanc d’une falaise située en bord de la rivière Bangudae, près d’Ulsan, sur la côte sud-est. Elles sont un exemple de vitalité montrant des descriptions saisissantes d’animaux. Le sens esthétique de cette époque se retrouve également dans les motifs en dents de peigne reproduits sur des poteries alors utilisées quotidiennement. A l’âge du bronze (1 000 - 300 av. J.-C.) une variété d’articles de cet alliage ont été confectionnés dont des cadres de miroirs, des cloches et des pendentifs, la plupart desquels ayant pour fonction présumée de montrer l’autorité, de glorifier une religion ou d’inspirer la terreur.

Durant la période des Trois Royaumes, Goguryeo (37 av. J.-C.-668), Baekje (18 av. J.-C.-660) et Silla (57 av. J.-C.-935) un style différent a été développé par chacun selon leurs particularités géographiques, politiques et sociales.

On a souvent dit que les peintures murales des tumulus de Goguryeo, retrouvées pour la plupart dans les régions de Jiban et Pyongyang, illustrent l’art de ce royaume. Exécutées sur les quatre murs et sur le plafond des chambres funéraires, elles dévoilent des figures aux couleurs éclatantes, nées de mouvements énergiques et dynamiques et nous renseignent sur le concept de la vie sur terre et de l’au-delà des Goguryiens.

L’art de Baekje se caractérise quant à lui par un traitement doux des surfaces et des sourires chaleureux, comme on peut le constater dans la triade de bouddhas gravée sur un rocher, à Seosan. Les archéologues ont découvert sur le site de riches collections d’accessoires en or, dont des couronnes, des boucles d’oreille, des colliers et des ceintures de défunts du royaume Silla, sont une expression visible de l’autorité. Les fils et granules d’or retrouvés dans des tombes aux côtés d’autres articles splendides attestent de techniques artistiques hautement raffinées. En même temps, la reconnaissance officielle du bouddhisme durant les Trois Royaumes s’est soldée par la confection de nombreuses statues de bouddhas, l’un des plus beaux exemples étant celle de Maitreya, le Bouddha de l’avenir, assis et en méditation avec un doigt sur le menton.

Silla unifié (676 - 935) a lui-aussi développé une culture raffinée, montrant une ouverture sur l’extérieur prononcée liée aux échanges avec la dynastie chinoise des Tang (618 - 907), et au bouddhisme qui a principalement alimenté son développement culturel. La grotte Seokguram, quintessence des beaux-arts du royaume, est un chef-d’oeuvre en termes de figures majestueuses, d’expressions réalistes et de caractéristiques uniques propres aux arts de Silla. Les artisans ont, du reste, excellé dans la production de cloches de temples. Celles en bronze, telle que la Cloche divine du roi Seongdeok fabriquée à la fin du huitième siècle, sont également connues pour leurs motifs élégants, leurs sons agréables et leurs dimensions imposantes.

Le talent artistique de Goryeo (918 - 1392) s’apprécie le plus par ses céladons : une couleur vert de jade, un contour élégant et une grande variété leuur donnent une beauté profonde et les distinguent nettement des porcelaines chinoises de la même époque. La seconde moitié de ce siècle a, quant à elle, vu naître et se répandre à l’échelle nationale une nouvelle technique consistant, pour les potiers, à inciser des motifs dans l’argile puis à remplir les interstices d’un engobe blanc ou noir.On trouve la plus vieille construction de bois à Yeongju, dans la région Gyeongsangbukdo, dans le temple Buseoksa : le Muryangsujeon, Hall de la vie infinie, peut-être bâti au treizième siècle. Les motifs architecturaux en bois de la période concernée peuvent être classés en deux principaux types, à savoir les jusimpo, corbeaux en colonne destinés à supporter le toit, et les dapo, corbeaux multiples placés sur les linteaux, entre les piliers, ainsi que sur les colonnes. Jusimpo et dapo ont constitué les bases architecturales de bois jusqu’à la dynastie Joseon (1392 - 1910), les seconds ayant surtout été installés pour soutenir les structures plus larges et donc plus splendides.

Les buncheong, céramiques de type céladon décorées d’un engobe blanc et recouvertes d’un enduit gris-bleu, sont des pièces typiques de la dynastie Joseon, comme l’ont été, aussi, les porcelaines blanches et bleu-blanc. Utilisées par les gens ordinaires, les buncheong ont été décorées librement. Les porcelaines blanches, dont les courbes et les teintes subtiles montrent une parfaite harmonie, exposent une beauté qui a atteint son paroxisme. Fabriquées depuis le milieu du quinzième siècle, les porcelaines bleu-blanc se caractérisent par un sens esthétique éclatant, grâce aux motifs pittoresques peints en pigment bleu cobalte sur leur surface. 

La construction traditionnelle, en quête d’harmonie avec le paysage naturel, a fleuri de façon fort variée et sophistiquée, durant cette même dynastie Joseon qui a vu la cons truction et la restauration de nombreux bâtiments et temples. Sungnyemun, la Porte du Sud, située dans le centre-ville de Séoul, a constitué un exemple architectural dans les années 1,500.

L’architecture occidentale fut introduite en Corée à la fin du XIXe siècle, lorsque des églises et des bâtiments destinés aux légations étrangères furent construits par des architectes et des ingénieurs venus d’Occident. 

A partir des années 1960, dans l’élan de l’industrialisation et de l’urbanisation du pays, le gouvernement mit en avant des plans de développement et plusieurs beaux bâtiments anciens furent démolis et remplacés par des structures modernes relativement disgracieuses. 

Pourtant, depuis quelques années, ce sujet entraîne des discussions très vives, alors que certains réhabilitent les anciens concepts d’harmonisation des bâtiments avec leurs éléments naturels.

Les peintures coréennes des Trois Royaumes que nous connaissons témoignent de techniques accumulées. Mais de nombreuses oeuvres picturales ont été perdues, étant donné qu’elles furent exécutées sur du papier ordinaire. Par conséquent, il n’est possible d’apprécier qu’un nombre limité de réalisations, celles-murales-de tombes étant souvent citées. Les tuiles décorées de Baekje et la peinture du Cheval céleste de Silla nous offrent également un aperçu sur les particularités et la qualité des productions de l’époque, affichant des lignes audacieuses et énergiques dans un ensemble bien composé, soit une caractéristique distinctive.

Rares sont les peintures de Silla unifié à nous être parvenues. Néanmoins, les illustrations peintes des enseignements du sutra Avatamsaka, le sutra des guirlandes de fleurs, attestent d’un haut niveau de raffinement marqué par des lignes exquises pleines de vitalité.

Les peintures décoratives et bouddhistes ont atteint leur paroxisme durant la dynastie Goryeo, laquelle a connu une grande variété de productions picturales. Les oeuvres qui ont survécu sont principalement des réalisations bouddhistes des treizième et quatorzième siècles. Leurs principaux traits distinctifs comprennent des postures élégantes ainsi que des plis délicats et exquis associés à des teintes raffinées pour les vêtements, c’est-à-dire des éléments insistant sur l’épanouissement du bouddhisme à l’époque.

Les plus grands accomplissements se retrouvent dans les oeuvres de la dynastie Joseon. Des peintres professionnels et des artistes-lettrés ont joué un rôle primordial dans le développement de la peinture. La croissance économique, la stabilité politique et le brassage des idées du dix-huitième siècle ont particulièrement servi de catalyseurs en vue de la prédominance de styles typiquement coréens. Cette tendance se vérifie dans les scènes réelles de la peinture paysagère exhibant les montagnes et les ruisseaux de Corée, ainsi que dans les peintures de moeurs véhiculant des thèmes séculaires. Jeong Seon (1676 - 1758) et Kim Hong-do (1745 - 1816) sont considérés comme les deux principaux peintres de la période Joseon. Tout en suivant les enseignements de l’Ecole du Sud, celle de la peinture chinoise, Jeong Seon a rempli ses toiles de paysages pittoresques où les montagnes de Corée sont omniprésentes, créant ainsi un propre style national et exerçant une très forte influence sur les autres peintres coréens ainsi que sur le développement des goûts artistiques des lettrés de l’époque, influence qui a perduré jusqu’à aujourd’hui. Son tableau intitulé Vue panoramique des monts Geumgang est d’ailleurs l’un de ses plus beaux chef-d’oeuvres, pour ne citer que celui-ci.

Quant aux peintures de Kim Hong-do, elles sont hautement estimées dans le sens où elles ont repris la vie prosaïque des agriculteurs, des artisans et des marchands, avec certes un coup de pinceau donnant dans la précision mais cependant assorti d’une note fort humoristique. Aussi, à la fin de la dynastie Joseon, profitant de la diversification des styles picturaux, des artistes se sont autoformés et ont émergé en tant que producteurs actifs de peintures de moeurs pour satisfaire la demande des roturiers. Leurs oeuvres folkloriques se caractérisent par une utilisation libre de couleurs vives et des motifs audacieusement simplifiés ou stylisés.

A la suite de l’annexion forcée de la Corée par le Japon, en 1910, les styles traditionnels furent de plus en plus éclipsés par la peinture à l’huile de style occidental, qui fut alors introduite et domina plus tard. Après la libération, en 1945, la tradition fut ravivée par un certain nombre d’artistes exceptionnels, alors que de nombreux peintres coréens formés en Europe et aux Etats-Unis contribuèrent à introduire en Corée les tendances étrangères. 

En 1950, une institution gouvernementale, l’Exposition nationale, joua un rôle de premier plan dans le développement des arts coréens. Elle était plutôt animée par un esprit formel et académique, et eut ainsi tendance à ne privilégier que les oeuvres réalistes. De jeunes artistes surent de leur côté poursuivre des recherches créatives et souhaitèrent donc créer un art en relation avec le monde contemporain. A partir de la fin des années 1960, la peinture moderne commença à changer de direction et à explorer les tendances de l’abstraction géométrique et de la peinture optique. Un autre groupe de créateurs s’intéressa à des thèmes qui traduisaient l’unité innée entre l’homme et la nature.

La peinture coréenne des années 1980 s’imposa largement comme une réaction au modernisme des années 1970. Pendant cette période, les artistes sentirent de manière très vive le fait que l’art se devait d’exprimer un message qui témoignerait des problèmes sociaux du moment. C’est depuis cette période que s’est développé l’intérêt pour les problèmes soulevés par la modernité et la post-modernité.

En 1995, une Biennale internationale fut organisée par la ville de Gwangju. Cet événement offrit la possibilité aux artistes coréens contemporains d’exposer collectivement en un même lieu, à côté des grands noms du monde international de l’art. Les installations vidéos de Paik Nam-june furent à cette occasion l’une des expositions les plus appréciées.

On enseigne et on pratique aujourd’hui en Corée à la fois la peinture traditionnelle et la peinture occidentale, ce qui en fait l’une des communautés artistiques les plus diverses au niveau des beaux-arts à travers le monde. Un grand nombre de peintres coréens sont aujourd’hui actifs à New York, à Paris et dans bien d’autres centres de l’art contemporain.

 


Source : Centre Culturel Coréen

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CULTURE / HISTOIRELe Hangeul

22/07/2013

Le peuple coréen possède une langue et un alphabet propres : le hangeul. Depuis les temps les plus anciens, de nombreux peuples ont tenté d’inventer un sytème de caractères, de manière à pouvoir retranscrire leur langue. Les systèmes ort...

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Le peuple coréen possède une langue et un alphabet propres : le hangeul.

Depuis les temps les plus anciens, de nombreux peuples ont tenté d’inventer un sytème de caractères, de manière à pouvoir retranscrire leur langue. Les systèmes orthographiques du monde entier ont pris forme graduellement et ont été mis en pratique sur de longues périodes, tout en se modifiant souvent complètement depuis leurs origines.

Au contraire, la création de l’alphabet coréen hangeul est l’unique exemple d’un nouveau système d’écriture développé par un petit nombre de personnes en un temps très court, sans influence directe d’aucun modèle existant et devenant un langage écrit qui a pu permettre de développer l’alphabétisation du peuple tout en devenant le système d’écriture officiel de la nation.

La référence à l’écriture a commencé en Corée avec l’adoption des caractères chinois, au début de l’ère chrétienne. Jusqu’au milieu du XVe siècle, le pays a produit une importante littérature d’ouvrages savants et d’œuvres de création composés en chinois classique. Pourtant, à la base, ces caractères ont été créés pour retranscrire la langue chinoise et n’était donc pas parfaitement adaptés au coréen, très différent d’elle.

Avant l’invention du hangeul, les Coréens utilisaient un système double de transcription : le hanmun, caractères chinois classiques destinés aux aristocrates, et le idu, systèmes permettant d’écrire phonétiquement le coréen à l’aide de caractère chinois, technique destinée aux classes moyennes.

L’inconvénient était l’incompatibilité complète entre ces deux méthodes, l’une basée sur la langue littéraire et l’autre sur le parler local. Aucun des deux systèmes n’était adapté à la communication écrite en coréen.

Réalisant ce manque, le roi Sejong (règne : 1418-1450), de la dynastie Joseon (1392-1910), accompagné de savants qui dépendaient du Jiphyeonjeon (Cabinet des lettrés), étudia avec eux la prosodie chinoise et l’orthographe des pays voisins, puis analysa l’état de la phonologie coréenne du moment. Ces connaissances les aidèrent à poser les bases du nouvel alphabet, qu’ils promulguèrent en 1446.

Sejong et les savants engagés dans le projet rédigèrent des exemples de cette nouvelle retranscription, accompagnés de commentaires, puis ils compilèrent le tout dans un livre où ils présentèrent de manière simple la nouvelle écriture.

Le livre, l’introduction du roi Sejong et l’alphabet luinmême furent tous trois présentés sous le nom de Hunmin Jeongeum, terme que l’on peut traduire par sons propres pour l’instruction du peuple. C’est le système d’écriture aujourd’hui connu sous le nom de hangeul.

La première partie du livre est le texte principal, écrit par le roi lui-même. Dans la préface, le souverain justifie la raison qui l’a poussé à créer ce nouvel alphabet. Il met l’accent sur le fait que la langue coréenne est très différente du chinois et qu’elle contient des éléments difficiles à représenter avec les caractères de cette langue, ce qui ne permet pas toujours aux gens du commun de pouvoir s’exprimer à l’écrit.

Trouvant cette situation inacceptable, il propose l’adoption de 28 nouvelles lettres, faciles à apprendre et pratiques à utiliser dans la vie quotidienne. Le texte principal propose donc 28 lettres 17 consonnes et 11 voyelles ainsi que quelques descriptions et exemples.

L’alphabet est aujourd’hui fameux en tant que système d’écriture phonétique dans lequel les lettres sont groupées sous forme de syllabes, approximativement de la même taille et de la même forme que les caractères chinois monosyllabiques, lesquels sont souvent intercalés au hangeul, dans ce qui représente une écriture mixte . Le hangeul moderne n’est pas strictement phonétique, mais morpho-phonétique, si bien que les syllabes écrites ne correspondent pas toujours exactement aux sons prononcés.

Il est reconnu dans le monde entier comme un système d’écriture scientifique qui est à la fois un alphabet et un syllabaire. Une autre caractéristique particulière du hangeul est le fait que la forme des lettres a été composée à partir de la représentation des organes articulatoires humains et des trois composants de base de l’Univers : le ciel, la terre et l’homme.

Le roi Sejong et ses lettrés conçurent un système de syllabes comprenant une ou plusieurs consonnes initiales, une ou plusieurs voyelles intermédiaires et une ou plusieurs consonnes finales. Alors que les autres alphabets présentent leurs lettres suivant des rangs horizontaux ou verticaux, le hangeul les dispose en carrés exprimant chacun une syllabe, ce qui permet à la fois une représentation juste de la langue coréenne et facilite son apprentissage. Les consonnes sont divisées en cinq classes, modelées en fonction des cinq positions d’articulation.

Les formes de base sont la molaire (vélaire) (g), prenant la forme de la racine de la langue fermant la gorge ; la linguale (alvéolaire) (n), qui a la forme de la langue touchant l’intérieur de la gencive supérieure ; la labiale (m), prenant la forme de la bouche ; l’ incisive (dentale fricative) (s), avec sa forme représentant une dent ; enfin la laryngale (prononcée h), représentée par la forme de la gorge.

Dans chaque classe, les phonèmes plus durs que ces formes de base sont représentés avec un ou deux traits suplémentaires. Par exemple, (n) renforcé par (d) va devenir ( t aspiré). Les lettres médianes (les voyelles) sont divisées selon l’équilibre yin et yang et combinent les catégories qui en dépendent.

Les trois voyelles de base sont associées au ciel "a", à la terre "eu" et à l’homme "I". Les autres voyelles sont formées par la combinaison de la forme des voyelles de base. Par exemple, dans "o", "yo", ou encore "ya", la forme vocalique de base est ajoutée une fois ou deux à la voyelle originale ou encore à droite de la voyelle de base . Dans "u", "yu" et "yeo", la base est ajoutée une ou deux fois sous une voyelle originale ou à gauche de la voyelle .

Ce principe de conception peut ne pas paraître évident, mais la linguistique moderne convient désormais de ce concept d’harmonisation des voyelles et des catégories de voyelles dures, faibles ou neutres.

Une Explication des initiales fait référence aux anciens livres de rimes chinoises et représente un traité de phonologie qui divise chaque syllabe en une consonne initiale suivie d’une voyelle et parfois d’une consonne finale. Par exemple, la consonne initiale (g) se combine avec la voyelle médiane (u) et la consonne finale (n) pour former la syllabe (gun). Les autres consonnes initiales fonctionnent de la même manière.

Système orthographique scientifique parfait, qui peut rapidement retranscrire n’importe quel mot ou son de la langue coréenne, le hangeul était, à l’origine, destiné à traduire les classiques chinois fortement appréciés dans la Corée confucéenne dans le but de les rendre plus accessibles encore à la majorité. Par exemple, une traduction des Quatre livres et Trois Classiques chinois a été entreprise pendant le règne de Sejong et complétée sous celui du roi Seonjo, à la fin du XVIe siècle. Les romans écrits en hangeul touchèrent un public de plus en plus large, avant tout composé de personnes de la classe moyenne et de femmes, ce qui permit de développer une nouvelle dimension de la culture coréenne.

Dans la période moderne, le hangeul a graduellement remplacé les caractères chinois en tant que principal système d’écriture de la langue nationale. Le mot hangeul fut proposé par un linguiste coréen, Ju Si-gyeong, dans les années 1910. Les chercheurs de la Société coréenne pour l’Etude du Langage ont alors définit les bases de la langue parlée et ils ont décidé des révisions majeures au niveau de l’orthographe. Le hangeul devint la base del’éducation en langue coréenne après la libération de la colonisation japonaise, en 1945.

En 1988, l’Académie nationale de la Langue coréenne accepta quelques transformations grammaticales et lexicales, puis apporta en septembre 1990 des changements dans la manière d’écrire environ 1 400 mots. L’académie a également travaillé à la promotion de l’adaptation informatique du hangeul, développant un système de codes et d’applications au clavier, tout en mettant au point de nouveaux logiciels et plusieurs polices de caractères.

Alors que la nation trouve sa place dans le développement de la communauté internationale, l’intérêt pour la langue et la culture coréennes ne cesse de s’étendre. Des manuels d’apprentissage du coréen et des programmes informatiques ont été développés, en même temps que des efforts pouvant permettre l’enseignement de la langue coréenne dans les pays étrangers.

Le hangeul original comprenait 28 lettres, mais quatre disparurent à l’usage. Aujourd’hui, 24 lettres sont donc utilisées : 14 consonnes et 10 voyelles.

La logique rigoureuse et les principes scientifiques du hangeul ont impressionné les linguistes et les intellectuels du monde entier. Il est désormais connu comme le système d’écriture le plus scientifique au monde, non seulement si on le compare avec les systèmes idéographiques comme le chinois, mais aussi comparé avec les autres méthodes alphabétiques.

Le très haut niveau d’alphabétisation de la Corée contemporaine est en grande partie lié à cet alphabet facile à apprendre. De manière justement appropriée, le prix décerné par l’UNESCO en reconnaissance des contributions permettant de mettre fin à l’analphabétisme a été appelé Prix Sejong. Dans sa longue histoire, le hangeul participe ainsi au mouvement de l’UNESCO permettant d’aider à l’alphabétisation.

 

Source : Centre Culture Coréen

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CULTUREHallyu

20/06/2013

Hallyu, Vague Irrésolue   Records mondiaux dépassés, promesses d'Obama(1), la déferlante a bien frappé les quatre coins du globe. Surgi de nos écrans d'ordinateurs depuis l'été dernier, le tube interplanétaire Gangnam Style est la...

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Hallyu, Vague Irrésolue

 

Records mondiaux dépassés, promesses d'Obama(1), la déferlante a bien frappé les quatre coins du globe. Surgi de nos écrans d'ordinateurs depuis l'été dernier, le tube interplanétaire Gangnam Style est la partie immergée de l'iceberg "Hallyu". Littéralement "Vague coréenne" Le terme a été créé par la presse chinoise il y a plus de dix ans maintenant, pointant du doigt la vague de popularité de la culture contemporaine coréenne en Chine, diffusée à travers les "drama" (séries télévisées) et s'étendant désormais bien au-delà du continent asiatique.

Décrit comme un phénomène culturel de masse, il est important de souligner son caractère économique. Le gouvernement coréen aurait triplé le budget en faveur du boom de 2011 à 2012, et compte élargir la diffusion de sa culture au delà des médias, en implantant 30 instituts de langue par an à travers le monde. Si "Hallyu" est en réaité l' ensemble de diffusion des médias de masse coréens, elle est un prisme à travers lequel on peut voir se multiplier les divers reflets d'une société complexe. Drama, K-pop (korean pop music), cinéma coréen, manhwa, sports électroniques, telles sont les lignes à travers lesquelles se dessinent le visage composite de la Corée contemporaine, souriant de sa jeune prospérité par moments, mais également tiraillée entre ses traditions et la mondialisation, portant les stigmates de son histoire déchirante, gardant malgré tout une identité forte et une certaine harmonie.

Les moeurs coréennes ont énormément changé en 30 ans. Le mimétisme occidental découvre les jambes et les torses, et sinuent les courbes des girls band et boys band du paysage k-pop. Cependant, si la tension érotique de la jeunesse coréenne, aux rythmes épileptiques et aux chorégraphies tenues, dévoile les corps, elle ne les découvre pas totalement. De plus, la pudeur, additionnée d'une sensibilité à fleur de peau, créent une sorte de candeur qui se démarque du paysage audiovisuel américain, auquel la k-pop emprunte pourtant allègrement, mais pas dans le penchant pour la violence et le nihilisme. C'est peut-être, en dehors de l'exotisme, ce qui peut expliquer le succès auprès de tant de jeunes dans le monde, créant un nouveau modèle mimétique. En effet, en juin 2011, des centaines de fans européens et français, se voyant refuser l'accès au concert K-pop au Zénith, ont improvisé un flashmob(2) devant la pyramide du Louvre, imitant les chorégraphies de leurs idoles et ont ainsi obtenu une deuxième performance, le lendemain au même endroit, dans une salle pleine à craquer.

Les premières effluves du phénomène se sont propagées à travers le drama, feuilleton en plusieurs saisons qui respecte le schéma traditionnel de la série américaine, tant dans le format que dans les tensions dramatiques. Cependant, son originalité réside dans le fait que triomphent des valeurs traditionnelles universelles comme l'indestructibilité de la famille, la noblesse du coeur, et une sentimentalité toute coréenne, dépourvue de sexe et de violence. C'est pourquoi elle a su trouver vite un écho en Chine, berceau du confucianisme. Au Moyen-Orient, le drama Dae Jang Geum, prenant place à la cour royale de la dynastie Joseon, a su montrer une société respectueuse de ses traditions, et a atteint jusqu'à 86% d'audimat en Iran. Au Japon, les femmes de plus de 50 ans ont vu dans l'acteur Bae Yong Joon de Winter Sonata, l'incarnation nostalgique de la promesse du premier amour.

Cependant, voir la Corée comme un pays dénué de désir violent serait faux, et, plongé dans l'obscurité d'une salle de cinéma, la projection des désirs et les passions, ainsi que les monstres du pasé, ressortent beaucoup plus fort qu'autour du foyer familial, réuni devant un écran de télévision. En effet, le cinéma coréen est souvent teinté d'érotisme et/ou de violence, revêtant des genres et des publics extrêmement différents. Cependant, si la sexualité est ainsi exprimée et libérée, la violence est rarement complaisante. Elle est souvent expiatoire et est vécue comme une souffrance, comme dans les films de Lee Chang Dong, où elle est traitée de manière existentielle, comme une tragédie nécessaire à l'épreuve de la vie. Chez un réalisateur comme Hong Sang Soo, dans des comédies à la beauté légère, elle fait intrusion dans la vie quotidienne de manière très crue, dénotant d'un réalisme cinglant. Le scénario-catastrophe de The Host, satyre en puissance de la manipulation des médias coréens et de la mainmise militaire de l'oncle Sam, voit surgir du fleuve Han un Gwemul(3), sorte de Léviathan, né de déchets radioactifs, catalysant les angoisses du peuple coréen et mettant à l'épreuve une famille burlesque et poignante, le dernier acte montrant la tradition sans cesse réactivée du repas familial, symbole de la survivance de l'identité d'un peuple à travers les épreuves de l'histoire.

 

 

1. Le président aurait tenu la promesse qu'il effectuerait la chorégraphie du chanteur Psy s'il était réélu. Ayant tardé à le faire, on a pu voir nombre de montages gaguesques le montrant sautiller sur fond de "Gangnam Style". Il a cependant esquissé une danse sur le plateau d'une émission où il était invité.

2.Une mobilisation éclair1 (de l'expression anglaise identique) flashmob, ou encore foule éclair, est le rassemblement d’un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d’avance, avant de se disperser rapidement. Le rassemblement étant généralement organisé au moyen d’Internet, les participants ne se connaissent pas pour la plupart. On distingue la flash mob d'un rassemblement organisé par des sociétés de relations publiques ou pour une « cascade publicitaire ». (Wikipédia)

3.En coréen, "monstre", et titre original du film.

 

 

Auteur : Antoine BARBERON

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SPORT / TRADITIONLes Arts Martiaux Coréens

14/06/2013

Le Taekwondo 태권도 Art martial traditionnel, le taekwondo, est un exercice de mise en forme qui a désormais trouvé sa place en tant que sport dans la compétition internationale. C’est aussi un spectacle en relation directe avec l’esprit coréen. La b...

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Le Taekwondo 태권도

Art martial traditionnel, le taekwondo, est un exercice de mise en forme qui a désormais trouvé sa place en tant que sport dans la compétition internationale. C’est aussi un spectacle en relation directe avec l’esprit coréen. La beauté de cet art se trouve à deux niveaux : stabilité et dynamisme. La stabilité que l'on trouve dans la contemplation, base mentale de l’entraînement au taekwondo mettant l’accent sur le calme et la sérénité. Plus que dans tout autre sport ou art martial, le style des mouvements du taekwondo place l’entraînement mental au-dessus de l’habileté. C’est bien moins un rapport à l’attaque et à la défense que la recherche d’une certaine unité entre le corps et l’esprit, que l’on peut trouver dans le mouvement lui-même. Parvenir à cette réalisation permet d’atteindre le repos de l’âme. Quand le corps exprime toute la profondeur de l’esprit, on atteint alors un principe similaire à celui de la danse. La tenue du taekwondo consiste en une veste blanche et un pantalon retenu par une ceinture. Celle-ci existe en cinq couleurs, indiquant chacune un niveau : blanche, jaune, bleue, rouge et noire. Les poings et les bras sont utilisés pour bloquer, frapper, pousse et couper, alors que les pieds servent à frapper, chaque fois dans des positions différentes.

 

Le Taekgyeon 택견

Avec une tradition qui remonte à 2 000 ans, à l’époque du royaume de Goguryeo (37 av. J. C. 668), le taekgyeon peut être considéré comme étant à l’origine des arts martiaux coréens. Ses mouvements gracieux et tranquilles reposent sur des balancements, des coups et des prises qui déséquilibrent l’adversaire afin de le faire tomber. Le style des mouvements met en avant un côté paisible tout en souplesse, dans lequel l’attaque et la défense apparaissent simultanément. A l’aide de cris ponctuant les efforts et les coups, les pieds des combattants sont aussi agiles que des papillons en vol. Le travail peu commun qu’ils exercent ainsi que les mouvements larges et balancés, permettent de faire perdre l’équilibre à l’adversaire et d’affaiblir sa capacité d’attaque, alors que la fluidité, assouplissant les mouvements du corps, diminue l’impact des coups. Toutes ces caractéristiques font du taekgyeon un art martial traditionnel coréen unique en son genre.

 

Le Subakdo 수박도

Art martial coréen traditionnel tout à fait particulier. Pendant la période Goryeo (918-1392) il était appelé subak, coup porté à la main , alors que dans la période Joseon (1392-1910) qui lui succéda, le caractère chinois exprimant l’idée de porter un coup (bak) fut également lu avec une autre prononciation (byeok) ou encore remplacé par un caractère différent, prononcé byeok et signifiant accumulation ou habitude . Le subyeok chigi était une forme d’exercices d’entraînement ou de combat dans laquelle l’adversaire était principalement attaqué avec les mains. Pendant la dynastie Joseon, cela devint l’une des qualifications nécessaires des guerriers. Le concept du subyeok chigi implique que le corps adopte une position droite et que les paumes soient rassemblées naturellement, sans plier les bras, la ligne centrale est alors parfaitement formée et l’énergie du corps peut ainsi reposer sur elle. L’aspect le plus important de l’entraînement, dans le subyeok chigi, est l’attitude du corps et de l’esprit. Premièrement, une attitude molle doit être corrigée pour adopter une position plus souple tout en étant plus droite. Deuxièmement, la respiration doit être calme et régulière, ni violente ni trop lourde. Troisièmement, l’esprit doit être en paix.

 

 

Source : Centre Culturel Coréen

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TRADITIONLe Hanbok

05/06/2013

Le hanbok et son histoire      Hanbok signifie littéralement vêtement coréen et désigne le costume traditionel que les habitants de la péninsule ont porté à travers les âges. C’est aussi le vêtement qu’ils util...

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Le hanbok et son histoire


     Hanbok signifie littéralement vêtement coréen et désigne le costume traditionel que les habitants de la péninsule ont porté à travers les âges. C’est aussi le vêtement qu’ils utilisent pour exprimer leur identité. De ce fait, le hanbok représente le véritable visage du peuple coréen, reflétant tout à la fois ses caractéristiques et son sens esthétique.

     Les plus anciennes représentations de hanbok ont été découvertes sur des fresques de tombes datant du royaume de Goguryeo (37 av. J. C. 668). Sur ces peintures murales, hommes et femmes portent une petite veste de type jeogori, ainsi qu’un pantalon ou une jupe. Bien sûr, la coupe était différente suivant le statut social ou la fonction. Le point principal du hanbok de cette période reste le fait que les vêtements masculins et féminins étaient similaires, comprenant les uns comme les autres deux pièces. En général, les hommes portaient une veste et un pantalon alors que les femmes avaient une veste et une jupe.

Les pièces du haut et du bas étaient de couleurs différentes. Une caractéristique distinctive était l’utilisation d’une large bande, plus foncée que la couleur principale, cousue le long du col et sur les ourlets de la veste. La même couleur sombre pouvait également être utilisée pour la ceinture.

Le tissu utilisé pour la confection était décoré de différents motifs, représentations simplifiées d' éléments décoratifs en usage à l'époque. On pense généralement que les vêtements des royaumes contemporains de Baekje (18 av. J. C. 660) et de Silla (57 av. J. C. 668) étaient similaires à ceux-ci dans leurs formes de base.

     Dans les cérémonies officielles, le roi, la reine et les hauts dignitaires portaient des vêtements formels d’influence chinoise, sous lesquels ils revêtaient des habits coréens traditionnels. La robe d’apparat du roi ainsi que sa coiffe et ses chaussures variaient selon la nature de la cérémonie. Le statut des différents assistants était représenté dans les motifs et les couleurs de leurs costumes. Le dragon était réservé à la famille royale : le dragon à cinq griffes porté par le roi et la reine, le dragon à quatre griffes par le prince de la couronne et le dragon à trois griffes par le fils aîné de ce dernier. Les dignitaires, de la même façon, étaient distingués par les motifs décoratifs brodés su le torse et le dos de leur robe de cérémonie : les fonctionnaires civils portaient une grue et les militaires un tigre. Plus le nombre des animaux portés était nombreux et plus le noble appartenait à un rang élevé.

Le statut était aussi symbolisé par la couleur. Le jaune était réservé à l’empereur, le rouge au roi et le pourpre au prince héritier, alors que le violet, le bleu et le vert étaient utilisés pour distinguer la position des dignitaires.

     Avec ses formes simples et ses lignes généreuses, le Hanbok est assez souple pour s’adapter à tous les types de corpulence et assez confortable pour être agréablement porté. Ses plis amples donnent à celui qui le porte un air d’élégance et de raffinement.

Cette flexibilité est complétée par l’utilisation d’étoffes comme la soie, la gaze de soie, la soie lustrée. De la même manière, les accessoires tels que les épingles à cheveux pour les mariées, les diadèmes, les pendentifs et les éventails représentent généralement des glands délicats et des oiseaux d’argent.

     La beauté des hanbok peut également se remarquer dans l’harmonie des lignes droites et courbes qui font preuve d’un profond respect de la nature. Au début de la dynastie Joseon, les lignes flottaient naturellement depuis les courbes du corps ; au milieu de la période, elles suivaient les courbes du corps lui même ; à la fin de l’époque, les courbes sont apparues concrètement dans les ourlets, les manches, le col et les pendentifs.

     Les couleurs vives et les motifs portés pour les fêtes traditionnelles et les cérémonies familiales reflètent de façon similaire le goût prononcé des Coréens pour les motifs clairs et colorés. Une personne pourra ainsi exprimer son goût personnel en choisissant pour ses vêtements de tous les jours une association de couleurs différentes.

 

 

 

Source : Centre Culturel Coréen

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CULTURE / MUSIQUELes percussions coréennes

03/06/2013

Si je vous dis "OLSOU!", "OLSHIGO!", cela vous dit quelque chose?  Ce n'est pas certain, et pourtant ce cri est l'équivalent de notre "ALLER!", "VAS-Y!" de chez nous.Lancé pendant une performance de Samulnori, nom donné à la musique traditionnelle coréenne, c...

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Si je vous dis "OLSOU!", "OLSHIGO!", cela vous dit quelque chose?

 Ce n'est pas certain, et pourtant ce cri est l'équivalent de notre "ALLER!", "VAS-Y!" de chez nous.Lancé pendant une performance de Samulnori, nom donné à la musique traditionnelle coréenne, ce terme permet au joueurs de ressentir l'amour du public, et de se donner des forces pendant le morceau joué.

Mais Olsou, c'est aussi le nom d'une association crée il y à maintenant plus de dix ans qui regroupe des joueurs aguérris et débutant autour de l'amour de cette musique. 

Telle une grande famille, Olsou cherche a transmettre cet art qu'est le Samulnori. Comprendre : le jeu (nori) des 4(sa) objets (mul). Cette musique particulière compo-sée, presque uniquement, de percussions était à l'origine jouée pour accompagner les rites chamaniques dans les campagnes de Corée du Sud et porte en elle plus que de simple coups donné dans un tambour. Servant à célébrer les récoltes, la moisson ainsi que les grandes fêtes du calendrier lunaire, le Samulnori fait partie depuis longtemps du patrimoine culturel coréen.En France, et à Paris en particulier, c'est tous les samedis que l'association Olsou se réunit pour partager ensemble un moment de joie et d'harmonie autour des différents rythmes dont est composé le répertoire du Samulnori.

En général, les nouveaux ou débutants commencent par l'apprentissage du Buk (북) - un tambour baril qui se joue à un bâton - les plus aguerris eux s'essaient au Jango (장고) - tambour en forme de sablier qui se joue des deux mains, permettant d'obtenir des sons graves et aigus. Dés lors, tout ce petit monde se retrouve sous l'égide du chef d'orchestre qui n'est autre que le joueur de Kkwaengwari ( 꽹과리) - petit gong en métal émettant des sons aigus. Le dernier instrument qui se rajoute à cette joyeuse troupe se trouve être le Jing (징) - grand gong en métal - qui donne le rythme, principalement, ajoutant une touche mystique à cette assemblée.

Ainsi réunit, la troupe de joueurs de Samulnori peut se déplacer, danser, voir même chanter tout en jouant. Provenant d'une tradition orale, Olsou conserve cet esprit en enseignant par le chant et la danse d'abord avant de jouer "véritablement" d'un instrument.

La force du Samulnori c'est l'histoire qu'elle raconte à travers ses instruments. En direct lignée des rites chamaniques ou bouddhistes, chacun porte en lui un symbole différent : le kkwaengari repésente le tonnerre, le jing est le vent, les jangos deviennent la pluie et les buks eux, sont les nuages. C'est grâce à ces différents éléments et au message qu'ils renvois que le Samulnori prend tout son sens. De même, les énergies du Yin et du Yang sont représentées à travers deux différents groupes: les sonorités de la terre symbolisées par les buks et jangos et les sons des cieux personnifiés par le jing et le kkwaengari.


Si vous voulez en savoir plus rendez-vous sur le site d'olsou ou bien la page facebook d'Olsou, ou même lors d'une prestation live donnée toute l'année pendant les multiples concerts auxquels l'association participe.

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