Connaissez vous la Corée ?

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CULTURELe mythe de Tangun, fondateur de la Corée

17/01/2018

La mythologie coréenne fait référence aux histoires transmises de générations en générations dans la région géographique de la péninsule coréenne et ses nombreuses iles. Les motifs de la mythologie coréenne se retrou...

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La mythologie coréenne fait référence aux histoires transmises de générations en générations dans la région géographique de la péninsule coréenne et ses nombreuses iles. Les motifs de la mythologie coréenne se retrouvent dans d’autres mythes d’Asie de l’Est, ce qui leur confère une portée culturelle plus large.
La majorité des mythes décrits dans le Samguk Yusa (Gestes mémorables des trois royaumes) et les autres textes concernent la fondation de la Corée, car  la mythologie de la fondation des anciens royaumes est en partie inclue dans l’Histoire. Les mythes transmis oralement proviennent principalement de la tradition chamanique. Depuis l’antiquité, celle-ci a toujours été très présente en Corée, et aujourd’hui encore les chamanes racontent l’origine du monde et des divinités au cours des rituels.

Le mythe le plus célèbre sur la création de la Corée est celui de Dangun, qui raconte l’histoire du début de l’ancienne époque de Joseon. Hwanung, fils de Hwanin, Dieu du ciel dans le mythe de Dangun, descend sur Terre et y épouse Woongnyeo, originaire du clan des ours ; leur fils, Dangun, crée la Corée. Jumong de Goguryeo, Hyeokgeosae de Shilla et Suro de gaya sont d’autres figures mythiques  de l’histoire coréenne. Ils sont tous nés d’un œuf. Les héros du mythe fondateur de Tamra de l’île de Jeju portent les noms de famille Go, Yang et Bu. Wanggun et Yi Seong Gae, fondateurs de Goryeo et de Joseon, ont eux aussi pris place dans des récits mythiques publiés dans les livres Godaesa (Histoire ancienne) et Le chant des dragons volants, un éloge funèbre de 125 cantos et 248 poèmes. Ces histoires justifient la création des royaumes en chantant l’éloge de leurs fondateurs.

La mythologie chamanique, transmise oralement, a une longue histoire en Corée. On dénombre de multiples histoires. On peut citer les mythes fondateurs, comme « Changsaega », « Shirumal » ou « Princesse Bari » ; « Seongjo Puri », sur la divinité protectrice de la maison Gataek ; ou « Ireolnoripunyeom », qui raconte l’origine du soleil et de la lune. Tous ces mythes se sont transmis dans la péninsule coréenne.

L’ile de Jeju peut se vanter d’être le berceau de la mythologie chamanique puisqu’on y trouve des preuves de nombreuses divinités et des autels. On y dénombre plus de 500 mythes chamaniques. De plus, les récits d’autels (dang) et les divinités ancestrales de Jeju ne se retrouvent nulle part dans la péninsule. La mythologie de l’autel retrace la généalogie de la divinité principale honorée à chaque autel en particulier, alors que les mythes sur les divinités ancestrales parlent de l’origine de ces divinités mêmes. Les mythes les plus représentatifs de Jeju sont « Cheonji Wang Bonpuri », qui raconte la fondation de l’ile, « Samseung Halmang Bonpuri », sur l’origine de Sanyukshin, Dieu protecteur de la naissance et des enfants, et « Saekyeong Bonpuri », reprenant l’histoire du Dieu de l’agriculture. Parmi les mythologies dang liées aux autels, les plus célèbres sont « Songdang Bonpuri » et « Gwaenwaegitdang Bonpuri », ainsi que « Yangimoksa Bonpuri », mythe célèbre des esprits anciens.

Les mythes fondateurs de la Corée ont leurs caractéristiques propres selon qu’ils viennent du Nord ou du Sud de la péninsule, ou même de l’ile de Jeju. Les mythes de Dangun et de Jumong, qui viennent du Nord, mettent tous deux en scène la figure du père qui descend du ciel pour se marier avec la mère symbole de la Terre, et ce afin de créer un royaume. Hwanung, fils d’un Dieu, épouse Woongnyeo, divinité d’un clan d’ours, pour fonder l’ancien Joseon, et Haemosu, fils d’un Dieu, épouse Yuhwa, fille du Dieu du fleuve, pour fonder Goguryeo. Dans les deux cas, chaque parent symbolise le clan étranger et le clan indigène. Parallèlement, dans les mythes fondateurs des régions du Sud, ceux de Shilla et de Gaya, les pères fondateurs descendent du ciel sous la forme d’un œuf. C’est l’enfant né de l’œuf qui grandit et devient roi, avec l’accord de tous les clans. Ainsi, Shilla comptait six clans, et Gaya dix. Le mariage n’a lieu qu’après le couronnement du roi. Contrairement à la fondation du royaume qui fait suite à une conquête dans le Nord, les royaumes de Shilla et Gaya résultent de la coalition des différents clans. Le mythe de Tamra de l’ile de Jeju se caractérise par le fait que les trois pères fondateurs sortent de terre et épousent des princesses venues par bateau de l’étranger, ce qui met en valeur la géographie maritime de l’ile.

La mythologie chamanique de Corée possède une qualité spatiale particulière. Dans les mythologies d’Asie Centrale, le monde du dessous et le monde du ciel apparaissent comme des endroits, alors que pour la Corée chamanique, il n’existe aucune description physique d’un « monde du dessous ». Néanmoins, les qualités imaginatives de l’Inde d’aujourd’hui sont très développées, à l’exemple de « Princesse Bari ». Afin de sauver ses parents malades, Bari s’engage dans un voyage dans l’au-delà. Mais dans le royaume de la mort, il existe une fleur qui sauve la vie et de l’eau. Dans la mythologie chamanique, l’au-delà symbolise l’origine de la vie.

L’autre caractéristique des mythes chamaniques est qu’ils concernent la famille pour la plupart. A l’exception des mythes fondateurs, les mythes qui racontent l’histoire des différentes divinités sont tous des histoires de famille. Dans « Princesse Bari », on trouve le thème de l’enfant abandonnée pour n’être qu’une fille de plus. Les autres filles refusent de chercher des médicaments pour les parents malades, et c’est Bari, l’abandonnée, qui va partir à la recherche de ces médicaments. « Seongjushinga », mythe fondateur de la divinité Gataek, raconte l’histoire d’une épouse sage qui résout la crise de son mariage due à l’absence de son mari, tout comme la bêtise de ce dernier. « Samgong Bonpuri », mythe chamanique de l’ile de Jeju, parle d’une fille jetée dehors par ses parents pour leur avoir tenu tête, qui épouse un homme digne et devient riche, pour finalement se porter au secours de ses parents devenus aveugles et sans ressources.

Comme nous l’avons vu dans les mythes cités précédemment, les divinités sont souvent des êtres humains à l’origine. Princesse Bari, qui venait d’un royaume imaginaire nommé Blaguk devient la divinité Ogu, qui a pour mission de guider les défunts dans l’au-delà. Hwang U Yang du mythe « Seong Jushinga » et son épouse étaient aussi des humains ordinaires, avant de devenir les divinités Seongju et Teoju. Dans « Samgong Bonpuri », Gamunjangagi était la fille de Gangiyoungseong et Hongunsocheon avant de se changer en divinité du destin. Tout comme les défunts sont honorés comme des divinités ancestrales lors des rituels coréens, les hommes ordinaires qui deviennent des divinités sont l’un des traits communs des mythologies chamaniques.

On trouve une influence marquée du taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme dans les mythologies chamaniques de Corée. L’empereur de Jade de la tradition taoïste apparait comme la plus grande divinité, aux côtés d’officiers et de jeunes filles venus des cieux. Le Bouddha du futur apparait dans les mythes fondateurs, et Shakyamuni aussi : quand le héros est en danger, Shakyamuni ou le Bodhisattva l’aide en le guidant. Dans les mythologies chamaniques, les valeurs confucéennes se retrouvent dans la figure du père autoritaire, symbole patriarcal, et des enfants emprunts de piété filiale. Comme les mythologies chamaniques ont circulé pendant de nombreuses années, elles se sont imprégnées des enseignements des anciennes religions.

Dans le passé, on ne s’intéressait pas au contenu profond des mythes coréens. Ils n’étaient que des sujets de recherche pour les universitaires, interdits d’accès au grand public. Mais l’intérêt pour la mythologie coréenne a pris son envol dans le public dans les vingt dernières années. Plusieurs raisons peuvent expliquer cet engouement. D’abord, suite à la démocratisation de la Corée, on a connu un intérêt grandissant pour ce qui allait au-delà de la réalité du quotidien. En même temps, la situation a côtoyé le développement d’internet et l’avancée des techniques cinématographiques, ce qui a augmenté l’intérêt des populations pour la mythologie. De plus, le scepticisme face à l’idéologie « humaniste » de l’époque moderne a encouragé au retour vers les mythes. Lorsqu’ils se sont rendu compte que l’amélioration technologique n’amenait pas nécessairement le bonheur, les gens ont également senti le besoin de se tourner vers le monde mythologique, que les sciences et la technologie ne sont jamais parvenus à expliquer.

En parallèle au retour de la mythologie, on a assisté à une production massive de livres sur le sujet, dédiés au grand public. Ceux-ci expliquent de façon simple les mythes chamaniques et explorent la question de la mythologie coréenne selon différents thèmes. Afin de mieux comprendre la mythologie coréenne, il faudrait produire plus de livres universitaires sur le sujet, basés sur des recherches, ou des approches comparatives des motifs récurrents comme « la descente du ciel », « la naissance d’un œuf » ou « la naissance de parents divins ».

La mythologie coréenne n’a jamais beaucoup attiré les étrangers, et beaucoup la considèrent comme un morceau des mythologies chinoises ou japonaises. Pourtant, la mythologie coréenne n’est pas un simple thème dans des livres, elle est encore vivante et s’exprime lors des rituels chamaniques qui ont encore lieu aujourd’hui. Comme indiqué plus haut, il existe diverses divinités et encore plus d’histoires à leur sujet. La mythologie coréenne est un messager de la culture coréenne au-delà des âges, prête à nous offrir des histoires à même d’enrichir nos vies présentes.
Source : KEULMADANG n°26

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CULTURELes réseaux sociaux en Corée du Sud

05/01/2018

Naver, Facebook, Kakaotalk &Co : le choc des Titans En quelques années seulement, Facebook est devenu le leader incontournable des réseaux sociaux à travers le monde. Il va sans dire qu’avec sa récente acquisition, en Février dernier, de Whatsapp pour la...

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Naver, Facebook, Kakaotalk &Co : le choc des Titans

En quelques années seulement, Facebook est devenu le leader incontournable des réseaux sociaux à travers le monde. Il va sans dire qu’avec sa récente acquisition, en Février dernier, de Whatsapp pour la modique somme de 19 milliards de dollars, le géant américain s’offre une place en or sur le marché de la messagerie mobile instantannée. Un marché en rapide expansion, qui compte chaque jour des millions d’initiés sur smartphone, via Whatsapp, WeChat ou encore Viber.

Commençons par un petit tour d’horizon. Tout comme ses voisins Japonais et Chinois, la péninsule a développé ses propres géants du net, qui ont longtemps dominé le marché national et asiatique, avec entre autres Naver, Line et me2Day (NHN Corporation), Cyworld et Nate (SK Communications) ou encore Kakaotalk.

Naver, l’équivalent coréen de Google, représente actuellement 70 à 80% du marché, loin devant Google et Daum (2e portail et moteur de recherche coréen). Sept recherches sur dix s’effectuent sur Naver. Il a donc de l’avance sur le territoire et a les atouts pour sécuriser son statut de leader : avantage de la langue, référencement et pages de résultats efficaces et adaptées mais surtout, pionnier à plusieurs reprises notamment dans l’affichage des résultats par catégories (News, Images, Vidéos, Blog, Sites) ou le service de Questions/Réponses Jisik In, type Yahoo Answers. Naver Corp possède également Line et me2Day, les équivalents coréens respectifs de Whatsapp et Twitter.
Dans la catégorie Blog, bien que Naver et Daum soient largement présents, c’est Cyworld qui a rencontré le plus grand succès avec plus de 25 millions d’utilisateurs depuis sa création en 1999. Avec sa forme intéractive, il fut le premier à mettre en relation des amis via le réseau, proposer des pages personnelles et personnalisables appelées MiniHompy et des achats virtuels par le biais d’acorns, la monnaie virtuelle de Cyworld. Le site est devenu un phénomène de société que l’on retrouve également sur les écrans, à travers le film « My Boss, My Teacher » en 2005 et donna même naissance à de nouveaux mots dans le dictionnaire coréen. Cependant, la Cyworld mania s’essoufle et connait son pic en 2011 avec l’émergence de nouvelles tendances locales et mondiales. Les Coréens veulent un réseau élargi au delà de ses frontières et des plateformes plus flexibles et adaptées à leurs nouveaux smartphones, ce que propose Facebook, en pleine expansion en Asie Pacifique.
La ruée vers Facebook est toutefois limitée. Le réseau semble avoir une attractivité moindre dans la mesure où peu d’utilisateurs coréens sont présents et actifs. Le réseau semble avoir une attractivité moindre dans la mesure où peu d’utilisateurs coréens sont présents et actifs. On lui préfère Kakaotalk, bel et bien adapté à la révolution mobile.


Certes, ce dernier n’est pas des plus internationaux, mais dans la catégorie réseau social mobile, il excèle et surpasse Facebook et Whatsapp (US) ou encore, WeChat (Chine) en terme de services. Vous l’aurez compris, il ne se contente pas d’offrir une plateforme de messagerie instantanée mais il met aussi à disposition KakaoStory, l’équivalent de Facebook, où peuvent intéragir les amis, aimer et liker, poster des statuts et des photos avec des outils dignes d’Instagram. C’est aussi une plateforme de jeux tels que Anipang, dont les plus adulés forment la quasi intégralité du Top 25 coréen, et une plateforme d’achats à la fois virtuels et réels tels que les Gifticons. Les Gifticons sont des sortes de coupons pour des biens de consommation allant du simple café Starbucks aux bijoux à 600$ pièce, que l’on peut offrir à ses connaissances. Sur présentation du bon en boutique, ils se voient remis leur cadeau. Si Kakaotalk s’intéresse principalement à ses utilisateurs, il ne laisse pas les marques et les célébrités en reste puisque la fonction Plus Friend leur offre un outil marketing sans équivoque pour atteindre les consommateurs coréens toujours plus connectés. Kakaotalk compte aujourd’hui plus de 133 millions d’utilisateurs actifs, a dépassé Naver en terme de valeur et pèse 2,5 milliards de dollars, à quelques mois de son entrée en bourse, prévue pour Mai 2014.
L’univers digital coréen est un environnement en constante mouvance auquel les géants Made in Koreasemblent s’adapter plus rapidement à travers la recherche perpétuelle de nouveaux services et une mise en application quasi instantannée, qui leur vaut souvent le statut de pionnier. Enfermer ses idées au fond d’un laboratoire ou les tester sur son marché : les Coréens ont vite fait le choix. A l’heure où vous me lisez, une nouvelle app tendance est probablement déjà sur le point de détrôner Kakaotalk… Bienvenue à Line ?

 


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CULTURELe mariage en Corée du Sud

12/12/2017

Les cérémonies de mariage en Corée se sont occidentalisées et sont devenues presque les mêmes cérémonies que dans le reste du monde. L’expansion du christianisme en Corée en est la cause. Ce nouveau type de cérémonie (pour la...

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Les cérémonies de mariage en Corée se sont occidentalisées et sont devenues presque les mêmes cérémonies que dans le reste du monde. L’expansion du christianisme en Corée en est la cause. Ce nouveau type de cérémonie (pour la Corée) est apparu pour la première fois en 1892. Mais en fait, la cérémonie traditionnelle de mariage est très différente de la cérémonie contemporaine.

Avant le mariage

Bien avant le mariage, le processus commençait par 4 étapes. La première s’appelle uihon 의혼. Autrefois, on faisait primer l’avis des familles sur la volonté du couple. On choisissait l’époux, ou l’épouse, en fonction du statut de sa famille. La famille de la mariée faisait appel à une entremetteuse, en général une femme, qui s’adressait à la famille du marié. Son rôle était de présenter la famille de la mariée à celle du marié. Elle permettait l’échange des renseignements entre les deux familles : la richesse, le pouvoir, la lignée, etc. Dans la plupart des cas, la famille acceptait la demande en mariage parce qu'au préalable la courtière avait examiné le niveau social respectif des deux parties.

On appelle la deuxième étape napchae 납채. C'est l’envoi d’un document que l'on appelle sajudanja 사주단자. Il mentionnait l’année, le jour et l’heure de naissance du marié. Ils étaient importants parce qu'à partir de ces chiffres, on pouvait déterminer l’harmonie du couple et la bonne fortune de leur futur enfant. La famille du marié envoyait donc sajudanja, puis la famille de la mariée consultait un devin et renvoyait une lettre avec la date choisie pour la cérémonie et la date de la réception de ham 함.

La lettre de promesse de mariage

 Nappye 납폐 est l’envoi de ham à la famille de la mariée, en général la veille de la cérémonie ou le jour du mariage. Ham est un coffre qui contient des cadeaux. Les contenus de ham varient un peu dans chaque région. Par exemple, dans le ham de Séoul, il y a trois choses : un petit sac jaune avec du coton, du soja et des haricots rouges ; de la soie rouge et de la soie bleue pour confectionner la jupe de la mariée; et enfin la lettre de promesse de mariage. Cette lettre est très importante, on la garde toute sa vie et on la met même dans le cercueil avec le corps de l'épouse à sa mort : les concubines ne pouvaient pas l’avoir. On empaquette cette lettre soigneusement avec de la soie rouge et noire et trois cordons. En dernier lieu, le coffre est emballé avec une étoffe de soie rouge et on fait un noeud avec des franges couleur d’or (symbole du bonheur). Les amis du marié portent ham chez la mariée.

Le déplacement du marié pour la cérémonie du mariage est appelé chinyoung 친영. Généralement, le marié monte à cheval et les spectateurs marchent à ces cotés. Ils jouent de la musique, discutent ou souhaitent du bonheur au couple, mais la mariée doit rester stoïque.

La cérémonie de mariage

Le mariage est constitué en six cérémonies.
D'abord, chojarye 초자례 qui célèbre la grâce des ancêtres et des parents des nouveaux mariés. Il annonce le mariage aux ancêtres avant la sortie de la maison familiale. Ceci se passe le matin du jour du mariage.

La deuxième cérémonie, chonyeorye 초녀례 ressemble à chojarye, mais elle s'adresse plus directement aux parents. C'est une promesse des mariés de suivre l'enseignement moral des parents. En fait, on faisait chojarye et chonyerye avant chinyoung, mais les coréens considéraient le mariage vrai à partir de ces deux étapes.

La troisième cérémonie est jeonanrye 전안례, ou cérémonie de l'oie. Le marié donne une oie à la mariée, il l'apporte directement chez elle. L'oie pond beaucoup d'oeufs, elle est le symbole de la fecondité féminine. En plus, cette cérémonie assure aux mariés une longue vie commune, et bonheur et prospérité à leurs descendants.

Le quatrième cérémonie est gyobairye 교배례. C'est la première rencontre et les premières salutations entre les deux futurs époux. D'abord, la mariée fait une révérence au marié deux fois, ensuite le marié lui rend ses salutations une fois. Puis, elle fait encore deux révérences, et enfin, il lui répond une fois.

La cinquième cérémonie, geunbairye 근배례 est un rite où les nouveaux mariés partagent et boivent de l'alcool dans des godets et des calebasses. L'alcool bu d'un godet signifie que les mariés deviennent époux, et l'alcool bu d'une calebasse représente l'harmonie du couple.

La sixième cérémonie, c'est hapgoongrye 합궁례, durant laquelle les époux relient leurs corps, ce qui est le vrai sens du mariage. La place du marié est à l'est et celle de la mariée est à l'ouest sur leur couche commune, dans la chambre nuptiale. Quand ils passent leur première nuit ensemble, ils deviennent alors un véritable couple.

Le mariage traditionnel en Corée

Pour cette première nuit, les mariés se retirent dans une chambre décorée, à l’intérieur de la maison de la mariée. D'abord, les gens de maison enlèvent une partie du haut du vêtement de la mariée. Puis le serviteur de la mariée dévêt la veste du marié, et le serviteur du marié celle de la mariée. Enfin, les gens de maison s’en vont. Le marié dépouille le reste des vêtements de sa nouvelle épouse et ils se mettent dans les draps. Traditionnellement, ils ne pouvaient alors plus quitter la chambre nuptiale jusqu’à l’aube.

Après le mariage

Après être resté pendant trois jours dans la demeure de sa belle-famille, le marié rentre chez lui, où ses parents attendent de rencontrer leur bru. Il mène le cortège à dos de cheval, suivi par son épouse dans un palanquin. C'est ce qu‘on appelle woogwi 우귀. Le jour du woogwi, l'épouse dresse la table avec des plats et du vin de riz qu'elle a rapporté de chez elle. Elle fait ses premières salutations aux parents de son mari, devenus sa nouvelle famille. Elle devient l’élément central qui gère la famille et se charge du culte aux ancêtres et de l'éducation des enfants. L'époux devient le père de famille et doit se consacrer à assurer la subsistance financière du couple, leur confort matériel.

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