Connaissez vous la Corée ?

CULTURELes Fruits en Corée du Sud : Saveurs, Saisons et Traditions
19/08/2025
Les Fruits en Corée du Sud : Saveurs, Saisons et Traditions La Corée du Sud offre une richesse naturelle souvent méconnue : ses fruits. Grâce à ses quatre saisons bien distinctes et son climat varié, la Corée cultive une grande diversité de fru...
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La Corée du Sud offre une richesse naturelle souvent méconnue : ses fruits. Grâce à ses quatre saisons bien distinctes et son climat varié, la Corée cultive une grande diversité de fruits, certains uniques à la région, d’autres bien connus à travers le monde mais appréciés ici d’une manière particulière.
Une production saisonnière et locale
En Corée du Sud, la consommation de fruits est fortement liée aux saisons :
- Printemps : les fraises coréennes sont particulièrement populaires, sucrées et juteuses, souvent vendues en jolis paniers dans les marchés.
- Été : la pastèque (수박), le melon coréen (참외) et les prunes coréennes (매실) rafraîchissent pendant les mois chauds.
- Automne : c’est la saison du kaki (감) et des poires coréennes (배), larges et croquantes.
- Hiver : la mandarine de l’île de Jeju (제주 감귤) est reine. Facile à peler, douce et sucrée, elle est omniprésente dans les foyers.
Des fruits emblématiques
Voici quelques fruits emblématiques que l’on retrouve en Corée :
- Maesil (매실) : la prune verte, utilisée pour faire du maesil-cheong (sirop de prune) ou du vin. Elle n’est pas consommée crue à cause de son acidité et de sa légère toxicité si elle n’est pas transformée.
- Kaki (Gam, 감) : souvent séché (Gotgam,곶감) pour les fêtes traditionnelles. Doux et moelleux, il est également riche en vitamines A et C.
- Poire coréenne (Bae, 배) : plus grosse que la poire européenne, très juteuse et croquante, souvent offerte en coffret pour les grandes occasions.
- Chamoe (참외) : un melon ovale jaune, très rafraîchissant et peu sucré, très apprécié en été.
- Fraise coréenne (variété Seolhyang, 설향 딸기) : très populaire en hiver et au printemps, cette fraise est l’une des plus cultivées en Corée. Elle se distingue par sa grande taille, sa texture tendre, son parfum délicat et son goût très sucré. Cultivée sous serre, elle est souvent dégustée fraîche, offerte en cadeau ou utilisée dans les desserts. La Seolhyang est également l’une des principales variétés exportées vers l’Asie du Sud-Est et le Japon.
Fruits et culture coréenne
En Corée du Sud, les fruits ne sont pas simplement perçus comme des aliments du quotidien. Ils occupent une place centrale dans les traditions, les rituels, et les pratiques sociales. Leur consommation, leur présentation et leur symbolique sont profondément ancrées dans la culture coréenne, mêlant respect des ancêtres et hospitalité.
Des fruits dans les rites ancestraux
L’un des rôles les plus significatifs des fruits dans la culture coréenne se manifeste lors du Jesa (제사), un rite ancestral effectué pour honorer les esprits des ancêtres. Lors de ces cérémonies, une table richement garnie est dressée, comportant divers aliments soigneusement disposés, y compris une sélection précise de fruits.
Chaque fruit a une position spécifique sur la table selon des codes très stricts. Par exemple :
- Les fruits rouges ou orangés comme les pommes ou les kakis sont placés à gauche.
- Les fruits blancs ou clairs comme les poires coréennes sont placés à droite.
Cela reflète la philosophie du yin et du yang, mais aussi une harmonie esthétique et spirituelle dans l’offrande.
Offrir des fruits : un symbole de respect
En Corée, offrir un coffret de fruits — souvent magnifiquement emballé — est un geste de politesse et de considération. On en offre :
- À ses proches lors des fêtes traditionnelles comme Chuseok (추석, la fête des récoltes) ou le Nouvel An lunaire (설날).
- Aux supérieurs hiérarchiques ou aux enseignants, en signe de reconnaissance.
- Lors de visites à l’hôpital, en tant que présent de rétablissement.
Les fruits les plus prisés pour ces coffrets sont les poires coréennes, les pommes, les fraises Seolhyang et parfois les raisins de la variété « muscat ». La beauté visuelle, la taille et la perfection des fruits sont aussi importantes que leur goût.
Fruits et gastronomie moderne
La culture coréenne contemporaine a aussi intégré les fruits dans une gastronomie créative :
- Glace pilée aux toppings de fruits frais (빙수, bingsu avec fraises, melon ou mangue).
- Boissons infusées aux fruits comme le thé de prune (매실차).
- Street food avec des brochettes de fruits enrobées de sucre caramélisé à la façon « tanghuru » (탕후루).
Les cafés coréens, très innovants, rivalisent d’originalité dans la présentation de fruits dans les pâtisseries, smoothies, et plats visuels destinés aux réseaux sociaux.
Fruits et symboles culturels
Certains fruits ont une valeur symbolique :
- Le kaki séché (곶감, gotgam) est un symbole de longévité et de sagesse.
- Le maesil (prune verte) est lié à la purification et à la santé.
- Les mandarines de Jeju sont associées à l’abondance et au climat doux de l’île.
Ces significations renforcent leur rôle dans les échanges sociaux, les fêtes et les traditions populaires.
Fruits et société moderne
Dans les grandes villes sud-coréennes, les fruits sont souvent vendus dans des marchés de rue et des supermarchés, voire dans des primeurs plus rarement. Le prix des fruits peut parfois surprendre les visiteurs étrangers, surtout pour les fruits de haute qualité présentés dans des emballages soignés.
Enfin, en Corée, les fruits ne sont pas seulement une denrée alimentaire, ils font partie intégrante des rites traditionnels, comme le Jesa (rituel ancestral), où les fruits sont présentés en offrandes. Ils jouent également un rôle important pendant les fêtes comme Chuseok (la fête des récoltes), où l’on partage des fruits de saison avec la famille.
Que ce soit en dégustant une poire croquante, en sirotant un thé de prune ou en partageant une mandarine de Jeju : goûter les fruits coréens, c’est savourer un morceau du patrimoine du pays.
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CULTURELe PC Bang en Corée : le repère des gamers
25/06/2025
Un PC bang en coréen (littéralement « salle PC ») est un lieu où l’on peut accéder à un ordinateur moyennant un tarif horaire. Les clients qui paient ont une totale liberté quant à l’usage qu’ils font de...
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Un PC bang en coréen (littéralement « salle PC ») est un lieu où l’on peut accéder à un ordinateur moyennant un tarif horaire. Les clients qui paient ont une totale liberté quant à l’usage qu’ils font des ordinateurs, cependant même si ces derniers peuvent être utilisés à diverses fins, plus de 95 % des utilisateurs les emploient principalement pour jouer à des jeux vidéo. En Corée, les PC bang sont principalement perçus comme des espaces dédiés aux jeux en ligne multijoueur.
Ces cybercafés sont des endroits très appréciés des étudiants en particulier. En effet, la qualité matérielle y est optimale : avec des cartes graphiques haut de gamme, de larges écrans incurvés, des claviers mécaniques, des fauteuils gaming ultra confortables, des micro-casques, etc. La qualité du service est également irréprochable, vous pouvez appeler le personnel depuis votre ordinateur et même leur envoyer des messages. Vous pouvez notamment y commander des boissons et de la nourriture qui vous sera directement servis sur place !
En général, les PCbang sont ouverts tous les jours 24h/24, d’ailleurs certaines personnes n’hésitent pas à y passer la nuit en attendant le passage du premier métro à l’aube. En effet, les prix y sont extrêmement abordables : comptez entre 1,000 et 1,500 wons de l’heure (entre 0,75 centimes et 1,20 euro). Vous n’aurez pas de mal à en trouver, car ils sont présents dans tous les coins de rue en Corée du Sud, souvent en sous-sols, comme les noraebang ou salles de karaoké.
Si vous ne savez pas par quoi commencer, les jeux vidéo les plus appréciés en Corée du Sud sont League of Legends, Overwatch, PUBG : Battleground ou encore Starcraft II.
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CULTURELa littérature coréenne contemporaine : une nouvelle voix en France
14/05/2025
La littérature coréenne contemporaine : une nouvelle voix en France Depuis que la célèbre autrice Han Kang a remporté le prix Nobel de littérature pour son roman Impossible Adieux, la France commence tout juste à s’ouvrir à la ri...
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Depuis que la célèbre autrice Han Kang a remporté le prix Nobel de littérature pour son roman Impossible Adieux, la France commence tout juste à s’ouvrir à la richesse et à la singularité de la littérature coréenne contemporaine.
Connaissant un essor discret mais constant depuis plusieurs années, cette littérature offre une véritable bouffée d’air frais sur le marché éditorial français. Si la Corée du Sud est désormais bien connue pour sa musique et son cinéma, ses romans permettent de découvrir le pays sous un autre angle, en explorant des thèmes aussi variés que la mémoire, la guerre, le corps, le féminisme ou encore l’absurde du quotidien.
Ce nouvel engouement dépasse l’effet de mode. Il témoigne d’un intérêt croissant pour des récits profonds, portés par des voix singulières. Si Han Kang est aujourd’hui l’une des autrices les plus reconues à l’international, notamment grâce à Impossible Adieux, La Végétarienne ou Celui qui revient, Elle n’est pas la seule à faire rayonner la littérature coréenne. De nombreux autres écrivains sont désormais traduits en français, apportant chacun leur ton, leur univers et leur regard sur la société sud-coréenne.
Voici quelques recommandations de romans pour celles et ceux qui souhaitent découvrir la Corée à travers un nouveau médium littéraire :
- Kim Ji-Young, née en 1982 – Cho Nam-joo : Un roman féminist sur la condition des femmes en Corée. Ce roman nous raocnte l’histoire de Kim Ji Young, Née en 1982 qui se met un jour a parler avec la voie des femmes qui l’entoure.
- Celui qui revient – Han Kang : Ce roman retrace le soulèvement de Gwangju de mai 1980, à travers deux perspectives : celle d’un jeune garçon à la recherche de son ami disparu, et celle du fantôme de cet ami, témoin silencieux de l’horreur. Un récit bouleversant sur la mémoire collective et le deuil.
- Lapin Maudit – Bora Chung : Un recueil de nouvelles mêlant horreur, fantastique et satire sociale. À travers des récits dérangeants et originaux, l’autrice explore la condition féminine, les violences invisibles et les dérives du capitalisme. Une plongée dans un univers où le quotidien bascule dans l’étrange.
- Amande – Sohn Won-pyung : Ce roman raconte l’histoire de Yunjae, un adolescent qui ne ressent aucune émotion en raison d’une malformation cérébrale su rson « amande ». Sa rencontre avec Gon, un garçon impulsif et en colère, donne naissance à une amitié inattendue qui bouleverse leur vision du monde.
Ces œuvres sont autant de portes d’entrée vers une littérature encore trop peu connue, mais d’une puissance émotionnelle et symbolique rare. Une manière unique de découvrir la Corée au-delà des clichés et des écrans.
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