Connaissez vous la Corée ?

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CINEMALa Korean Film Archive

24/09/2020

Les archives du film coréen, aussi appelées fédération coréenne des archives du film, est la seule cinémathèque de Corée du Sud bénéficiant d'une couverture nationale. Fondées à Séoul en 1974 comme organisatio...

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Les archives du film coréen, aussi appelées fédération coréenne des archives du film, est la seule cinémathèque de Corée du Sud bénéficiant d'une couverture nationale. Fondées à Séoul en 1974 comme organisation à but non-lucratif, elles rejoignent en 1976 la fédération internationale des archives du film en tant qu'observateur, puis comme membre à part entière en 1985.

Ses principales tâches sont de collecter, préserver et classer les films et documents liés au cinéma, ainsi que de favoriser l'accessibilité à ses collections. La plupart des originaux restants et des copies de films coréens y sont conservés. Son siège principal se trouve dans le quartier de Sangam-dong à Séoul, deux succursales locales se trouvent à Busan et Bucheon, et un centre de préservation secondaire se trouve à Seongnam. Son centre principal dispose de plusieurs équipements publics, dont la cinémathèque, le musée du film coréen, et une bibliothèque de référence. Récemment, l'organisme s'est concentré sur la numérisation de films coréens et a édité en DVD plusieurs films classiques. Il exploite également la base de données en ligne la plus fiable de films coréens, ainsi qu'un service de streaming de films en ligne.

Son histoire

Établies sous le nom de Centre de stockage de film coréen en 1974 dans le quartier de Namsan-dong, elles déménagent à Seocho-dong en 1990. En 1991, elles sont rebaptisées Centre de média coréen par des fondations. Elles sont réorganisées en société spéciale basée sur la Loi sur la promotion du cinéma en 2002. L'organisme construit son propre siège à Sangam-dong en mai 2007 et il ouvre officiellement l'année suivante. Il comprend des installations auxiliaires et de restauration équipées d'une installation anti-aérienne et de photo pour la conservation de films et autres matériaux, de services de projection de films et d'actualités, et d'un cinéma qui permet la mise en lumière de films. Elles sont membres de la Fédération internationale des archives du film qui tient son assemblée générale à Séoul en 2002. Il s'agit d'une organisation publique de services culturels relevant du ministère de la Culture, du Sport, et du Tourisme .

Ses fonctions

Les archives du film coréen ont trois fonctions principales et divers types de services d'accès référentiel :

-La collection et catégorisation de films

-La préservation restauration et numérisation de film

-Le filtrage et services de référence de films

-La publication de ressources académiques et référentielles

-L'exploitation de bases de données en ligne sur le cinéma coréen

-Korean Movie Database en ligne

 

Vous pouvez retrouver sur Youtube la chaîne officielle «  Korean Classic Film », une mine d’or qui regroupe des centaines de films coréens avec sous-titrage en anglais, couvrant des décennies du cinéma coréen. A vos écrans !

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ARTLe Sagyeong, un art coréen ancestral

03/09/2020

Le Sagyeong (사경 ; en hanja : 寫經; les caractères chinois traditionnels signifient respectivement : 寫 x iě – écrire, 經 j īng – l’écriture sacrée et les textes classiques), c’est l’art coréen de copier les sutras b...

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Le Sagyeong (사경 ; en hanja : 寫經; les caractères chinois traditionnels signifient
respectivement : 寫 x iě – écrire, 經 j īng – l’écriture sacrée et les textes classiques),
c’est l’art coréen de copier les sutras bouddhistes. « Du point de vue artistique, cela implique la littérature, l’iconographie et le design à la base de la calligraphie ; du point de vue spirituel, c’est un acte pieux de la pratique religieuse pour méditer et purifier son propre esprit en silence et par dévotion. » (Korea Art Forum, 2014)
Le bouddhisme parvint officiellement en Corée au IVème siècle même s’il existe une
hypothèse selon laquelle il y avait été apporté par la princesse Heo Hwang-ok déjà au Ier siècle.

Quoi qu’il en soit, c’est seulement à partir du IVème siècle que la littérature et l’iconographie bouddhistes apparurent sur la Péninsule Coréenne. Cet « art sacré de la narration » (Asian Art Museum, 2012) se développa dans la période Goryeo (918-1392) et se trouva au pic de floraison au XIIIème siècle : « les volumes entiers des écritures bouddhistes, le Tripitaka, furent minutieusement copiés, sculptés sur les blocs et imprimés ; ce fut un acte de dévotion et une prière au Bouddha pour protéger le pays contre les attaques régulières aux frontières du
nord. » (McKillop, 1998, p. 159)

Du fait de l’intensité croissante de la pratique religieuse parmi les nobles, les artistes commencèrent à fabriquer des miniatures avec l’image de Bouddha enseignant, accompagné par des personnages divins et ses disciples. Cette scène s’appelle en coréen byeonsang (변상 ; en hanja : 變相 où les caractères chinois signifient respectivement : 1. déguisé, 2. une couverture) et elle constitua une introduction visuelle aux recueils de sutras suivants : Sūtra du lotus , Sūtra du diamant et Avataṃsaka sūtra (Sutra de la guirlande de fleurs). (McKillop, 1998, p.159)

À l’époque Joseon (1392-1910) à cause de la marginalisation, voire de la « démonisation » du bouddhisme en faveur du confucianisme, l’art du sagyeong commença à décroître mais heureusement, il ne disparut pas complètement. Sous l’occupation japonaise (1910-1945), toutes les formes d’arts traditionnels locaux furent condamnées du fait de la politique de dénationalisation menée contre les Coréens.
Aujourd’hui en Corée du Sud, cet art est apprécié de nouveau. Oegil Kim Kyeong-ho (김경호, né 1962), maître de sagyeong très respecté et président de l’Association des recherches sur les sutras coréens transcrits (Korean Transcribed Sutra Research Association), maintient la tradition : « Kim Gyeong-ho a commencé à copier les sutras en espérant les transmettre à la génération suivante. De plus, il voulait explorer des façons créatives pour succéder à la tradition reconnue comme un patrimoine important. L’un des ses efforts, c’est la transcription des textes bouddhistes en caractères chinois traditionnels en alphabet coréen, et aussi la révision des illustrations qui accompagnent les textes. » (Kang, 2017)

Philosophie

Des cultures différentes ont créé leurs propres modèles de vie contemplative. À titre d’exemple, dans le monde chrétien latin, la vita contemplativa fut en relation avec la vita activa, ce qui permit de rassembler deux extrêmes de l’existence terrestre et de les harmoniser. La contemplation esthétique et existentielle et la méditation permirent d’équilibrer le côté actif, pratique et
impulsif.

Psychologiquement, tout ce qui est écrit semble être « plus réel » par rapport à la communication orale. L’une des grandes révolutions dans l’histoire de la civilisation, c’est l’invention de l’écriture complexe. La possibilité de pouvoir enregistrer des mots sous la forme d’idéogrammes, de hiéroglyphes ou de lettres ouvre une nouvelle porte de la vie sociale. Ceci dit, la langue écrite renforce la communauté parce qu’elle crée une relation linguistique très puissante parmi les membres qui savent lire et écrire. Benedict Anderson (1936-2015), un historien américain, décrit ce phénomène comme « l’imaginaire national » en donnant un exemple du genre littéraire romanesque.

Réécrire des textes sacrés, c’est un acte individuel et collectif dans le même temps. Le scribe doit réfléchir sur chaque mot à copier et chaque trace ou point à faire. Il agit un peu comme un musicien : il ressent le rythme et il fait des pauses ; il écoute le silence ; il respire tranquillement et son coeur s’ouvre à la richesse de ce qu’il reproduit. C’est pourquoi le scribe doit aussi reconnaître et croire en ces valeurs transmises par le texte.

 

Source : planète corée

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CULTURELe spa coréen - jjimjilbang

26/05/2020

Rien de mieux pour se détendre, qu’une bonne dose de chaleur et de calme dans ces établissements ouverts le plus souvent 24h/24h, 7j/7 qui proposent de nombreux services. Tout d’abord, il faut savoir que ces fameux saunas coréens, on en trouve à tous les coins...

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Rien de mieux pour se détendre, qu’une bonne dose de chaleur et de calme dans ces établissements ouverts le plus souvent 24h/24h, 7j/7 qui proposent de nombreux services. Tout d’abord, il faut savoir que ces fameux saunas coréens, on en trouve à tous les coins de rues, ou presque. Tout comme les bains romains ou les hammams marocains, les saunas coréens sont à la base fais pour que les gens du quartier viennent faire leur toilette quotidienne. Qui dit donc usage quotidien, dit prix très abordables. Contrairement à nos spa/saunas européens qui pratiquent des prix plutôt élevés, ici ce sont des tarifs très bas (En moyenne 5000w par personne la journée, un peu plus la nuit) ce qui en fait également un hébergement privilégié (attention au dos par ailleurs car on dort sur un tapis très fin !)

Mais alors, à quoi ça ressemble concrètement, un sauna coréen ?!

C’est simple, lorsque l’on arrive, il y a une entrée femme et une entrée homme (un peu comme à la piscine). On vous donne une clé qui vous sert à mettre vos chaussures dans un tout petit casier, à l’entrée. Ensuite, direction les vestiaires où vous pouvez vous changer.

La première étape est simplement de se déshabiller et d’aller se laver. Pas de gène à avoir, tout le monde a retrouvé sa tenue d’Eve (ou d’Adam, si vous êtes côté homme). Du savon est mis a disposition mais on vous conseille d’apporter vos produits. D’ailleurs vous verrez que les habituées ont toutes leur petit panier avec tout le nécessaire (shampoing, après-shampoing, soin du visage, du corps, dentifrice, etc). Une fois lavé, c’est le moment de se relaxer dans les bains. Plusieurs températures : du froid au très chaud. Selon les endroits, l’eau n’est pas seulement de l’eau chaude mais peut aussi être associée à certaines plantes ou pierres (algues, jade, bois, etc) bonnes pour la santé. Il y a aussi une cabine de sauna et une de hammam. La spécialité coréenne est de s’enduire de sel et de frotter (gommage).

Si vous avez envie de découvrir un massage à la coréenne, il y a toujours un espace massage (tarifs supplémentaires). Une fois propre et détendu, c’est le moment de se sécher et de mettre le fameux pyjama que vous recevez à l’entrée. Et c’est parti pour l’expérience du jimjilbang qui est pas la partie mixte de l’établissement. La configuration de l’espace varie selon les saunas mais en règle général, c’est une grande pièce où les gens se reposent. Le sol est chaud. Tout autour il y a des petites portes et différentes salles à des températures différentes (très froid à très très chaud). Dans les saunas populaires, il y a mêmes des bains de jades ou de sel, très chauds. On peut y manger, boire, regarder la télévision, faire du sport. Bref, c’est un lieu de vie.

Si vous êtes de passage à Séoul, on vous conseille d’aller au Dragon Hill Spa (Yongsan station) ou silloam Hanjeungmak (Seoul station).

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Entre Paris & Séoul

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